‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmes (volume 2)Chapitre 126 sur 150 · OS · texte numérisé non relu

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Une longue observation a montré, eu outre, que l’influence exercée par le vent est beaucoup plus marquée en hiver qu’en été.

020. III. Influence due A In proximité de In mer. Le climat il II II pays dépend essentiellement des étendues relatives des continents et des mers qui l’entourent. Les côtes placées à l’ouest de l'Europe jouissent d'une température très-douce, tandis que sous les mêmes latitudes, dans l’intérieur du continent, la saison froide devient de plus en plus rigoureuse, à mesure qu’on s’éloigne de la mer. Ce fait s’explique par deux causes principales. D’abord, par la fréquence des vents du sud-ouest : ces vents, à cause de leur passage au-dessus de la mer, arrivent chargés d'une grande quantité de vapeur d’eau ; ils entretiennent par suite, en hiver, dans le voisinage des côtes, une atmosphère constamment épaisse, qui empêche le refroidissement du sol de devenir aussi intense qu’il l’eût été par un rayonnement direct vers la voûte céleste. Après avoir perdu, par leur passage au-dessus des premières régions du continent, la majeure partie de la vapeur d’eau dont elles étaient saturées, lésinasses d’air chassées par le vent d'ouest arrivent à peu près sèches dans l'intérieur des terres; elleS laissent donc le ciel parfaitement pur, pendant une partie de l’hiver, et le sol se refroidit, par suite du rayonnement continu de chaleur, qui n'est pas compensé entièrement par l’action solaire.

La seconde cause lient à l’existence de courants d’eau chaude (6Ô6), qui, venant des mers équatoriales, baignent les côtes ouest de l’Europe et contribuent puissamment à échauffer l'air de ces régions.

617. IV. Iniiurnrr du<- a l'altitude. — La température décroil à mesure que l'on s’élève dans l'atmosphère. (lay-Lussac, dans son ascension aérostatique, avait trouvé une température de —9°, 5 à une hauteur de 7,000 mètres ; tandis que, ce même jour, le thermomètre marquait 27“à la surface du sol.

Le 20 juillet 1850, MM. Divio et Durral, parvenus à la même hauteur quetiay-Lussac, observèrent une température encore plus basse. La raison de ce décroissement se conçoit du reste très-bien. Il suffit de tenir compte de ce résultat important qui a été mis en lumière dans l’élude

NOTIONS DE MÉTÉOROLOGIE, de la chaleur rayonnante, à savoir, que l'air laisse passer les rayons de haute température qui viennent du soleil, tandis qu’il s’échauffe presque exclusivement par le contact du sol et par l’absorption des rayons de chaleur obscure qui en émanent. Les couches gazeuses de l'atmosphère devront donc, à un moment donné, se trouver d'autant plus chaudes qu’elles seront plus voisines de la surface de la terre. Saussure, qui a observé la variation que subit la température de l'air sur le mont Blanc, quand on la mesure à des stations situées à différentes hauteurs au-dessus du niveau de la mer, a reconnu que la loi du décroissement dépend de la saison, du jour, de l’heure, de la direction du vent.

Il a trouvé, en moyenne, un décroissement de t° par 142 mètres à 5 heures de l’après-midi, tandis qu’à 4 heures du matin, il fallait parcourir une hauteur de 210 mètres pour obtenir la même variation de température.

Du reste, il faut s’attendre à bien des irrégularités accidentelles dans cette distribution de la température de l’air, aux différents points d’une même verticale. Il est telles circonstances d’échauffement du sol pendant le jour et de rayonnement de ce même sol ]>eudanlla nuit, qui peuvent, le soir, et pour une hauteur de quelques centaines de mètres, amener exceptionnellement un accroissement de température à mesure qu'on s’élève. Des ascensions aérostatiques exécutées eu Angleterre par M. Glai&her pendant l'année 1865 ont permis de constater des variations de ce genre.

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