I. eau acidulée, les solutions salines
Le corps de l'homme et des animt
uns* coxnvcTM'M
Les végétaux humides.
La vapeur d’eau L’air humide.
Le lil de lin.
Le sol.
La gomme laque.
L'ambre, la résine.
Le soufre, la" verre.
Le caoutchouc
CORPS s»l VAIS COVOCCTRIHS
i La gutla-percha.
la* mica.
' La soie.
L’air sec.
les végétaux secs.
R6I). < orps isola i><s — l'n corps Itou conducteur en conlncl avec le sol ne conserve pas son rial électrique : c’est un fait d'expérience, dont la découverte de Gray donne l’explication. I.e sol, en effet, eouduisaiit bien l’électricité, il n’en peut rester qu'une quantité inappréciable sur le corps, laquelle ne saurait manifester aucune action sur les corps légers. De même, lorsqu’on touche avec la main un corps électrisé, il se décharge immédiatement; cela résulte de ce que le corps de l'homme est un hou condtiteur, qui établit une communication directe avec le sol.
Il est nécessaire, si l’on veut empêcher la déperdition rapide de l'élertrieilé possédée par un corps, de le faire supporter par l'une des subslances qui conduisent mal ce fluide et qui ont été indiquées dans le tableau précédent. Des fils de soie, des tiges de verre, des plateaux de résine servent fréquemment à eet usage. Ces substances isolent les corps de toute communication avec le sol et sont appelées à cause de cela substances isolantes. Elles remplissent bien leur objet ; mais il faut que l’air soit sec, sans quoi la communication s'établit non-seulemenl par l'intermédiaire de l’air, mais par les supports qui, en se recouvrant d'humidité, deviennent bons conducteurs. Les supports de verre présentent, en particulier, cet inconvénient; toutes les fois que l’atmosphère n’est pas très-sèche, ils n'isolent bien que s’ils sont enduits d’une couche d'une substance à la fois isolante et non hygrométrique, de gomme laque par exemple.
taTRICITfi.
(ÎGI . îoni Imrorpn aVIrrtriarnl parle frottement. — los nouvelles notions acquises amenèrent à reprendre les anciennes expériences, qui avaient fait croire à l'impossibilité d’électriser certains corps par le frottement. tics expériences étaient faites dans de mauvaises conditions, car
Fi». £»1.
le métal que l’on trottait était tenu à la main etsc trouvait en communication avec le sol. Nous savons à présent qne, pour une épreuve sérieuse, la pièce métallique M doit être tenue isolée; un manche de verre V est d'un très-bon emploi en celle occasion (/i</. 251). L’expérience, faite dans ces nouvelles conditions, montre que le métal, frotté avec la peau de chat, acquiert, tout aussi bien que la résine, la propriété d'attirer les corps légers.
062. Hypothèse de» dmx itaide» cieetriqnes. — Quelques années après la découverte de f.ray, en 1735, Dufav, physicien français, observa de nouveaux phénomènes, que nous allons reproduire avec un appareil classique destiné à nous servir plus d’une fois : c’est le pendule
électrique. Il consiste en une balle de sureau 7 dorée II (/if/. 252), soutenue par un fil de soie Il attaché à un pied de verre, c'est-à-dire en un Il corps léger suspendu à la manière d'un pen- Ji dule, mais dont le support et le fil de suspen- . coS sion sont isolants.
^ Un bâton de verre, frotté avec de la flanelle, A-Çv attire la balle de sureau qui s’électrise, dès
v/ qu’elle vient à toucher le verre (657). Cette ' balle isolée garde son électricité, lorsque l'on écarte le verre et qu’elle se détache. Tout
cela résulte de ce qui a été dit précédemment. Mais si nous appro-
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
Ail
c, lions de* nouveau le bâton de verre, un phénomène inattendu se manifeste : la halle électrisée parle verre n’est plus attirée ; elle est au contraire repoussée par lui d’une manière persistante. Enfin de cette balle, que le verre repousse, approchons-nous un bâton de résine frotté avec une peau de chat, la balle est aussitôt vivement attirée. Ainsi l'électricité de la résine agit d'une tout autre façon que celle du verre. De là, les physiciens ont été conduits à admettre deux espèces de fluide électrique. Ils ont appelé fluide vitré, ou plus souvent positif, celui qui se développe sur le verre frotté avec de la flanelle; et fluide résineux ou négatif, celui qui se développe sur la résine Imitée avec la peau de chat.
