‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmes (volume 2)Chapitre 87 sur 150 · ÉVALUATION. ÉBULLITION · texte numérisé non relu

ÉVALUATION. ÉBULLITION

dessous; et l;i vapeur emprisonnée dans une sorte de cavité 11e peut alors s’échapper qu’en trnveisant le liquide sous forme de huiles. D’ailleurs on reproduit ee dernier phénomène, à volonté, en rendant un peu convexe le fond de la capsule.

Ô8I . C aléfaction de l'ncidr xnlfurcu.» . — La vapeur, ail |Miillt où elle se forme, possède une tension qui ne peut être supérieure à celle de l'atmosphère environnante; donc la température du liquide calétié ne peut être supérieure il celle de son ébullition. L’acide sulfureux en particulier ne pouvant atteindre une température supérieure à — 10", doit-on s'étonner que l’eau mise en contact avec un corps dont la température est inférieure à 0", se congèle à la façon ordinaire? Si on place uu vase plein d’eau dans un four chauffé à 1000", elle Imuillira avec rapidité, mais sa température ne dépassera pas 100* : si, dans cette eau, on verse du plomb fondu, trouvera-t-on extraordinaire que ce plomb devienne solide, quand on sait que la température de solidification du métal est 520®? Pourtant la congélation du plomb dans un lour chauffé à 1000", est un phénomène identique à la formation de la glace dans un creuset de platine incandescent .

On peut encore, connue l'a fait, le premier, Faraday, projeter de l'acide carbonique solide dans une capsule d’argent rouge de feu, ou bien encore employer dans les mêmes conditions du protoxyde d’azote liquide. Ces corps conservent une température extrêmement basse, malgré le voisinage du métal incandescent, et dès lors il n’est pas étonnant que le mercure qu’on verse dans la capsule qui les contient s’\ congèle presque aussitôt.

ô. H ‘J . ”)" ftchauffeincnt «l'un liquide n'n.vnul qu'une surface libre extérieure malgré le contact de In portion restante avec des parois solides. — Kxpérienees île M. Dnnnj .— L'eau contient toujours de l'air en dissolution. Aussitôt qu’on raréfie l'atmosphère placée au-dessus d’elle, on voit de nombreuses petites bulles apparaitre au contact des parois intérieures du vase qui la contient. Ces bulles ont deux origines; elles viennent : I" île l’air dissous; 2" de la couche gazeuse adhérente au corps solide. Quand le vase est de vent', on peut éliminer, à l’avance, la majeure partie de cet air, en recourant à une préparation spéciale. On lave préalablement le vase dont il s’agit avec de l'alcool et de l'éther pour dissoudre les matières grasses, puis avec de l’acide sulfurique concentré qu’on y laisse séjourner pendant un certain temps. A la suite de ces lavages répétés, l'eau distillée mouille les parois du verre dans toute leur étendue, et l’air adhérent est complètement éliminé. Quant à l'air dissous dan;

f.HALF.l'R.

l’eau, on peut facilement le chasser, au moins en grande partie, par l'ébullition longtemps prolongée de cette eau. Cependant, malgré toutes les précautions, l’expulsion complète du gaz dissous est absolument impossible, comme l’ont montré de curieuses expériences de M. Grove.

ôKô.tlr, qu'arrivera-t-il si on cbaulTe de l'eau privée d'air aussi complètement que possible par l'ébullition et contenue dans un tube de verre préparé connue il vient d’ètre dit ? M. Donny, physicien de Garni, a étudié cette question avec un soin minutieux. Dans line de ses expériences, un tube de verre de diamètre étroit Ifiq. 176), a été préparé et lavé connue

Fi?. 176.

nous venons de l’indiquer. Il est muni de trois boules à l'une de ses extrémités, et on l’a fermé à la lampe, après y avoir introduit une petite quantité d'eau distillée, qu’on a l'ait bouillir assez longtemps dans le tube, pour expulser complètement l’air dissous dans l’eau et celui qui serait resté dans l’espace non occupé par le liquide. Le tube ainsi préparé et refroidi plonge, par une de ses extrémités C, dans une dissolution de chlorure de calcium qu'on chauffe avec précaution. M. Donny a constaté qu’il est possible, dans ces conditions, de porter la température du bain à lôô\ sans qu'il apparaisse dans le liquide la moindre trace de bulles de vapeur. A ce degré seulement, le liquide est projeté en masse dans les boules H, où le dire se trouve amorti par l'augmentation subite de la capacité, l/ale seuce de bulles d'air dans le tube et dans l'eau est évidemment la cause réelle des phénomènes. Il n'y a de possible qu'une surface libre extérieure, la surface de niveau ; c'est par là seulement qu’a lieu la vapo-

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