‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 11 sur 130 · INTENSITÉ UES COUDANTS. SN · texte numérisé non relu

INTENSITÉ UES COUDANTS. SN

prés<'iil(>raient si l'on voulait assorior un galvanoinèlro à fil nu avec un élémeul tliorino-olcotriqiie rloM. l’ouillel (040,. Un exemple uumériqni' fera mieux compremlre pourquoi dans ce cas le galvaiiomêlrc doil t'Ire mis de côU'. Soient 10(1 (H + r) la résistance opposée par un tour du galvanomètre et 20 le nombre de tours ; la valeur de »•' esl égale à 100 (II-(-r) x20 et l'intensité du courant, qui, avant l’interposition du gai-

vanométre, eut été 1 = devient, é la suite de cette interposition,

' = n-hr-f-üOx tUOTD + r) > P™ P’’^*' ’ = 2000 ' • à la 2000' partie de sa valeur primitive et la perle ([iie l’intensité a sidiie sera certes loin d'étre compensée par l’action répétée des 20 tours.

Avec les piles thermo-électriques peut-on employer nu galvanomètre? (toi; mais à la condition que la valeur de r*' soit très-petite: ce qui exige que le fil de rinstrnment soit d’un fort diamètre. Mais à mesure que les tours se superposent, ils se IrouvenI en moyenne plus éloignés des aiguilles ; de plus grandit : au delà d’une certaine limite, il n’y a donc qu’à perdre en continuant l'enroulement, r.etle condition ; que le til soit gros, entraine donc celle antre : qu’il soit court.

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CIIAIMTHE V

AIMANTATION PAR LES C'OL'RANTS. - TÈLÉAiRAPMEM ÉLECTRIQUES

AIMANTATinN ■' A R I.KS COi:RA%TS

Action du courtuit rar la limaille de fer. — Aussitôt qili'IVxpérii'iu'p d’tKi'sted fut roniiup, Arafro (sppti’iidirp 1820) essaya l’arl ion du coiiraut sur le fer doux, l’n lil de cuivre traversé par iiu rouranl éiiergi(|ue fui ploiif;é dans la limaille de fer, et il en sortit emportant aver lui une |)ortion de relie limaille adhérente. Ile n- fait, Arago couélut que le courant agit iion-seulemenl sur l'aiguille aimantée, mais encore sur le fer doux, qui n’a pas reçu une ainiaulaliou préalahle. Toutefois, il se demanda si le phénomène était hien dô nu courant, et ne devait pas être atlrihué à une eerlaine quantité d'électricité libre qui, répandue sur le fil, reproduirait le phénomène bien connu de ratlraclion des corps légers. Pour s'en assurer, il plongea le fil dans de la limaille d’un métal autre ipie le fer, et il reconnut que, dans ce cas, aucune parcelle métallique ne restait adhérente. Le fluide libre n’est donc pour rien dans l’action qui avait été d'abord obsei'vée, et le phénomène eu question est bien dô à l’étal dynamique de l’éleclricilé.

955. Aimantation par lea eonranta. — .Arago reconnut également que si l’on met un courant en croix avec une aiguille d’acier uoii aimantée, il se forme un pôle austral à la gauche du courant, si bien que l’aimant nouveau et le courant sont dans la position relative qu’ils auraient occupée si l’aiguille avait possédé une aimantation préalable.

Comme l'expérience d’Arago ne réussit bien que si le r-ourant est trèsénergique, une idée Irés-siinple se présenlail natuivllcment à l’esprit des ex|M'*rimentaleurs : ne devait-on pas accroître considérablement l’aimau-

AIMANT.VriOJi mit I.KS COIIRA.NTS.

laliim ili' rnigiiillc d'nriei’, ni sp servant iriin l'iiurniil pou intense, à In iniuliiinn qn’nn utiliserait la disposition déjà adoptée pour le galvanomètre mnltiplirnteur? En un mot, l'nigiiille à aimanter placée dans l’inférieur <ln cadre du galvanomètre et mise en croix avec In direction du i-ourant jh>ii énergique (|ui parcourt le fil de cet instrument, ne devaitelle pas s'aimanter tout aussi bien que sous rinfluence d'un courant Irés-piiissant employé directement? Les raisonnements ipie nous avons faits en développant la théorie du galvanomètre, s'appliquent sans la moindre modification au ras actuel, et ils prouvent que tous les courants doivent agir pour faire naitre un pôle austral à la même extrémité de l'aiguille.

