LIVRE III
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(Î.Mi. Premier* phi'nmmnfs — Thaïes de Milel, qui vivait (500 ans avant J. C., savait déjà que l'ambre acquiert par le frottement la propriété d’attirer les corps légers, tels que les brins de paille nu les débris de feuilles sèches, (iilbert { 1 6001 reconnut que beaucoup d’autres substances jouissent de la même propriété ; le verre, la résine, la soie sont de ce nombre : un bAlon de verre frotté que l’on approche de petits morceaux de papier, de minces feuilles d’or ou de corps légers analogues ifig. 2i9) les attire, et on les voit se précipiter à la surface du verre. L’action attractive exercée dans ces circonstances a été attribuée à un agent particulier, auquel on a donné le nom A’ électricité : nom tiré du mot grec fluxrpov, qui veut dire ambre. Ce nom d'électricité désigne aussi la partie de la physique qui s’occupe de tous les effets attribués à ce même agent.
Cette propriété du verre et de la résine n’appartient pas à tous les corps, du moins quand on se place dans les mêmes conditions. Un métal tenu ù la main, peut être frotté indéfiniment, sans qu’il manifeste jamais la propriété d’attirer les corps légers, ou, comme on dit encore, sans
KI.FCTH1CITIÎ.
qu’il s'électrise. La connaissa nce de ces laits avait conduit autrefois à diviser les corps en deux groupes : les uns capables de s’électriser par le frottement, on les appelait idio-électriques ; les autres incapables de s'électriser, dans les mêmes circonstances, on les nommait anélectriques.
657. K* périmer de tray. — La science en était à peu près là au commencement du dix-luiitième siècle, lorsqu’en 1727 Gray découvrit un fait important, en variant un peu les dispositions habituelles données
à l'expérience. Comme il frottait
un tube de verre T {flg. 250) portant, à l'extrémité la plus éloignée de la main, un de ces P'*- corps que le frottement n’avait
jamais pu électriser, — un bouchon de liège 11, — Gray mit, à un certain moment et par hasard, le bouchon en présence de corps légers; il fut étonné de reconnaître que le liège lui-même les attirait, line tige de métal fixée au bouchon, dans une seconde expérience, s’électrisait comme le liège. Enfin, d'expérience en expérience, Gray reconnut (pie la faculté d’attirer les corps légers était acquise, par toutes les parties d'une corde métallique de 880 pieds, soutenue au-dessus du sol par des cordons de soie. S'il n’opéra pas sur une corde plus longue, c'est qu’il « cessa par lassitude. »
058. Fluide électrique. — Cette propriété, que possède l’électricité de se répandre sur certains corps et d’occuper toute leur étendue quelque considérable quelle soit, a conduit les physiciens du siècle dernier à assimiler l’électricité à un fluide, qui a été appelé fluide électrique.
0511. CorpH bon» conducteur**, corps mauvais conducteur**. —
Quand les divers corps étaient éprouvés un à un, l'expérience de Gray réussissait avec tous ceux qui n'avaient pas pu jusqu’alors s’électriser par le frottement; elle échouait avec tous les autres. Un métal mis en contact, par un de ses points, avec un corps déjà chargé d’électricité s’électrise aussitôt dans toute son étendue. D’où l’on a été conduit à dire : les corps anéleclriques, tels que les métaux, laissant l'électricité se propager dans leur masse à une distance quelconque de la source qui la leur fournit, sont bons conducteurs de l’électricité. Les corps idio-électriques, telsquela résine, ne permettent pas, au contraire, la propagation de l’électricité ; ils ne s’électrisent guère que dans les points où le frottement s’exerce; l'électricité qui leur vient d’une source ne se répand que dans la région voisine du point de contact ; ils sont donc mauvais am-
NOTIONS PRELIMINAIRES. 4SH
docteurs do l'électricité. Os nouvelles iippoll.'if iitiis remplacent aujourd'hui I ps prpmièrps.
corps
Les métaux.
Le i barbon calciné.
Le plombagine.