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Il 85
Métal des miroir*.
Platine poli
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Or. . . .
Laiton
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;>29. Réflexion noua dlveraea incldeneea. — La proportion de lumière réfléchie varie avec l’incidence, et la loi de cette variation est connue depuis longtemps pour un certain nombre de substances. Celte loi est-elle la même pour la chaleur? I.e tableau suivant le démontre, il donne le pouvoir réfléchissant du verre frappé par les ravons solaires, sous des incidences variant de 20" à 80". Les quantités de lumière réfléchies ont été déterminées par M. Jamin, et les quantités de chaleur par MM. de la Provostave et P. Ilesains.
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Ce sont des résultats identiques, les proportions de chaleur et de lumière réfléchies sont les mêmes.
diffusion — pouvoir nirresiF
57(0. DlfTnsion. — On sait que la lumière qui frappe un objet le rend visible, quelle que soit la position de l’observateur. < n faisceau lumineux qui tombe sur une surface n’est donc pas seulement réfléchi en suivant les lois que nous avons établies expérimentalement, mais une partie de la lumière est renvoyée dans tous les sens, ou, comme on le dit, est diffusée. Herschell, en 1802.
a montré qu’il en était de même pour la chaleur.
Melloni a repris la question. Voici une expérience qui prouve nettement cette diffusion : un rayon de lu mière solaire SI passe à travers une ouverture pratiquée à l'écran K' de l’appareil de Melloni (fig. 221); il vient frapper une plaque LL' recouverte de réruse, en tombant suivant la normale SI. Un dispose la pile en P dans une position telle qu’elle regarde le point d’incidence I, mais qu’elle fasse avec SI un angle quelconque. Ces dispositions réalisées, on voit l’aiguille du galvanomètre se mettre en mouvement et indiquer ainsi l’arrivée d’un fluxde chaleur.
POUVOIR DIFFI SIK.
Miiis on pourrait objecter que la eèruse s'est échauffée et que la chaleur, quia suivi la route IP, est de la chaleur émise par la plaque et 11011 de la chaleur renvoyée aussitôt que reçue. Voici trois réponses qu'on peut faire à cette objection, et elles sont toutes trois très-concluantes : I" L’aiguille marche dès que l'écran est découvert, c'est-à-dire avant que la plaque n’ait eu le temps de s’échauffer. 2“ Si l’on déplace la pile de façon qu’elle regarde l’autre côté de la plaque, qui est enduit de noir de fumée, l’aiguille reste presque immobile au zéro ; cependant le pouvoir émissif du noir de fumée ne le cède pas à celui de la céruse. 3° Kiilin, que l’on interpose, entre la pile et la plaque recouverte de céruse, une lame qui soit capable d’intercepter la chaleur obscure, et l’on voit que l’aiguille du galvanomètre continue à dévier. Ce n'est donc point la chaleur provenant de l'élévation de température de la plaque qui arrive sur la pile, mais bien la chaleur solaire elle-même qui, après s’ctrc réfléchie irrégulièrement sur la céruse, a conservé sa propriété de se transmettre encore partiellement à travers le verre.
531 . Pouvoir dirruMir. — On a appelé pouvoir diffusif d d’une substance, le rapport entre la quantité de chaleur D que cette substance diffuse dans tous les sens, comparée à celle 0 qu'elle reçoit de la source :
fju'une substance diffuse la chaleur, c'est un fait intéressant à connaître, mais le sujet n'est qu'ellleuré, si l’on ne détermine pas la quantité de chaleur diffusée et si l'on ne sait point comment cette quantité varie lorsque les éléments du phénomène subissent tel ou tel changement. Toutefois, nous ne nous occuperons pas de développer les recherches sur ce sujet.
Nous nous contenterons de faire connaître les résultats obtenus ; Meiloni a reconnu que la diffusion de la chaleur qui tombai! sur le blanc de céruse s’effectuait en proportion d'autant plus grande que les rayons provenaient de sources à température plus élevée. De là, une conséquence, dont l’exactitude a été vérifiée par knoblauch, c’est que si une source n’est pas homogène, et c’est le cas de toutes celles que nous employons, la composition de la chaleur diffusée u’esl pas la même que celle de la chaleur incidente; elle est plus riche en rayons les plus réfrangiblcs.
Enfin, MM. de la l'rovostaye et I*. Üesains ont recueilli la chaleur diffusée dans tous les sens. Ils faisaient occuper successivemanl à la pile de Meiloni tous les éléments de la surface d’une sphère dont le
CIIALKUll.
centre était au point d'incidence, et ils ont pu totaliser ainsi le Uux calorifique qui résultait de la diffusion d'un rayon tombant normalement à une surface. En comparant le total obtenu II à la quantité (J de chaleur
incidente, ils obtenaient A = ^ ou le pouvoir diffusif de la substance. Ils ont trouvé le pouvoir ditfusif de la eéruse égal à
celui de l'argent en poudre 0,66
celui du cliromate de plomb 0,70
FOU VOlkS ADSOK U A Vfs
Définition. — Un corps exposé au rayonnement d’une source ne tarde pas à s’échauffer par l’effet de la chaleur qu’il absorbe. Celte chaleur absorbée A, comparée à la quantité Q qui frappe le corps, est ce qu'on appelle le pouvoir absorbant a de ce corps :
.‘>55. i'onHéqueute. - — Itcpoi'tous-uous aux définitions qui ont été données du pouvoir réfléchissant et du pouvoir diffusif, et il sera facile d'établir comment ils se relient avec le pouvoir absorbant. En effet, une quantité Q de chaleur rayonnante, qui tombe sur une surface, ne peut se diviser qu’en trois parties : l’une R réfléchie, l’autre [> diffusée et la troisième A absorbée; on a donc la relation:
U = lt + t) -+ A
ou, en divisant tous les termes parti.
ou bien, à cause deU= r !! = d ^ ~ a, il vient :
Ce qui signifie que si l’on ajoute le pouvoir réfléchissant, le pouvoir diffusif et le pouvoir absorbant, on obtient une somme égale à l'unité. En d'autres termes, l’un de ces pouvoirs est complémentaire de la somme des deux autres.
.‘>51. Détermination des poutolra absorbant». — Première méthode. — Cefte relation fournit une première méthode pour déterminer les pouvoirs absorbants. Ceux des métaux polis se déduisent en effet immédiatement des pouvoirs réfléchissants , par celte raison que
RHJVUIRS ARSUflBA.NTS.
t lia leur qui frappe une surface métallique parfaitement polie est absorbée ou réllécliie : il n’y en a qu'une quantité inappréciable qui soit diffusée. Donc I = r 4- a ou a — I — r. Ainsi, quand un faisceau de chaleur solaire tombe sur le métal des miroirs, MM. de la l’rovostaye et l‘. Desains ont trouvé que les 0,titi de cette chaleur étaient réfléchis. Aucune diffusion 11’est d’ailleurs sensible; donc le reste du faisceau, c’est-à-dire les 0,54 de la chaleur incidente sont absorbés, et ce nombre 0,34 représente le pouvoir absorbant de la substance. fin procédant ainsi, ou obtient le tableau suivant :
roLVOlKS AUSOMIANTS DÉDUITS DES i-OUtOUtS HI.H.ÉCIOSSAMS IIHJtl Ut* IMJItENCKs COMi'RISr.S EXTHE 0’ ET 70"
CHALEL'Il