‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmes (volume 2)Chapitre 26 sur 150 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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115. L'expansibilité et une grande compressibilité sont, avons-nous dit (13), les deux propriétés qui séparent nettement les gaz des liquides. Indiquons maintenant quel est le sens véritable de ces deux mots et quelles sont les expériences principales qui montrent bien que ces deux propriétés appartiennent aux corps gazeux.

1 1 V. KxpnnNiMiltc de» R«i. — Une masse gazeuse, abandonnée à ellemême dans un espace vide, augmente de volume jusqu'à ce qu'elle rencontre des parois résistantes qui l'empêchent de s’étendre davantage ; elle exerce contre ces parois une pression permanente, qui constitue ce qu'on a appelé la force élastique des gaz. Pour le prouver, on introduit une vessie à moitié pleine d'air et munie d'un robinet qu’on vient de fermer, sous une cloche de verre de laquelle on enlève l’air à l’aide d’une machine pneumatique (fig. 6û). Aussitôt que la raréfaction commence, on voit la vessie se gonfler d’elle-même, et l'air, qui n'occupait au début que la moitié de la capacité, la remplit bientôt tout entière en distendant les parois au point de les rompre, quand elles sont peu épaisses. Laisse-t-on rentrer l’air dans la cloche? La vessie s’affaisse et reprend son volume initial. Cette expérience est une preuve évidente de l'expansibilité de l’air. Avant qu’on ne fil le vide sous la cloche, la paroi de la vessie, également pressée par l’air qu’elle contenait et par l’air extérieur, demeurait immobile; mais puisque la vessie segonlle quand on enlève ce dernier, il faut admettre que la masse gazeuse interne, dès qu’elle ne rencontre plus la résistance qu'offrait tout à l’heure

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