MACHINE DE COMPRESSION
pompe el le remplit. En redescendant, le piston rcfniilo rot air, qui fait ouvrir In soupapo Z', dans le récipient au-dessus duquel la pompe est habituellement vissée.
195. Pompe* ac-ronpioeN. — Quand il est nécessaire de pousser trèsloin la compression de l’air, comme dans les expériences de M. Reguaii It sur la loi de Mariottc et sur la force élastique de la vapeur d’eau, on se sert encore de pompes analogues, pour la construction, à celles que nous venons de décrire; mais on accouple ensemble plusieurs de ces appareils. Les tiges des pistons s'adaptent à des bielles articulées B, B’, B" i(\ g. 115) sur un même axe horizontal de rotation A, muni d’un volant V pour régulariser le mouvement, et de manivelles M, M' à chacune de ses extrémités. L’air chassé par les trois pompes arrive, tout d’abord, dans un réservoir sphérique de métal S, el de là, dans le récipient. Du reste, il nsi difficile, même en employant des pompes parfaitement construites, de comprimer directement l’air, sous des pressions supérieures à ‘la ou 50 atmosphères. La chaleur dégagée pendant la compression du gaz, surtout quand on opère sur une masse un peu grande, fait gripper le cuir des pistons et rend bientôt impossible le fonctionnement de la pompe.
196. Quand on veut dépasser cette limite, on peut recourir à la disposition ingénieuse des pompes en cascades, imaginée par M. Régnault. L’air puisé par une première pompe dans l’atmosphère, passe, après avoir été comprimé par elle, dans un second corps de pompe de diamètre plus petit. Là, un deuxième piston lui fait subir une compression nouvelle et le refoule dans le récipient. l)e cette façon, la compression est successive, et la chaleur dégagée chaque fois est en quantité trop faible pour altérer h* cuir des pistons.