l’ESANTEUH
termédiaire d'un galet, peut se déplacer sans déviation le long de la glissière G, fixée au cylindre I’. De celte manière, quand la manivelle tourne, le corps de pompe oscille autour d'un axe horizontal X, posé sur des coussinets fixes, et le piston monte et descend alternativement.
Fig. 107.
187. Une disposition ingénieuse rend très-intime le contact du piston et des bases du corps de pompe, au moment où le piston atteint les limites extrêmes de sa course. A cet elTct, le rayon de la manivelle a été rendu un peu plus grand que la demi-course du piston, si bien que s'il existait une liaison rigide entre la manivelle et la lige C, il y aurait ou rotation impossible de l’axe ou défoncement des bases du cylindre. Mais ce sont des rondelles de caoutchouc qui sont interposées entre la manivelle et la lige; ces rondelles sont donc fortement comprimées à chaque demi-révolution, elles transmettent la pression qu’elles subissent et obligent dès lors le piston à s'appliquer exactement contre les bases du corps de pompe.
Le graissage de la machine s'effectue aussi d’une manière très-régulière, et cela avec d’autant plus de facilité que la raréfaction est poussée plus loin ; c’est en effet la pression de l’air extérieur, qui, eu agissant sur l’huile contenue dans un godet placé à la partie supérieure de la
lige tend A faim filtrer celle-ci entre le piston et le corps de pompe; l’usure du piston est ainsi rendue presque nulle : en même temps, la petite quantité d'huile qui arrive dans le deux compartiments du cylindre
Fig. 108.
est rejetée par la soupape d’expulsion A dans le godet II, ce qui entretient également le bon état des soupapes.
La manœuvre de la machine de M. Itinnclii est très-facile, nullement
PRSANTËI1K.
fatigante; on arrive promptement à une raréfaction convenable; d'ailleurs, la pression extérieure n'intervient pas plus ici que dans la machine à deux corps de pompe.
Le robinet, imaginé par M. linbinet, et déjà décrit, s’adapte encore très-bien à la partie inférieure du tube T, et permet de pousser trèsloin la raréfaction dans le récipient. En somme, nous ne craignons pas d'affirmer que la machine de M. Bianchi satisfait mieux que toute autre aux exigences de la pratique.
188. Machine pneumatique h mercure. — Le vide qui s’effectue dans la chambre barométrique lorsqu’on réalise l'expérience de Torrieelii, est bien plus parfait que celui que permet d’obtenir un piston qui se meut dans le corps de pompe. Ile là, une idée déjà ancienne, mais remise nouvellement à exécution par un constructeur allemand. M. Geissler, celle de construire une machine pneumatique, dans laquelle l'expérience de Torricelli serait renouvelée autant de fois qu’il conviendrait, et où le mercure quittant et envahissant tour à tour la chambre barométrique ferait l’office du piston qui monte et qui descend alternativement dans le corps de pompe. Voici cette machine, un peu modifiée, telle que la construit M. Alvergnat depuis quelques années, et telle qu’il l’a mise à notre disposition dès 1861.
189. Le baromètre (fig. 109) se compose de la chambre barométrique oblongue A, du tube T et de la cuvetieC. Celle-ci, formée d’un vase ouvert en E, est mobile : elle peut se relever el se placer plus haut que la chambre A, car elle est reliée au tube T par le caoutchouc figuré eu II. Au début il en est ainsi et la chambre barométrique fermée en R est pleine do mercure. Si alors on abaisse la cuvette, le vide de Torricelli se produit; et le récipient, lt par exemple, étant mis en rapport avec A par le robinet à trois voies 11, disposé comme l'indique la figure (a), une partie du gaz contenu dans ce récipient se rend dans la chambre barométrique ; l'équivalent d’un premier coup de piston est effectué. Il s’agil de poursuivre l’opération. On y parvient en expulsant le gaz, introduit dans la chambre barométrique, au moyen de mercure qui la remplisse de nouveau. A cet effet, le robinet est mis dans la position ( b ) par une rotation d'un quart de tour, et la cuvette est soulevée ; le mercure envahit In chambre vide ; le gaz qu'elle renferme diminue de volume, et quand l’équilibre a lieu, il acquiert une force élastique supérieure à la pression atmosphérique, puisque le mercure dans la cuvette qui communique avec l’atmosphère a son niveau plus élevé que le vase A. l’ne issue est donnée à ce gaz par le robinet r que l'on ouvre ainsi qu’on le voit en (c).
Lorsqu'il est chassé, on ferme le robinet r, on replace In cuvette dans sa première position, le vide barométrique se forme de nouveau, cl In série des opérations est continuée dans l’ordre déjà suivi.
I!)0. Tel est le jeu de cette mnchine, dont toutes les parties, sauf le caoutchouc D, ne forment qu’un ensemble continu de tubes et de vases de verre soudés par la fusion les uns aux autres, et dont les robinetstpii sont aussi de verre, gardent le vide parfaitement. Outre les pièces déjà d écrites, nous devons mentionner le réservoir Và acide sulfurique qui dessèche le gaz sur lequel on veut opérer; le baromètre tronqué M
Fig. U>!>.
qui donne la pression intérieure ; les robinets pp' p”, qui ferment ou ouvrent des communient ions selon les besoins des diverses expériences, -■I b- tube /auquel peuvent s'adapter des récipients de diverses espères.
PESANTEUR
ISfi
191 . Cotto machine, employée surtout pour raréfier les gaz rpie doit traverser un flux d’électricité dans les tubes dits tubes de Geissler, permet
de faire le vide à moins de )(| de millimètre de mercure.
IV — NtClIlKK ET POMPE !>K OIM P 11 KM I OX
192. Machine ordinaire. — La machine de compression, qui a pour but, comme sou nom l'indique, d’augmenter la force élastique de l’air dans un récipient, offre les mêmes parties essentielles que la machine
pneumatique; mais les soupapes Z et Z' s’ouvrent en sens inverse (fig. 110); en outre, le récipient est maintenu appliqué contre la platine de la machine, par des tringles de fer solidement boulonnées. Le piston primitivement au bas de sa course est-il soulevé? Z' reste fermée, Z s’ouvre, et l’air extérieur remplit le corps de pompe P. Faiton descendre le piston? Z' s’ouvre, Z se ferme; et l’air contenu dans le corps de pompe passe dans la cloche (’.. Cet air, qui occupait le volume v du corps de pompe sous la pression extérieure II, occupera le volume V du récipient sons la pression ÿ II. Sa force élastique s'ajoutera à la pression II du gaz qui se trouvait déjà en (' (IM ), et mi aura pour force élastique totale dans le récipient, après le premier coup de piston, il H— y H, ou Ht ~ H
Le second coup de piston accroîtra II, de la même quantité -Jr II ; on aura par suite :
II, = 11,+* Il =11 (* + *); après « coups de piston :