665.1/ expérience qui précède peut être répétée, en approchant d’abord la résine, puis le verre, et elle réussit également bien. Dans les deux cas, l'électricité de la balle de sureau est repoussée par le corps qui la lui a donnée; d'où cette loi : Les électricités de même nom se repoussent. De même, la balle de sureau est attirée par la résine frottée quand elle a reçu l’électricité du verre, et par le verre frotté quand elle a reçu celle île la résine ; ce qui donne une seconde loi : Les électricités de noms contraires s'attirent.
tifU. I.c» deux fluide» Cleelrlque» »e développent Nimultanément.
— Lorsque l'on dit qu’un bâton de verre est frotté avec delà flanelle, on peut dire avec tout autant de raison, que la flanelle est frottée avec le bâton de verre ; celte nouvelle manière de considérer les faits porte à se demander, si la flanelle ne s’électrise pas en même temps que le verre. Pour résoudre la question, il faut tenir la flanelle par un manche isolant, car elle est elle-même un peu conductrice.
fin prend deux plateaux ifig. 255), dont l’un V est de verre et l'autre F est revêtu de flanelle. On les frotte l'un contre l’autre, en les tenant par des manches de verre; ils s’électrisent tous les deux, mais leurs fluides sont de noms contraires. C’est ce que l'on constate en approchant successivement la face frottée de chaque plateau d'un pendule chargé d'électricité négative par exemple ; le plateau de flanelle repousse la balle de sureau, l'autre l’attire. Donc les deux électricités contraires se sont développées simultanément.
On peut donnera l'expérience une forme plus intéressante : deuxper-
(-[.F.CTPiK’.ITK.
sonnes montent chacune sur iln tabouret à pieds de verre; par consé- (pient elles sont isolées. L'une d’elles frappe avec une peau de chat sur le dos de l’autre, et aussitôt elles s’électrisent toutes les deux. On peut s’assurer, en effet, que l’une repousse le pendule de moelle de sureau électrisé par la résine ; l’autre repousse le même pendule électrisé parle verre.
fifià. En un mot, on peut considérer ce résultat comme général. Deux corps frottés l’un contre l’autre prennent toujours : l'un l’électricité positive, l’autre l’électricité négative. Ceci est vrai alors même qu’on emploie deux portions d’une même substance, deux lames de verre, par exemple ; il suffira qu’il existe entre les deux lames une différence quelconque, soit dans l’état des surfaces, soit dans la température, pour que l'une s’électrise positivement et l’autre négativement. Ce serait seulement dans le cas d’une identité absolue entre les deux corps frottés que l'électrisation cesserait de se manifester. On comprend, en effet, que dans ce cas il n'y aurait aucune raison pour que chaque fluide se répandit plutôt sur l’une des lames que sur l’antre.
060. Fluide neutre. — Les résultats qui précédent ont conduit les physiciens à expliquer le développement de l’électricité par le frottement au moyen d’une nouvelle hypothèse. On admet que, dans tous les corps, existent les deux électricités, unies ensemble en proportion telle, que l’action de l'une est exactement capable de neutraliser l’action de l’autre On a donné le nom de fluide neutre à cette combinaison des deux fluides électriques. Le frottement et, en général, toute cause capable de produire l’électrisation des corps, n’a d’autre effet que de séparer en partie les fluides combinés; sur l’un des corps soumis au frottement du fluide positif devient libre, et sur l’autre, du fluide négatif. Mais sur tous les deux il reste toujours du fluide neutre non décomposé : du moins aucune expérience n'autorise à supposer qu’il en soit autrement.
