BAROMÈTRE. 8Î
In cuvette du baromètre de Fortin se compose, en définitive, du cylindre de verre F qui permet d’apercevoir la surface du mercure, des cylindres de buis A et K vissés l’un à l’autre, du fond mobile D et du couvercle A'; les brides «, a servent à relier entre elles les garnitures métalliques qui enveloppent la partie supérieure et la partie inférieure de la cuvette. Knlin, le tube barométrique pénètre dans la cuvette par la tubulure K'; il est maintenu dans le goulot de cette espèce de flacon par un disque de peau de chamois, attaché d’une part à l’étranglement E du tube, de l’autre au pourtour extérieur de la tubulure. Par ce moyen, le tube conserve une certaine mobilité, et l’air extérieur peut, en tamisant à travers la peau de chamois, venir exercer librement sa pression sur le mercure de la cuvette.
2“ Tube du baromètre. — Le tube de verre du baromètre est protégé par un étui de cuivre qui l’enveloppe dans toute sa longueur. Ce dernier est percé de deux fentes opposées qui permettent d’apercevoir le niveau supérieur du mercure, dans toute l’étendue des déplacements que ce niveau doit subir.
Sur le bord vertical de l’une des fentes, sont marquées les divisions en millimètres de l’échelle graduée. Un curseur annulaire I) ( fi <j. 75) peut glisser à la 1 main, le long de la monture métallique; ' il a lui-inéme deux fenêtres rectangulaires opposées, l’une antérieure, l’autre postérieure. Sur l’une des arêtes verticales de la fenêtre antérieure est tracé mi vernier dont la division 20 correspond au bord supérieur m de cette fenêtre. Ce bord est échancré, afin que l’œil, apercevant le cêté horizontal de la fenêtre postérieure, puisse toujours maintenir le rayon visuel dans le plan de ces deux bords rectilignes. L’observateur peut alors rendre sans difficulté, par le glissement du curseur, ce plan t offerte par le mercure. Il suffit de noter la position du point 20 du vernier sur l’échelle graduée, et de lire le numéro de la division coinci-
PESANTEUR
dente, pour nvoir, à ^ de millimètres près, la hauteur barométrique cherchée. Dans quelques appareils, le mouvement du curseur est produit à l’aide d’une crémaillère entaillée sur l’un des bords verticaux do la fenêtre antérieure de l’étui en cuivre. Cette disposition offre plus d'inconvénients que d'avantages. Il est beaucoup plus facile de mettre
au point en opérant comme il suit: on amène le curseur, par glissement, à peu près dans la position voulue; puis avec quelques légers coups de crayon donnés sur le bouton, on le fait arriver aisément à sa position finale. — Enfin, un thermomètre à mercure t dont le •réservoir est enveloppé par un tube do cuivre, est fixé à la monture métallique; il doune la température de la colonne mercurielle et permet d’effectuer la correction dont nous avons déjà parlé.