CII.M.Ein
être tombé sur le second miroir M'N', doime, par une nouvelle réflexion sur ce miroir, un rayon f/F\ qui coupe l’axe en un point F'. Ainsi tous les rayons partis du point F viennent, après deux réflexions, se couper tous en ce même point F' ; et reri ne peut avoir lieu que si les lois posées précédemment comme lois de la réflexion sont exactes.
La vérification expérimentale de cette conséquence se fait en plaçant en F une source de chaleur quelconque, et en observant, au moyen d’un appareil lliermométrique, si en K' une concentration de chaleur considérable se manifeste. Le mode employé, pour montrer le phénomène à un auditoire nombreux, consiste à placer, en F', un corps facile à enflammer, de la poudre-coton; en K on dispose un réthaud en fil de fer que l’on remplit «le charbons allumés; et l’on voit que la poudre prend feu. dès que les charbons ardents sont introduits dans le réchaud, fie plus, l’inflammation n’a pas lien, si la poudre est placée en tout autre point de l’espace compris entre les deux miroirs.
525. Autre expérience. — Une expérience semblable peut être faite avpc un seul miroir sphérique.
Fai effet, soit un miroir sphérique MN ifig. 219), soit C un point du ini-
ris ïis.
POUVOIRS RKFI.KCHISSANTS.
roir également éloigné de tous les points du bord et qu'on appelle centre de figure du miroir; soit O le centre de la sphère; la ligne CO, prolongée indéfiniment, forme ce que l’on appelle l’axedu miroir. Or, on démontre, en géométrip, que si, en un point I* de cet axe, on place une source de
Fis- 41».
chaleur, tous les rayons tels que PI, qui tomberont sur le miroir, donneront des rayons réfléchis, tels que IP, qui couperont tous l’axe, à trèspeu près, au même point I ‘"appelé le foyer conjugué de P. IVaprés cela, plaçons un corps inflammable en P', et un réchaud en P, et nous verrons que, le réchaud étant plein de charbons, la poudre-coton prend feu immédiatement.
524. Appareil de Le»lle. — La disposition, que nous venons d’indiquer, est celle qu’employait Leslie pour l’étude de la chaleur rayonnante.
Fis. 8*1.
Il se servait à cet effet Qig. 220), comme source de chaleur, de ce vase cubique de fer-blanc C, rempli d’eau maintenue à une température constante et voisine de 100“ dont nous avons déjà parlé (493). L’ne face du cube placée perpendiculairement à l’axe du miroir, et rencontrée en son
CHALEUR
milieu par cet axe, envoyait de la chaleur, qui, après sa réflexion, venait se concentrer dans un petit espace, représenté par l'une des boules A du thermomètre différentiel. L'autre boule B, située en dehors de la direction des rayons réfléchis, était protégée par un écran contre le rayonnement direct du cube. Avec cet appareil, Leslie avait la possibilité de faire varier successivement : 1° la source de chaleur; 2“ la surface réfléchissante ; 5° la surface absorbante. Pour cela, il lui suffisait de changer, soit la nature de la face du cube; soit la matière dont le miroir était formé ; ou bien encore, de recouvrir la boule du thermomètre avec différentes substances.
I>25. Définition «in pouvoir réfléchissant — Les miroirs réfléchissent des quantités de chaleur qui sont différentes selon la substance qui constitue la surface réfléchissante : on a recherché quelles étaient ces quantités de chaleur, et l’on a appcllé pouvoir réfléchissant d'une substance, le rapport entre la quantité de chaleur qu’elle réfléchit et celle qu’elle reçoit. Ainsi, soit R la quantité de chaleur réfléchie par un miroir qui en a reçu une quantité 0 '• on a, d'après la définition, en désignant par r le pouvoir réfléchissant :
526. vie«hod«- dVxperimre. — Pour déterminer le pouvoir réfléchissant des différents corps en emploie l'appareil déjà décrit (521) (fig. 216). La lampe de locatelli et la pile étant placées comme les lois de la réflexion l’exigent, on observe la déviation de l'aiguille du galvanomètre. La chaleur, après avoir été réfléchie par un miroir d’acier par exemple, tombe sur la pile et donne nu galvanomètre une déviation de 6". Celte observation faite, on cherche reflet du rayonnement direct : il suffit pour cela de retirer le miroir, de faire tourner la règle O'R de façon qu'elle se trouve dans le prolongement de LO'. L’écran R étant abaissé, la chaleur arrivera à la pile, après avoir parcouru un chemin égal à la somme de ceux que suivaient le rayon incident et le rayon réfléchi : rien ne sera changé à la marche île la chaleur, si ce n'est que sa réflexion n'aura plus lien. Supposons que l’on observe alors une déviation de lflu. Le rapport cherché 0,6 est le pouvoir réfléchissant de l’acier.
|„-i valeur «lu pouvoir réfléchissant varie sous l’influence des mêmes causes qui changent la grandeur du pouvoir êmissif ; elle dépend : 1“ du poli des surfaces; 2“ de l’espèce de chaleur incidente; 5" de l'inclinaison du rayon qui vient frapper le miroir.
POUVOIRS RÉFLÉCHISSANTS.
527. influence «le ivint phTnit|ar — Le degré de poli de la surface rélléchissante, la cohésion des molécules qui la consignent, exercent une action considérable sur le pouvoir réfléchissant : une plaque d’argent bien poli peut offrir un pouvoir réfléchissant double de celui que présente une lame polie imparfaitement.
528. Influence de renp£ce de chaleur Incidente. — Quant à 1 influence de l’espèce de chaleur incidente, elle s’observe de la même manière. Pour la reconnaître, MM. delà Provostayc et P. Desains ont mesuré les valeurs diverses du pouvoir réfléchissant d’une même substance, en faisant tomber successivement sur elle, la chaleur émanée d’une lampe de Locatelli, puis celle d'une lampe à alcool salé, puis enfin la chaleur solaire. Voici letaheau de leurs résultats :
CHAI.ECR RKn.KCniK PAR LUS MÉTAUX POLIS, SOIS UNE IXCIDKSCK DK là"
RATURE de 1.4 **ub»tance