LOIS nr.S AT TU A Tl O SS HT DK S H K I* l' I.SI ON S Kl. F. C T III y (J FS
667. Principe de In Imlnnce de Coulomb. — Jusqu'ici lions avons étudié les attractions et les répulsions des corps électrisés sans nous enquérir de la grandeur des forces mises enjeu. L’intensité de ces forces qui s’exercent, comme toujours, entre des points matériels, doit cependant varier avec la distance de ces derniers, avec les quantités des fluides mis en présence. Il y a évidemment là des lois fondamentales à décou-
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
vrir : c'esl un officier du génie, Coulomb, qui, dos les premières années du siècle, a résolu la question avec une grande habileté. Coulomb a construit un appareil dont la théorie repose sur l’une des lois de la torsion qu’il avait lui-même établies : les forces de torsion sont proportionnelles aux angles de torsion.
Soient, par exemple, un fil métallique FF' (fig. 254) retenu par une pince, et une aiguille horizontale BD, fixée à l’extrémité inférieure de ce fil. Si l’on fait tourner cette aiguille autour du point F comme centre, en la maintenant horizontale, elle ten- . lira par l’effet de la torsion du fil à revenir à sa position première. Déplaçons l’aiguille dans les conditions qui viennent d’être dites, et pour la maintenir en équilibre dans sa nouvelle position employons une force BT I fig. 257) horizontale, perpendiculaire à l'aiguille et appliquée toujours en un même point B. Coulomb a démontré qu’il était nécessaire de donner A la force * employée pour tordre le fil, une intensité double, triple, quadruple, quand on voulait maintenir l’aiguille écartée de sa position d'équilibre d'un angle double, triple et quadruple, c’est-à-dire quand l'angle de torsion était rendu deux fois, trois fois plus grand.
Dans cette expérience, la force n’est pas capable de déplacer sensiblement le fil autour de la verticale; le fil tourne autour de son axe, que l'on peut regarder comme fixe; et la force agissant sur le bras de levier FB, produit l’effetd’un couple BT xFB, qui équilibre la torsion et en est la mesure. Ainsi le couple de torsion est proportionnel à l'angle de torsion, telle est la loi dans son énoncé le plus correct; mais comme le couple de torsion est proportionnel à BT, on dit souvent pour abréger, et nous le dirons aussi : La force de torsion est proportionnelle à l'angle de torsion.
t’>68. Balance de Coulomb. — La balance de Coulomb se compose d’un fil métallique FF' et d’une aiguille de gomme laque BB' (fig. 255) qui porte en B une petite balle de sureau dorée. Le tout est contenu dans une cage de verre, formée d’un cylindre à large section, qui contient l’aiguille, et d’un tube TT', suivant l’axe duquel est suspendu le fil métallique. Cette cage a plusieurs usages : 1° elle protège l’appareil contre les agitations de l’air extérieur, et comme l’atmosphère y est desséchée par de la chaux vive, elle donne le moyen d’opérer dans un milieu mauvais conducteur; 2" elle sert de support à des divisions en degrés CC\ qui, placées à la hauteur de l’aiguille, eu indiquent les déviations; 5" enfin, son couvercle percé d’un trou O donne le moyen d’introduire
mu1 liouli1 A supporti'v pur un manche isolant, on regard do In boule I! ; un bouchon renne l'ouverture II ol maintient à In bailleur voulue la tige <|iii supporte A.
l ue carniture de métal fi nlacée au sommet du tube est coiffée d’un
chapeau métallique Kk ifig. 255 et 256) appelé tambour, qui n'a de fond qu'à la partie supérieure : ce fond porte en son rentre la pince p qui tient le fil. I.e contour inférieur du tambour est divisé en degrés qui se présentent successivement devant un repère de la garniture fi, quand on fait tourner le tambour. Le système est tel, que toute rotation du eyl ind re K'K entrai ne celle de la pince, qui tourne exactement du mémo nombre de degrés; mais la pince elle-même peut tourner sans que le cylindre se meuve en même temps.