En réalité. Ampère, qui eut le premier l'idée de cette tentative, ne se servit pas du cadre dont nous venons de parler, il employa une disposition préférable dans la pratique. En fil fut enroulé en hélice sur un tube de verre creux Alt (fig. 406) de petit diamètre, au milieu duquel on plaça l'aiguille d'acier. I^es tours de l'hélice enveloppaient ainsi de très-prés l'aiguille; dans ces conditions, celle-ci s'aimanta plus fortement qu'elle ne l'eut fait si elle avait été placée au centre du multiplicateur. *

Ee.sensde raiinantation qui prend naissance, est du reste facile à

prévoir quand on connait le sens du courant. Il suffit de s’appuyer sur ee principe déjà indiqué, que le pôle austral se développe toujours à la gauche du courant. Dans le cas particulier de la figure, la gauche du l'onrant est celle même du lecteur : c’est donc de ce côté A que se formera le pôle austral. Dans tout autre cas, quel que soit le sens de l'enroiileiiient du fil, que l'hélice soit, comme disent les mathématiciens, ou dextronnm on siuistrormm, il n’y a pas à s’en impiiéter : ce qu’il faut regarder, c’e.st le sens du courant; ce qu’il faut déterminer, c'est la gauche du spectateur placé- dans la position indiqué** par Ampère.

tf.vi. Point» cunHéqnentM. — Itien n'est pins facile que de produire, |)3r cette méthode, des points conséquents; il suffit d’enrouler le fil sur le même tube, tantôt dans un -ens, tantôt dans un autre, afin que le courant change de sens plusieurs fois. La figure 407 re-

pri-sente une hélice disposée de manière à produire un point ronsé*quent an milieu A de l’aiguille. (In voit, en elfet, que le courant, ipii entre par l’extrémilé It du fil, tourne d’abord sa gauche du côté A, tandis

ÉIÆCTRICITfi.

(|n’arrivt‘ pn A il change de sens, sa gauche est |ilac4>e en sens inverse, el par suite tournée encore vei-s A. Les actions des deux parties de l’hélice agissent alors pour faire naître un pôle austral au milieu de l'aiguille ; l'expérience montre en effet que la polarité s'établit comme l'indique la ligure; il apparaît A chaque bout mi pôle boréal, el an milieu un pôle austral.

n.")5. Aimaatation du fer doax. — Un morceau de fer doux intmluil dans l’intérieur d’une hélice formée par un fil conducteur acquiert, sous l’inlluence d'un courant, la même polarité magnétique que l'acier. Mais l'aimantation, an lieu d'étre pennanenle c.omme dans cette dernière substance, est tout A fait momentanée; elle ne persiste que pendant la durée du passage du courant. Dés que le courant cesse, toute trace de maguétisiue libre disparaît ; de même, aussitôt que le fer doux est relire de l'hélice, il ne donne plus aucun signe d'aimantation. Il est nécessaire toutefois, pour que le phénomène de désaimantation subite se manifeste, que le fer doux soit d’une excellente fahriruition. Quand il e.st nn peu carburé, il conserve assez longtemps une certaine quantité de magnétisme libre qu’on nomme dans ce cas magnHùsme rémanent.

Électro-atanaatm. — Cette propriété du fer doux, de s'aimanter et de se désaimanter par le fait du passage el de la suppression d'un courant, a été appliquér; A un grand nombre d'usages. Ilabituellemenl, le lil de cuivre revêtu de soie qui conduit le courant est enroulé directement sur le barreau de fer. S’il est assez long pour faire l,50tlA 3,000 tours, il produit, quand le courant passe, une aimantation innmentanée, incomparablement plus énergique que celle que nous avons vue se manifester dans les aimants ordinaires.

Eu général, on donne A ces appareils, que l’on appelle électro-aimnniK, la forme dite en fer A cheval. Quelquefois, le barreau de fer est recourbé et ses deux branches sont disposées parallèlement l'ime à l'autre; mais le plus souvent il est formé de trois pièces distinctes ; l'une (l’elles, rectiligne et transversale, réunit les deux branches parallèles. Le fil métallique, recouvert de soie, est enroulé d’abord sur une des branches, puis, quand il a fait le nombre de tours convenable, il passe .sur l’autre sans envelopper la 'partie intermédiaire. II (MjntiuueA s’enrouler sur la seconde branche dans un tel sens, que la nouvelle hélice formée .soit comme la continuation de la première, et que le courant circulant dans le lil agisse d’accord dans toutes ses parties pour faire naître un pôle austral A l’un des bouts du barreau qu’on suppose alors redn'ssé, el un pôle boréal A l’autre extrémité. Cette condition se trouve remplie

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