Emploi de l'instrument. — Le
baromètre est porté (fiij. 75) par un trépied de cuivre muni d’une suspension à la Cardan. Cette suspension consiste en deux anneaux concentriques, l’un extérieur fixe, l’autre intérieur mobile autour d'un axe horizon-
Fig. 15. Fig. 76.
tal XX' (fig. 7t>). Ce dernier anneau porte deux vis Y, Y', situées sur le prolongement l’une de l’autre, et, autour de ce nouvel axe de rotation perpendiculaire nu premier, peut tourner le baromètre.
dans ces conditions, l’instrument prend librement toutes les positions et se place de manière à ce que son axe de figure soit toujours vertical.
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La cuvette étant assez lourde, le rentre de gravité se trouve situé Irès-lms, et par suite l'équilibre est parfaitement stable.
Le baromètre ainsi suspendu, ou se sert île la vis V f/i;/. 7i) pour faire affleurer la surface du mercure, dans la cuvette, à l'extrémité de la pointe d’ivoire. On arrive aisément à établir ce contact, sans pénétration de la pointe dans le mercure ; car l'image de la pointe doit faire, suite à la pointe elle-même quand le contact existe; s’il y a pénétration, le mercure se déprime autour de l\ et le jeu de la lumière à la surface du liquide en avertit l'opérateur. Ce premier résultat obtenu, ouest sûr que le niveau du mercure dans la cuvette correspond exactement au zéro de l’échelle. On amène ensuite, comme il a été dit plus haut (127), la ligne m du curseur sur le plan horizontal tangent à la surface convexe du mercure, et sa position sur l’échelle graduée donne In hauteur demandée. L’observation étant terminée, on remonte la vis V pour soulever'le fond mobile de manière à remplir complètement de mercure et le tube et la cuvette. On peut alors impunément renverser le baromètre, l'introduire dans un étui de bois doublé de cuir et le transporter à de grandes distances; car le mercure qui remplit l'instrument représente comme une barre solide qu'on aurait rendue tout à fait immobile. Si, dans le voyage, un dérangement quelconque introduit de l’air dans l’appareil, cet air va se loger au point le plus haut dans la cuvette, et il ne saurait en pénétrer la moindre bulle dans le tube.
1Ô0. Correction provenant de la capillarité. — Quand OU compare les indications d'un bon baromètre de Fortin à celles du baromètre normal placé dans les mêmes conditions, on trouve un désaccord qui, dans quelques circonstances, va jusqu’à plus d’un millimétré. Cela tient à ce que, dans le baromètre de Fortin, le diamètre du tube étant toujours assez petit, l'action capillaire exercée au contact du mercure et des parois vitreuses détermine une dépression sensible de la colonne liquide. Celle dépression dépend à la fois et de la courbure de la surface mercurielle et du diamètre du tube. Le diamètre est donné par les constructeurs. Quant à l'antre quantité, on l'obtient, en mesurant chaque fois, à l'aide du curseur déjà décrit, la distance f des plans horizontaux correspondant au sommet et à la base du ménisque M (flg. 77), distance qu’on appelle la flèche du ménisque. On possède alors les deux éléments de la correction qu'on trouve toute calculée, dans une table à double entrée, déduite par M. helcros des formules île M. Srhleiermacher. La première colonne horizontale île celte laide
Fi*. 7:.
PESANTEUR
renferme les diverses flèches du ménisque variant par dixièmes de millimètrc; la première colonne verticale contient les différents diamètres do
tubes variant de^en-jy île millimètre. 11 suffit donc de choisir, dans
chacune de ces deux colonnes, les nombres mêmes que l'observation do l'échelle graduée a fournis, et au point de rencontre de la ligne horizontale et de la ligne verticale qui aboutissent à ces nombres se trouve, connue dans une table de Pvlhagore, la correction cherchée, qui est toujours addilive. Donnons un exemple de cette correction : la hauteur barométrique brute observée dans un baromètre étant 759“"*, 272, on fait descendre la ligne m du curseur, depuis le plan tangent au sommet du ménisque jusqu’au plan passant par sa base; le point 20 du vernior marche de l'"“,2, la (lèche était donc de 1“"",2. D'autre part, le rayon intérieur du tube était de t"'m. Pour effectuer la correction, on cherche dans la première colonne horizontale de la table dont nous avons transcrit ici une portion, l‘mn,2; dans la première colonne verticale, \mm; on trouve au point de concours des lignes correspondantes 0mm,65î» ; donc la hauteur barométrique vraie est égale è 759,272 -f- 0, <155 = 759"un, 907.
EXTRAIT DE LA TABLE DE LA DEPKKSS10.N DE LA COLONNE BAROMÉTRIQUE DUE A I.’aCTHIN DE LA CAPILLARITÉ.
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EN
Mil. 1,1 U ÊTRE S
HAUTEUR l)F. LA FI.fcC.HK DU MÉNISQUE EN MILLIMÉTRÉS
131. BaromPirr do (in;-i.umar. — On a tâché de construire un baromètre ayant une masse moindre que celui de Fortin, et dont le transport lût par suite plus facile. Gay-Lussac a atteint le but en donnant à l’instrument la forme d'un siphon renversé (jiç. 79), dont la grande branche est