669. Expérleaeea de Couioaah. — Au début de l'expérience, l'appareil est ainsi disposé : lezérode la graduation marquée sur le tambour K'K est mis en regard du repère; puis par la rotation du couvercle P le centre de la balle A est amené en coïncidence avec le zéro de la graduation antérieure fifi' ; enfin en faisant mouvoir la pince P seule, indépendamment du tambour, on fait arriver le centre de la balle Ban même zéro, après que la première A a été enlevée. Ces dispositions prises, on opère de la manière suivante. La balle A retirée de la balance, est mise en contact avec une source d’électricité, puis replacée par l’ouverture O dans sa position première ; elle touche B. Les deux balles chargées d’une même espèce d’électricité se repoussent ; B, qui est seule mobile, s’écarte, et l’aiguille, après quelques oscillations, finit par s’arrêter à une position fixe, faisant avec la première un angle que l’on peut noter. Dans une expérience de Coulomb cet angle était de 56". La force répulsive des deux boules qui maintenait cette torsion était donc égale à 56 fois la force qui, appliquée en B, eiït été nécessaire pour tordre le fil d’un degré.
670. Il s’agit maintenant de faire varier la dislance : on y parvient
Fitf. 2SS. lit'. 2SU.
NOTIONS PRÉLlMI.VUItLS.
UN
<*ii tordant le lil à sa partie supérieure ; pour cela, ou l'ail tourner le tambour Kk', et l’aiguille est alors forcée de se rapprocher de sa position première. Uii continue à tordre jusqu’à ce qu elle n’en soit plus distante que de IX"; l’expérience montre que pour obtenir le nouvel écart le tambour doit tourner de 12l>”, c’est-à-dire d’un angle tel que si l’aiguille n’était .pas retenue par la force répulsive, elle reviendrait, par la réaction élastique du lil, non-seulement au zéro, mais encore elle dépasserait ce zéro de I2t>". La torsion totale du lil est donc de 126" -+- 18" = 144", ou 4 fois ôti". Or, c’est elle qui mesure la force répulsive; ou voit donc que, si la distance devient moitié, la force répulsive devient i fois plus grande, Ile même, si la distance était réduite au quart, la force répulsive serait Iti fois plus considérable; et l’on a cette loi : Les remisions électriques varient en raison inverse (les carrés des distances.
ü7 1 . Calcul ex«*ct de l'expérience. — Mais réellement la force répulsive que la boule A exerce sur la Iwule B est dirigée suivant Bit, prolongement de AB, et non suivant la normale BT au levier. Cette force Bit ne peut donc pas être prise comme égale à la force BT qui est nécessaire pour produire la torsion : le raisonnement du paragraphe précédent est donc inexact puisqu'il suppose cette égalité.
Mais il est facile de le rectifier : en effet la force Bit peut être décomposée en deux autres : l’une, BN, sur le proloitgemcnldu rayon l'TI, et dont l’action est négligeable, puisqu'elle ne peut déplacer le lil de la verticale que d'une quantité insensible : d’ailleurs l’extrémité inférieure du lil FF' porte un poids qui s’oppose à ce déplacement. L’autre force BT, résultant de la décomposition, est la force réellement agissant pour maintenir le lil tordu; d’après la loi énoncée (t>67), elle est égale à nf, si l’on désigne par n l’angle de torsion et par fia force de torsion correspondant à
1°. Ur BT = Bit cosTBIt= BIS cos:- «, en posant a = AFB. D’où l’on lire pour valeur de la force répulsive BIS — nj— = — ~ — La valeur
Ci» ^ * cos ^ a
de la force répulsive est donc trouvée exactement. Pour faire les comparaisons qu’exige la question, il nous faut connaître la distance AB des deux boules : cette distance n'est pas l’arc AB, connue nous l’avons admis, mais
la corde qui n pour valeur 2/ sin ., a, si / désigne la longueur BF de l’ai-
446 ËLECTKICITÊ.
quille. Bans une autre expérience, la (broc serait Bit'
— j — ■, et la dis-
COS x'
lance 2 l sin ÿ un devrait, pour vérifier la loi, reconnuitre que l’un a: — 5f- : — i /* siu* J : 4 l‘ sin* J«.
Cos 5 a cos a'
Après lu suppression des facteurs communs, celle égalité de rapports revient à la suivante :
M COS a' slll* ,, a.'
