CONDUCTIBILITÉ DÉS SOLIDES
licite la pénétration de la chaleur dans une vaste enceinte consiste à entourer celle-ci d'une double cloison en planches, et de remplir l’intervalle qui sépare les deux parois avec des substances pulvérulentes : la paille hachée, la sciure de bois, le plâtre en poudre. Ces substances jouent un double rôle; elles interceptent la chaleur et a cause de leur mauvaise conductibilité et parce qu'elles empêchent les mouvements de l’air interposé.
565. Thermomètre de contact de t'ourler. — La classification qil OU a obtenue avec les appareils précédents est trés-iuconiplète : on ne peut pas être renseigné sur la conductibilité des substances qui se présentent eu laines minces, comme les tissus de lin, de coton, de laine, de soie, etc. Kourier a comblé cette lacune par l’emploi du thermomètre de contact. Cet instrument consiste en un cône C (/i g. 227) plein de mercure, fermé à sa partie inférieure par un fragment de vessie et portant à sa partie supérieure la tige d’un thermomètre, dont le réservoir plonge dans le mercure. Les lames minces qu’on voulait comparer étaient successivement placées sur une caisse eu fonte M, entretenue à une température constante par un courant de vapeur. Sur la lame mise en expérience était ensuite posé le thermomètre de contact. On notait chaque fois l’excès de la température stationnaire de l'instrument sur la température constante de l’air extérieur, et comme la chaleur transmise au mercure dans le cône arrivait presque uniquement par l'intermédiaire de la lame mince, les excès de température ainsi obtenus permettaient de distribuer 1rs corps en série suivant leur aptitude à conduire plus ou moins bien la chaleur. C'est ainsi que Fourier a constaté que les tissus de lin sont ceux qui conduisent le mieux la chaleur; viennent ensuite, dans l'ordre décroissant des conductibilités, reux decoton.de laine et de soie.
i‘)6U. Propagation de In chaleur ilnna le» cristaux. — Mimique hl densité soit la même aux différents points d'un même cristal, cependant, comme la dilatabilité par l'action de la chaleur (258) et l'élasticité sont en général variables autour d’un point suivant la direction qu’on choisit, il était probable que la propagation de la chaleur s'effectuerait aussi d'une manière différente. M. de Sénarmont a mis ce résultat en évidence par un procédé très-ingénieux : nous ne citerons ici qu’une seule de ses i. ‘-’t
Fig. a-,.
CHALEUH.
expériences. Au milieu d'une lame mince de spath d'Islande I, ifuj. on pratique un trou d’un quart de millimètre de diamètre. A travers ce trou, passe un fil fui de platine K, qu'on Tait rougir, en le mettant en communication avec les deux pôles d'une pile : le lil représente la source de chaleur qui échauffera les bords de l'orifice. Or, si la lame de spath,
Fig. ÜK.
rendue d'abord horizontale, est recouverte d’une mince couche de cire, le corps gras fond tout autour du fil et le bourrelet de cire indique la limite de la fusion. Dans le cas où la lame est taillée perpendiculairement à l'axe du cristal, ce bourrelet forme une circonférence de cercle ayant pour centre le petit orifice; ici, tout est symétrique autour de l'axe, et la chaleur se propage également dans toutes les directions. Si la même expérience est répétée avec une lame de spath, taillée obliquement par rapport à l'axe, la ligue limite, tracée cette fois par la cire fondue, devient une ellipse. L'inégalité des pouvoirs conducteurs dans les différentes directions est ainsi rendue manifeste.
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.'»(> 7. fcchauffrinen» d'une colonne liquide pnr la partie Inférieure.
— Pour prouver que les liquides conduisent la chaleur, on ne saurait les chauffer par leur partie inférieure; car la portion de la masse qui s'échauffe la première, celle qui est en contact avec le fond du vase, devient moins dense et s’élève vers la région supérieure, en même temps