I. — tlKCnnrOSITION nE I.A l.t<HIKIlE
1329. Expérience du xpectre Molaire. — Lailévialioil (|IIO subit llll rayon de lumirrp solairo ou traversant un prisme, est areompagnée d'un autre phénomène, qui, dans l'obscnrilé de la r.liambre noire, présente, aux yeux, l’une <les plus belles expériences delà physique. Sur un écran placé à distance l/i;;. I>72), les rayons émergents {lu prisme for-
Fig. 6^i.
meut une image brillaiiummt colorée; ou la nomme speflre notaire. Oii y distingue sept couleurs principales : le. viatel, l'indigo, lebteu, le vert, le jiiiiiie, l'orangé, le rouge; eties sont disposées sur sept bandes parallèles qui s'harmouisent , en passant de rime à l'aulre, p.ir des nuances insensibles.
hfXOMPOSlTIO.N ttK l,\ U MIÈRE.
l/image speclralo est loujoiii’s limitée latéralement par des côtés reiHihgiies perpendiculaires à la direction des bandes; à ses deux extrémités, elle se termine en demi-cercle, si l’ouverture de la chambre noire est ronde, ou bien en ligne droite si cette ouverture est une fente longue, étroite et parallèle aux arêtes du prisme.
Si, après avoir examiné le spectre solaire dans son ensemble, on cherche à diïterminer la position qu’il occupe, on reconnaît que l’axe qui le traverse en allant du rouge au violet a une direction perpendiculaire aux arêtes du prisme, c’est-à-dire qu’il se trouve dans le plan de réfraction, et par conséquent les diverses couleurs se succèdent sur l'écran en s’éloignant inégalement dn point qu’aurait atteint le faisceau solaire si le milieu réfringent ii'avail pas élé interposé ; le rouge est le moins dévié, puis l’orangé, et ainsi de suite, jusqu’au violet qui se trouve toujours, plus que toute autre coirenr. é-carlé de l’arète de réfringence
1000. Théorie dr Newton. — Ne\> Ion a expliqué le phéiioméiie, el a prouvé la vérité de son explication par un grand nombre d’expériences trés-ingénicuscs. Il a démontré que la lumière blanche dn soleil esl lormée par la réunion d’un grand nombre de rayons de diverses couleurs, possédant des rèfrangibilités inégales. Ces rayons, quand ils cheminent réunis, nous donnent la sensation de la couleur blanche; mais comme ils possèdent chacun un indice de réfraction spécial, ils sont déviés inégalement en traversant un prisme et cessent dès lors d’être parallèles; c’est pour cette raison qu’ils atteignent, en di*s points dilférents, l’écran placé derrière le prisme. L’expérience que nous venons de rapporter n’est donc qu’une analyse de la lumière, ainsi que Newton l’a affirmé le premier.
Les expériences de Newton peuvent être distribuées en deux groupes ; ilans les unes, il prouve clairement que les différentes couleurs sont inégalement réfrangibles; dans les autres, il fait une synthèse des rayons diversement colorés, et il établit que les sept couleurs du spectre, quand elles sont ivunies, reconstituent la lumière blanche.
lôôl. 1" Expérience den deux bande». — Sur un loild noir, deux bandes étroites 1 (/iij. (t7ô), l’une bleue, l’autre rouge, sont collées rune à la suite de l’autre. Nous les supposerons horizontales, comme l'indique la figure, k travers un prisme P dont les arêtes sont aussi horizontales, ces bandes apparai.s.seiit tontes deux déplacées parallèlement à leur position primitive; elles sont vues eu V. Mais elles .sont déplacées inégalerneiil ; on reconnait que toujoni's la plus déviée esl la bande bleue : il
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faut donc admettre que les raxons bleus sont plus réfrangibles que les rayons rouges. Pour se rendre un compte plus exact du phénomène el
Fig. r*7i.
reconnaître pourquoi les bandes paraissent relevées, il suffit de considérer le prisme ABC {fig. 674), dont l’angle A foimé parles faces que la ^ lumière tiAvei-se se trouve à la partie