~ ~ — TTT
il' cos - a Slll* ,, «
En substituant les nombres donnés par l’expérience de Coulomb, on vérifierait l’identité des deux membres de celte équation. Mais par une transformation très-simple l’expression précédente devient :
» taug „ « sin 5 » = n tang 5 « sin « = constante.
Coulomb a mieux aimé faire la vérification de celle formule, qui est équivalente à la précédente et il a trouvé les nombres suivants pour les trois expériences que nous avons citées: 5, (il 4 5,5(18 5,557, nombres à peu près égaux, et qui justifient la loi.
(172. ia>l d«M Hiiraetton». — La loi suivant laquelle l’attraction varie avec la distance est la même, et elle se démontre avec le même appareil. Voici le mode d’expérimentation dans un cas des plus simples.
La boule A est enlevée; on charge d’électricité positive la boule mobile B, qui est d’abord au zéro, niais que l’on écarte de cette position initiale aussitôt que son électrisation a eu lieu; pour cela, on tourne Iq tambour supérieur de 41“ par exemple. Aucune torsion ne peut se produire, cette fois, dans le fil, puisque aucune force n’agit sur la boule B. La boule A chargée d’électricité négative est introduite dans la balance, une attraction a lieu ; la boule B s’approche de A ; le fil se tord, et la distance des boules devient égale à 50"; par suite, la force de torsion, qui fait équilibre à la force attractive, est mesurée par un angle de 41 “ — 5fi° = 5". Pour obtenir les éléments d’une seconde mesure, on fait varier par le mouvement du tambour, et lu distance des deux boules et In torsion du fil : la première se mesure toujours sur le cercle gradué CC'; la seconde s'estime par la quantité dont on fait tourner le tambour. Un trouve que si la distance est devenue moitié, la force attractive a quadruplé: ce qui donne la même loi que celle des répulsions.
Seulement, la vérification de la loi des attractions, pur lu méthode que nous venons d’indiquer, offre les plus grandes difficultés. Cela
.NOTIONS ITtÉLlMI.NAlHKS.
tient à ce que la force de torsion, variant beaucoup plus lenleinenl que la force attractive, les deux boules se précipitent presque toujours l'une vers l’autre jusqu'au contact, sans qu’il soit possible d’obtenir pour la boule mobile une position d'équilibre stable. Coulomb était obligé de tendre verticalement entre A et II un fd de soie dans l’intérieur de la balance et d’électriser trés-faiblemcnt les deux boules A et 11; alors, s’il existait une position de II convenant à l'équilibre, l’aiguille Fil, dans ce mouvement, rencontrait le fil de soie et revenait sur ses pas pour se fixer, après une série d’oscillations, à la position voulue. Même eu adoptant cette disposition ingénieuse, la vérification de la loi des attraclious se fait difficilement par cette méthode.
67ô. toi «les nwimni. — Les attractions et les répulsions électriques sont profHtriionnelles aux produits des quantités iC électricité répandues sur les deux corps qui s’attirent ou qui se repoussent. C’est encore avec la balance de Coulomb que cette loi a été trouvée. Pour cela, reprenons l’expérience du jj titi',1. La distance des boules est 18", la torsion est 1*26" en en haut et 18“ en bas, ce qui fait une torsion totale de l i t". Un enlève à la boule A la moitié de l’électricité dont elle est chargée ; il snlTit pour cela de la toucher avec une boule absolument pareille, l/aiguille cesse alors de s’écarter de 18°; elle est moins repoussée; elle s'approche ; on la ramène à l’écart de 18” eu détordant le fil par la partie supérieure. Un trouve alors que la torsion totale n’est plus que de 72", c’est-à-dire la moitié de la précédente. En enlevant de nouveau à la boule fixe la moitié de son électricité, on trouve que la force nécessaire pour maintenir la boule mobile à la même distance angulaire 18" est mesurée par un angle de "6" ou le 4 de Iti. Ainsi, quand l’une des boules conserve une charge constante, les forces répulsives qui s’exercent entre les deux boules varient proportionnellement aux quantités d'électricité que possède dans l'autre. Cette démonstration expérimentale est suffisante; on en déduit immédiatement la loi générale avec la forme que nous lui avons donnée au commencement de ce paragraphe.
