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284-. Expérience* de Dulonff et Petit. — Principe théorique. — Iht-
long et Petit ont eu recours à une méthode directe, qui ne suppose nullement la connaissance de lfldilntalion du verre. Voiclle principe théorique imaginé par Boy le, sur lequel leur procédé est fondé : si l’on introduit du mercure dans des vases de verre de large section communiquant ensemble ; si l’un des vases est maintenu invariablement à 0*. l’autre porté à une température différente connue T. e( que toutes les précautions soiept prises pour que les deux’ Colonnes de température différente ne puissent pas se mélanger, il est clair que les hauteurs des deux colonnes liquides, au-dessus de-leur surface commune de séparation , seront en raison inverse de leurs densités. Or. comme le rapport des densités peut s’exprime;’ en fonction du coefficient de dilatation (265). on voit que, de la mesure des hauteurs, il sera facile de déduire la dilatation absolue du liquide. La variation du volume des vases n 'altérera, d'ailleurs, en rien le rapport des hauteurs des deux colonnes.
285. Description de t’nppnreil. — (îela pf#lé , voici la description succincte de l'appareil de Dulong et Petit. Sur une table dé’lstis inas-
DILATATION DES U QU DES
sive (fi y. lüO). repose une barre île fer qui a la forme d'un. T, et qui est munie de deux niveaux à bulle d'air croisés, de telle siale qu’à l'aide de vis calantes, il soit possible de rendre horizontale la surface du T. qui
supporte le système des deux vases de verre communiquant ensemble par un tube de diamètre très-étroit. La faible section du tube de jonction est un obstacle permanent qui s'oppose au mélange, mais non à la communication des deux liquides inégalement chauds. Le vase cylindrique A demeure constamment entouré,- dans toute sa longueur, de glace pilée renfermée dans un manchofi démêlai M : une échancrure pratiquée à la' partie supérieure du manchon permet, au moment voulu, d’écarter un peu la glace, pour rendre visibhvle niveau du mercure dans le vase A. L’n autre manchon métallique entoure aussi le vase B; il contient une huile fixe dont la température peut être portée à 250 et 300°. Celle huile est chauffée par un fourneau cylindrique en maçonnerie, et sa température est indiquée à la fois par un thermomètre à air et par un thermomètre à poids (289), dont les réservoirs descendent presque jusqu'au fond du manchon, se trouvent par suite en contact avec les diverses couches du bain d’huile, et.dès lors indiquent, plus exactement, la température vraie du liquide. Entin. une lige verticale en fer |>ortunl. à sa partie supérieure, un repère fixe r est placée daas la glace du manchon M, tout à côté dn
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vase A. La distance fixe du repère à l’axe du tube de jonction se mesure à l'avance avec le plus grand soin.
28f». Marche <te« «périmer*. — L'huile du manchon M' <?tait portée à la température voulue que l’on estimait à l’aide des deux thermomètres; on cherchait à la rendre stationnaire pendant quelques instants, et on y parvenait, en fermant les portes du fourneau, quand la température se trouvait suffisamment élevée. De cette façon, la température du bain d’huile montait encore pendant quelques instants : puis elle atteignait son maximum, où elle se maintenait pendant un temps assez notable. Alors, avec un cathétomètre et en se plaçant tout près de l'appareil, on mesurait les distances du point de repère, à chacun des niveaux de la colonne à 0° et de la colonne à T°. Pour rendre visible le niveau de cette dernière, on était obligé d’ajouter une petite quantité de âleroure. afin de dépasser un peu le plan du couvercle qui fermait le manchon plein d’huile.
Si h„ et ht représentent les hauteurs absolues de la colonne froide et de la Colonne chaude au-dessus de l’axe du tube de communication, la mesure précédenfe permettra d’obtenir hT — A„; hn se concluait d’autre part de l’estimation déjà faite de la. hauteur du repère au-dessus de l’axe du tube capillaire.
En vertu du principe rappelé plu$> haut, on aura :
tlT et d„, étant les densités du mercure à 0° et à T®. Mais on a aussi |2(J3)