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r*l qu'on chauffe cotte cornue d'une manière progressive; on constatera, qu'au moulent île l'ébullition, les bulles (le vapeur, au lieu de se détacher du fond du vase, au fur et à mesure de leur formation, grossissent de plus en plus jusqu'à une certaine limite, nomme elles ne peuvent pas traverser la masse liquide à cause de sa viscosité, elles la soulèvent. et, après leur dégagement dans l'atmosphère, la laissent retomber de tout son poids contre le fond de la cornue ; c'est là le phénomène des soubresauts, cause fréquente de la rupture des récipients de verre \ mesure que la bulle de vapeur grossit, le thermomètre qui est dans le liquide accuse une élévation de température, à laquelle succède un abaissement de plusieurs degrés, aussitôt que la bulle s’est dégagée. Il y a certainement ici complication de causes; car la viscosité du liquide, son adhésion contre le verre et la rareté des bulles d'air sont trois causequi doivent agir, simultanément, dans le même sens. On évite les soubresauts, en mettant dans le liquide un paquet de fils de platine ou bien en plaçant la cornue au centre d’une double grille circulaire qui sert de foyer, de manière à ce que le liquide soit chauffé par le rayonnement des charbons incandescents, uniquement dans le voisinage de la surface, ries phénomènes du même genre se produisent avec l'éther et l'alcool, liquides peu visqueux il est vrai, mais qui adhérent fortement à la paroi , parce qu’ils sont capables de dissoudre les matières grasses qui empêcheraient leur contact immédiat avec le verre
3S7. 5" ftchau (renient d'nn liquide dans lequel on fnlt naître artificiellement des surfaces libres Internes. — UlIC expérience remarquable de M. Dufour vient continuer de la manière la plus nette la théorie qui ramène l'ébullition à n’ètre qu'un cas particulier du phénomène général de l’évaporation. Si cette théorie est vraie, il faut que l'apparition soudaine de huile.- gazeuses, formées de toutes pièces au sein d’un liquide dont l'ébullition es! retardée par un moyen quelconque, détermine aussitôt l'ébullition de ce liquide. Voici la disposition adoptée par M. Dufour. Une cornue U i fi<i. 177 ) a été préparée à la façon des tube- de M. Donnv; elle est à moitié pleine d’eau légèrement acidulée par l'acide sulfurique, et privée d’airpar une ébullition préalable. Dans la tubulure de cette cornue, sont solidement mastiqués: un thermomètre, deux (ils de platine et un tube de verre muni d’un robinet. Le tube de verre seul n’arrive point jusqu'au niveau de l’eau. Le col de la cornue pénètre dans un ballon blindé communiquant d’une part avec le manomètre ordinaire déjà décrit {163) et de l’autre avec une machine pneumatique. Dans ces conditions, cl le robinet l\" étant ouvert, on fait bouillir