671. Kxpmmlon algrlirlque dn lai» prrn-denln. — Soit / lu force répulsive qu’exercerait, à l’unité de distance, une quantité d’électricité égale à I , sur une égale quantité d’électricité de même nom. Soient, deux corps chargés, le premier d'une quantité d'électricité q , le second d’une quantité qf, et éloignés l'un de l’autre d’une distance d. La force répulsive «les électricités contenues dans ces deux corps sera :
h - Ml
rf*
m KLKCTKIOTf:.
Si les électricité!» étaient de noms contraires, la force attractive aurait encore la même expression.
67ô. Ces lois sont d'une importance capitale. Kl les portent en elles l’explication de tons les phénomènes de l'électricité; elles déterminent quelles actions exercent les uns sur les autres les corps élotrisés; elles ne disent pas seulement à quelles conditions ces corjts se tiendront eu équilibre, mais elles donnent encore la possibilité de calculer comment, soit sur un corps conducteur, soit sur un système de pareils corps, les électricités développées doivent se distribuer, pour que les iluides se tiennent à l'étal de repos. Avec ces lois, dés que l'on sait qu'une ou plusieurs électricités sont libres, ou peut dire d'avance quelle sera la charge de chacune des parties du système.
La solution s'obtient toujours en cherchant quelle doit être la distribution des fluides électriques dans le système considéré, pour qu'une molécule quelconque de lluide soit soumise à des actions qui s'équilibrent. l'arexemple, une sphère est chargée d'électricité positive, comment se distribuera celte électricité? Klle se distribuera de telle façon que, si l'on considère une molécule de Ituide, soit positif, soit négatif, en un point quelconque de la sphère, la résultante des actions exercées sur elle par le lluide de la sphère soit égale à zéro. Nous n’avons pas à nous occuper ici des calculs qu'entraîne la solution de pareilles questions; lions nous contenterons de décrire les phénomènes ; et en ayant le soin de nous placer dans des cas simples, nous pourrons expliquer les faits sans eu déterminer l’expression numérique.
DISTISIKUTIOS lit L'ÉLCCTUICITK IpàRS LUS COllfS
(i"G. I. Xrrtr Irlti1 «<■ porte A la »urfnee d« «irps rnntlurlrurv
— L’électricité réside tout entière à la surface des corps électrisés : ou l'a reconnu par le calcul, voici comment ou le démontre par l'expérience.
Une sphère S soutenue par un pied isolant ( fig . 8) est chargée d'é-
lectricité par son contact réitéré avec un béton de résine frotté, ou plus généralement par son contact avec une source quelconque d’électricité. Un la recouvre de deux hémisphères creux de métal II et II', qui en sont connue le moule, et que l'on a soin de tenir pur des manches isolants. On retire les hémisphères et l’on voit : 1° que chacun d’eux approché
NOTIONS l'RÉLIMINAIlikS.
H ua pendille électrique attire la halle de sureau : dune chacun d'eux est électrisé. ‘2° ha sphère elle-même, qui a été enveloppée dans les deux hémisphères, n'a plus d’action sur les corps légers :
elle a donc perdu toute son électricité, qui s’est portée sur les hémisphères dès qu’ils ont formé la surface du corps.
Faraday établit expérimentalement le même principe, en se servant H’un sac conique tout à fait semblable à un filet à papillon, mais fabriqué avec du lin ou du chanvre, de sorte que la substance qui forme le (ilcl soit conductrice. Deux fils de soie F et F' i/ig. 25D) sont attachés à la pointe S du cône. On charge le filet d’électricité, puis ou le touche à l’extérieur avec une balle de sureau iso-
lée, et Ton trouve qu’elle est électrisée, car elle attire les corps légers. <ln touche ensuite l’intérieur de môme, et la balle n’est pas électrisée. Fil tirant le fil F' on retourne le filet, et aussitôt la surface qui est devenue extérieure se trouve cette fois électrisée,’ tandis que l’autre ne l’est plus.
t. tri
KLKCTR1CITÊ.
