Volumeimt pour le* liquide
moln» «lentes que l'eau. — La méthode de graduation est la même. Mais le point 1 00 qui représente l’affleurement dans l'eau est placé vers le bas de la tige (fig. 62); on plonge ensuite le flotteur dans un liquide dont le poids spécifique antérieurement déterminé est 0,80 par exemple; il s’enfonce plus que dans l’eau. Au point où il s’arrête, on marque 125, ce chiffre se
déduisant de la formule d= y dans la-
quelle on fait d = 0,80 ; enfin, on divise en 25 parties égales l'intervalle compris entre 100 et 125, et l'on prolonge les divisions jusqu'au haut de la tige.
Le principe que nous venons d’établir permettra de prouver très-simplement que les aréomètres de Baunié gradués , comme il a été dit plus haut (100, 101 ), ne sont au fond que des volumètres, à l'aide desquels la densité d’un liquide peut s’obtenir parle calcul d'une formule très-simple que nous établirons dans le chapitre des problèmes (Section III.)
106. Autre graduation de* volnmètr«‘*. — Au lieu tle recourir à des liquides de densités connues pour graduer les volumètres , on peut arriver an même résultat par le seul emploi de l’eau, du mercure, d’une balance et de poids gradués. Supposons qu’il s’agisse des volumètres destinés aux liquides moins denses que l’eau. On laisse l’aréomètre ouvert par le haut et on le pèse avec le lest actuel qu'il renferme. Soit F son poids. Fans l'eau il affleure au point a où nous marquons 100 {(iy. 05); introduisons un poids p de mercure par l’extrémité ouverte; le poids de l'appareil sera devenu F -t- p, il s’enfoncera dans l’eau. davantage , jusqu’en b , par exemple , et le nouveau volume déplacé sera , au volume primitif, dans le même rapport que les poids F -t— p et P. On aura dune à inscrire en b, le numéro N donné par la formule : — 1 jy p
rl’oi'i N = 1 00 — p*. Si p est pris égal nu | de P, on aura, comme tout à l’heure, N= 125. Le tracé des divisions sera fait alors, comme il a été dit précédemment. Puis, la construction de l'instrument sera complétée en rétablissant le lest primitif et on fermant l’aréomètre à la part’e supérieure.
107. Iifimliiirtrr» — La méthode que nous venons d’exposer suppose, comme les précédentes, que la tige du volumètre est parfaitement cylindrique. Cette condition étant impossible à réaliser, les indications fournies manquent toujours d'exactitude. On peut, en multipliant les essais, parvenir cependant à s’affranchir de celte cause d’erreur. Reprenons In
dernière formule qui a été écrite : .JL = 1 y-P ; comme exprime h*
poids spécifique d’un liquide dans le cas des volumètres, on a iJj,-, = Substituant, il vient d = . Lu donnant alors suc-
cessivement à d, dans cette formule, la valeur 0,9 ;• 0,8, etc..., pour en déduire les valeurs correspondantes de p, on aura les poids de lest qu’il faut ajouter à l’aréomètre pour que, plongé dans l'eau, il donne, par ses affleurements successifs, les points où doivent être inscrits les nombres 0,9; 0,8, etc. ( fig . (H). La graduation terminée, on ôtera l’excédant de lest qu'on vient d introduire, on fermera le tube, et désormais, il suffira de plonger l'aréomètre dans un liquide quelconque pour qu'une simple lecture sur la tige de l'instrument donne , sans calcul , le poids spécifique de ce liquide : nous aurons construit ainsi un demimètre rationnel.
Pour les liquides plus denses que l’eau , le procédé de graduation est le même; seulement on ôte du lest nu lieu d’en Flï
ajouter, et la formule devient d — [> p'
108. (‘on particulier» coarrrnont la mewurr (le* poids sprriliqurs.
— 1“ Corps solides solubles dons l'eau. — On prend, dans ce cas, nn liquide intermédiaire dans lequel le corps solide ne soit pas soluble. L'huile d’olive ou l’essence de térébenthine, par exemple, quand il s’agil du sucre. On détermine par les méthodes ordinaires la densité H du sucre par rapport à l'huile, c'est-à-dire le rapport des poids de volumes égaux de sucre et d'huile, !t = . Puis la densité V de l’huile par rapport à
l eau, 5 — J,* le produit if des deux densités sera égal à ; ce sera donc le poids spécifique du sucre
109. 2° Corps renfermant des cavités nombreuses dans leur intérieur , vulgairement nommés poreux. — Dans ce cas, on peut se proposer deux sortes de détermination de poids spécifique. 1° Quand le corps est considéré sous son volume réel, c’est-à-dire en ne tenant compte que de la matière qui le forme , abstraction faite des cavités qu’il renferme ; ou bien, 2* en le prenant sous le volume apparent, c'est-à-dire en cherchant le rapport du poids du corps au poids d’un volume d’eau égal à son volume extérieur. Cette distinction a de l'importance , dans quelques cas. Ainsi on a reconnu que la matière qui forme les différents bois, matière* où la cellulose domine, a une densité sensiblement constante ; tandis que» ces bois eux-mémes, très-inégalement poreux, ont des poids spécifiques qui varient depuis 0,24 pour le liège jusqu’à 1 ,53 pour l’ébène.
110. Pour obtenir la densité sous le volume réel, on se sert de la méthode du flacon. Le corps est réduit en poudre, et, après l'avoir plongé dans l'eau, ou a le soin de laisser longtemps le flacon ouvert; sous le récipient de la machine pneumatique, où le vide est maintenu, afin de faire dégager les huiles d'air intercalées entre les particules de matière. L’opération s’achève ensuite à la façon ordinaire.
1 H . Pour évaluer le poids spécifique d’un corps sous son volume apparent , on le pèse dans l’air ; soit P son poids. On le recouvre d’une couche mince de cire; l’augmentation de poids p représente le poids de la cire employée dont le poids spécifique d est déjà connu. Enfin, on prend le poids P7 du corps enduit de cire et plongeant dans l’eau. Ce nombre P' représente le poids P du corps, plus le poids p de la cire, moins le poids
d’un volume d’eau égal au volume extérieur du corps (x étant le poids
spécifique cherché), moins le poids ? d’un volume d’eau égal au volume de la cire. On peut donc écrire :
d’où
112. 5° Corps solides qu’on ne peut mettre en contact a vec les liquides. — Enfin, il est des substances telles que les poudres destinées aux armes à feu, dont les grains, formés par la juxtaposition de matières hétérogènes , ne peuvent être plongés dans les liquides qui les mouillent , sans éprouver des altérations qui changent leur poids spécifique. Dans
ce cas , on détermine le volume de la substance en la mettant exclusivement en contact avec une atmosphère gazeuse; et on se sert , à cet effet, d'un appareil nommé le voluménoinètre , que nous décrirons dans le chapitre des problèmes, comme une application de la loi de Mariette. Le rapport du poids au volume donne alors le poids spécifique cherché.