‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 33 sur 130 · III. — UK L« UAnat · texte numérisé non relu

III. — UK L« UAnat

1128. .\ombre de vibration» correspondant aux divemea note» de la Kamme. — La ^'aiiinie est formée de sept notes, dont la musique fait usage et que le pliysicien a étudiées, à son point de vue, en cbereliant le nombre de vibrations qui correspond à chacune d'elles. Il est résulté de cette étude la connaissance immédiate du rapport qui existe entre le nombre des vibrations d’une note (|uclconquc de la gaiiniie et le nombre de vibrations qui correspond à la première. Voici quelles sont les dilïércntes valeurs de ce rapport obtenues expérimentalement.

til ri mi l'a aol la si ut

il .•« i r. i:. ^

Lonimence-t-on la gamme par une note telle que le nombre de vibrations correspondant soit de 522 par seconde, on aura pour les notes successives ;

sol

la

522 522xj| ôü-ixl iï'ix'^ 5‘i‘ixi! 522x2

1 12!). LA Domal. — Nous venons de commencer la gamme par une note correspondant à 522 vibrations par seconde, mais nous eussions pu lirendre toute autre note pour point de départ. La gamuic forme une jibrase musicale, une mélodie, elle reste la même au fond, f|u'elle soit chantée par une voie grave ou par une voie aiguë, 'fontefois, quand des instninients ou des voix doivent exécuter un morceau d'ensemble, il faut qu'ils aient un point de départ commun sur lequel tous s'accordent. De plus, le caractère d’un air cbaiige beaucoup, selon qu'il est traduit avec lies notes basses on élevées; il faut donc une entente préalable sur laquelle se règlent le compositeur et les exécutants; c’est ce que l’on a fait, et dans tous les pays, les ninsiciens adoptent un diapason (|iil

Sï‘2 ACOlSTIt.iLK.

duiiiic une iiolu lu ilf hauteur déterminée, et sur la(|uelle les inslruineiits sont accordés. Cette note, qui devrait être invariable et la même pour tous les pays, a par malheur subi, dans la suite des temps, des variations assez notables. Aujourd'hui, en France, un arrête du ministre d'Ktat a fixé le la normal à un nombre de vibrations égal à 870 vibrations simples à la seconde. Dans la commission qui a été appelée à dis libérer sur ce sujet, c'était M. Lissajous qui, à bon droit, représentait la .science de l'acoustique.

1150. Notation des dlveraes ((aanmeo natarellea. — On est Convenu, d'après Sauveur, de représenter par uf,, l'«l le plus grave de la basse, par lit, celui qui le suit en montant, et qui répond à un nombre de vibrations double; n/j, «(5, etc., sont les désignations des premiéi'es notes des gammes successives.

Or le la normal est celui de la gamme qui commence par u/. ; on le dr signe par la^, qui correspond à 870 vibrations simples par seconde ; ce

qui donne pour «t,: 870x ^ = ù‘22 vibrations par seconde, pour tu, :

ou 261 et pour ut„ Fut grave du violoncelle, 261 ; 2 = 150 j- En

musique, on emploie dos notes plus graves que cette dernière note ; ul — , et enfin ut — j, qui est la plus basse des notes usitées, répond à

52 vibrations g-

1151. LImitea den «oas perçu*. — - l.a note la plus grave, qui soit usitée en musique, correspond donc à peu près à 55 vibrations par .-econde : c’est ut — , ; la plus aiguë est /«, ; elle correspond à 6,960 vibrations. L'oreille peut cependant très-bien apprécier des notes pbi* graves on plus aiguës. M. Despretz a fait construire un diapason dont le son correspondait à 75,000 vibrations par seconde; l'oreille appréciait parfaitement la note, mais il faut ajouter que ce n'était pas sans sonffranco.

1152. LlniHr* de In voix hamalne. — Enfin, on a recoimu que la note la plus grave que pouvait rendre, la voi.v de basse-taille, était h/,. qui correspond à 150,5 vibrations par seconde; la note la plus aigue de la voix de soprano est uf,., qui correspond à 2,088 vibrations. Chaque chanteur dispose, d'ailleurs, à peu prés de deux octaves dans l’intervalle que nous venons d’assigner.

1155. Intervalle* mnaleaux. — .tecord*. — Ouaild 011 coiisidén' l’ensemble des notes de la gamme et que l’on compare les données numériques que fournit la science, aux sensations diverses que produiseni

GAiUNt.

la succession ou la siiiiultaiiéité de deux ou de plusieurs sons dilTérents de celle gamine, on est conduit à reconnailre que les sons, qui pour l’oreille musicale s’harmoniseiil le mieux, sont ceux dont le rapport des vibrations est le plus simple.

ijiiund ce rapport est J< les sons produits sont dits à rnnisson, quoi- (|u’ils puissent ditTérer par l'intensité et le timbre; le rapport le plus simple qui vient après, est celui d'octniv, qui correspond à Undistingue ensuite

L’iiilonallf de ut ù re - ^ i|uVii tioiimio intt’rvallf ûa seconde;

— de ni a ^ muiinv tierce mojeutr :

— de ut à fa - ^ muninê quarte;

— de ut à ^ nommé quinte;

— de ut à la = ; noininé sûtiénte;

— de ut il *t = nomme »epttéme;

et enlin, comme nous l’avons déjà dit :

L'iiitcrvallp de ul, » i/fj = 2 noiiiiiié octave.

L'oreille la moins exercée reconnaît racilemenl la moindre altération I 2 . .

dans les rapports j on j- • rnnisson et l'octave.

De même, il est certaines successions de notes lorinant ce (|n’on appelle les accords, qui produisent une sensation agréable et dont les nombres de vibrations correspomlenl à des nombres simples; telle est la succession de la tierce et de la quinte :

Ht mi vol

où les nombres de vibrations peuvent être représentés par

on bien en multipliant par \ ;

Leur ensemble a été appelé accord ]iarfuil mttjenr. Les notes ,w/,, si,,

ré„ dont les rapports des nombres de vibrations sont g et g X Ü = ^ ou bien l, b, t) en multipliant par;,;, donnent encore par leur succession l'ai'- Cord parfait majeur. Pjilin il en est de même du groupe fa, la, ut.

ACOl srii.ii K.

1 154. Toua, drml-ionM. — La coiiipjiraisoii (les notes successives de la gamine a inonlré encore que le rapport de chaque note à la précédente

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