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«77. H«dr 4r litotrlbution de I flrrlrlrllr à la Mirfnec d'un i-orp»
— L'électricité n'est pas distribuée en égale quantité aux différents points de la surface d’un corps, sauf dans le ras où la forme est sphérique. On étudie la distribution de l'électricité en appliquant aux différents points de la surface un petit disque de papier, doré des deux côtés, et tenu pur un manche de verre : ou appelle ce disque plan r/7jnviivi’. Quand on l’enlève, il emporte avec lui d’autant plus d'électricité, que la surface qu’il touche est plus chargée. Coulomb a établi, par des expériences directes, que la charge prise par le plan d’épreuve est proportionnelle à celle que possédait la surface au point touché. Si l'on introduit ce disque à la place de la boule A dans la balance de Coulomb, on peut juger de la charge parla déviation de l’aiguille OB’ i fi<j. Sans prendre des mesures exactes, nous pouvons du moins affirmer que plus la répulsion sera grande, plus la déviation sent considérable.
Far celle méthode, on reconnaît que sur la surface d'une sphère chargée d’électricité, le fluide libre se trouve distribué en quantités égales aux différents points Un cylindre, terminé par dettx calottes sphériques
Fig. 260.
Fig. *0
(fxg. tilfftl, est beaucoup plus chargé aux extrémités qu'au milieu. Four un corps de forme ovoïde (fig. 261 ), pins le petit bout A de 1 ovoïde va s'effilant, plus la charge qui s’accumule en A devient considérable.
678. L’éledrlcUi H'nrruiiiuN- sur le» pointe». — (a* dernier résultat fait comprendre la charge, «pie doit posséder l’extrémité d’une tige terminée en pointe. Il suffit de considérer la pointe comme conslifuée par le petit boni de l'ovoïde, qui aurait été effilé de plus en plus, la* calcul prouve qu’une petite portion de surface, quand on la prend à l'extrémité A, doit être infiniment plus chargée que si oii la choisissait
NOTIONS HlÉLIMINAilIKS. 1., 1
ru tout mille point de la même tifft*. (.elle charge est si grande, i|n’elle ne peut persistera la surface des corps; l’électricité s'en échappe en vertu de l'action répulsive qu’exercent, les unes contre les autres, les différentes parties du fluide accumulé. La démonstration de cette propriété des pointes se fait eu plaçant une pointe sur un conducteur quelconque : celui d’une machine électrique, par exemple. La machine ne peut plus se charger quand la pointe est très-aiguë, ou bien elle se charge très-faiblement, si la pointe est émoussée. Cette disparition de l’électricité au fur et à mesure de sa production est accusée par le pendule que l'on place habituellement sur le conducteur. Ce pendule diverge à peine, quels que soient les efforts que I on fasse pour obtenir une charge assez forte. Si des pointes recourbées sont groupées en un ensemble II mobile autour d'un axe vertical, si toutes les pointes, disposées dans le même plan horizontal, sont toutes recourbées dans le même sens, comme le montre la ligure 262 ; l’électricité en s’écoulant met l'appareil eu rotation : c’est l’expérience du tourniquet électrique. Celte rotation s’explique aisément : l’électricité, que dégagent les pointes et qui' l’air recueille, et conserve, pendant nu certain temps, en raison de sa mauvaise conductibilité, exerce une action répulsive sur le fluide de même nom qui arrive, sans cesse, à l’extrémité de ces pointes.
Plongé dans l’eau ou placé dans le vide, le même appareil demeure immobile, quoique l’électricité continue A s’écouler par les pointes. Il tourne, au contraire, dans l'huile d’olive qui est un liquide mauvais conducteur.
On comprend maintenant pourquoi tous les instruments qui sont destinés à produire, à recevoir et A conserver l’électricité, ne présentent que des pièces arrondies; sauf dans certains cas tout à fait exceptionnels, les formes aigues sont évitées, parce qu’elles sont une cause de déperdition du fluide accumulé.
CHAI'ITKË II