I.NSTKL.MEMS bOl'TIOl'E
coiibidérable ; «:VM pour êvilcr la soroiide de ees rùllexiuii^ (ju’Hei- «’hell eiiiployail mui syütéiiie. Ile üoii ci'ité, Newton en avail amoindri
ir- A*
rNt^-
<rte^ 0
Kig. :r,.
Ie^ inconvénients en rendant la perle aussi faiLde ipie possible, et d se servait, dans ce but, de la lace hypoténuse d’un prisme à rétiexion totale.
1425. Téleitco|M! de .W. FoMeault. — l,es deux espèces de lélesco|>es décrits sont les seuls qui aient été employés, avec quelque succès, par les astronomes, bien qu’un grand nondu'e d’autres systèmes aient été proposés, systèmes ingénieux en théorie, mais sans aucun intérêt pratique. .Nous pouvons même ajouter tpie, depuis la construction des lunettes achromatiques, les seuls télescopes qui présentent une supériol ilé véritable sur les lunettes, pour donner une perception distincte et détaillée des objets célestes, sont les télescopes d’Ilerscliell. Mais, connue nous le ilisions plus haut, la constiiiction et rinstallatioii des grands niiroirs occasionnenl des dépenses tellenient considérables, que l’emploi de ces télescopes est demeuré Irés-reslreint. En outre, le poids de ces instruments rend impossible leur transport sur les hautes montagnes, là où la transparence de ralmospbére permettrait -d’utiliser toute leur puissance. Tel était l’étal de la question, lorsque M. Foucault fut couilnil à s’occuper du télescope. Avec sa sagacité ordinaire, l'babile physicien est ai rivé promptement à construire des instruments qui remportent de heancoup, pour la netteté des images, sur le télescope d’Hei-schell ; ils ne sont plus, ni gênants par leur niasse énorme, ni inabordahles à cause de leur prix élevé.
M. Foucault eut d’abord l’idée de substituer le verre au métal, et de recoiiviir d’une couche trés-mince d’argent la surface vitreuse, après lui avoir donné la courbure voulue. Celte idée, qui avait été mise à l’essai, mais uon poursuivie, par M. Steinheil, quelque temps auparavant, sans que M. Foucault en eût eu connaissance, celte idée réalisée par lui procura plusieurs avantages : l” le poids du télescope fut diminué; la
taillf eu lui moitis (wùleuse; ô" cnliii, lu <x)uclu! d’argeiil poli possi’ile un pouYuii rélléchissaiit beaucoup plus grand que celui du mêlai des miroirs, el dés lors les images acquièrent un plus vif éclat.
I i24. Procédé des relouchea localr». — M. FoUcault ne construisit, dans ses premiers essais, que des miroirs de petite surface. Puis il aborda la construction d’un miroir de 42 ceutiniètres de diamètre. L’ouvrier chargé de le tailler, en forme de calotte sphérique, échoua à (ùu(| repi-ises différentes. La surface présentait des ii'régularités (|ui aiii'aieut enlevé toute netteté aux images. Cet insuccès, (pii montra l’iiisiiflisauce des procédés employés pour la taille des verres, eut d’heureuses conséquences, car ,M. Foucault lut obligé d'enlreprendre une série de recherches dans le but de reconnailre exactement où se trouvaient les défauts des surfaces taillées, afin de pouvoir ensuite les corriger. Ce fut alors qu’il imagina le procédé si ingénieux des reUmchfs loatU’x, dont nous allons lécher de faire comprendre le principe.
Supposons qu’au centre de courbure d’un miroir sphérique concave on place un point lumineux trés-brillant et de très-petite dimension; si la surface est parfaite, les rayons émanés de cette source de linniére viendront, après avoir été réfléchis par le miroir, se concentrer Ions au centre même, et l'image obtenue sera en coïncidence exacte avec le point brillant, ljuand le point lumineux s’écartera du centre, d’une |K‘lite quantité, son image ira se former de l’aulre côté du centre, tout prés de lui, et elle deviendra facilement observable dans tous ses détails, à l’aide d’nn microscope, l'n examen rapide de l’image ainsi oblenmfournil déjà (jnelques indications utiles sur l’état de la surface réllél'hissante. Cette surface est-elle de révolution, l’image du point brillant parait parfaitement ronde, quand le microscope est mis au point; elle offre lie plus des altérations symétriques dans l’intensité lumineuse des différentes zones concentriques qui la constituent, lorsque par le déplacement alternatif de 1 appareil grossissant on rexainine tanlùt en avant, tantôt en arrière du foyer.
Voilï déjà une première notion acquise; admettons qu'il ail été rccHinm de cette manière que la surface explorée est de révolution, reste à savoir si elle est sphérique. Si elle l’est exactement, l'image circulaire nettement délimitée que l’on aperçoit au foyer, comprend tous les rayons l'éllècbis ; et de plus, chacun de ses points reçoit des rayons venant à la fois de tous les éléments de la surface du miroir. Dés lors, qu’un obsei vateur poi te l’œil veis le foyer el un peu en arrière de «x; dernier, en un point tel (|ue le miroir lui paraisse entièrenieiil éclairé, voici les phé>-
INSTRI ME.VTS li mii.ii K. 4b»
noinéiies qu'il |K)Uia ciinslali'r. — Il faudra, dans rii\puthé!<L' d'une sphéricité parfaite, que si l'un vient à faire iiioiivuir transversalement avec lenteur, au foyer luéiiie, un écran à bord rectiligne pour intercepter progressivement l'image, l'observateur, placé comme il vient il'étre dit, aperçoive rilluiiiiiiatinu décroitre à la fois également sur toiile l'étendue du miroir. L'empiétement de l'écran sur l'image aura, '■n effet, pour résultat de supprimer un certain nombre des rayons lèllécbis (|ui pénétraient tout à riieure dans l'œil ; mais, comme tous les points du miroir continueront toujours à en envoyer, autant les uns (jiie les autres, dans la partie restante de l'image, dans celle (|ui atteint la rétiii)' de l'observateur, la teinte de la surface vitreuse demeurera coiislaiiimeiit plate et uniforme, tout en s’obscurcissant de plus eu plus. Kiiliii réclairenient du miroir cessera dans tous les points en iiiéine temps, à rnistant même où l'écran masquera complètement l'image circidairc.
Si au contraire la surface est défectueuse, la distribution des faisceau.v envoyés par les différents éléments du miroir sera inégale dans les divers points de l'image; rexliuction progressive de la lumière ne produira plus la teinte uniforiuemeiit décroissante dont nous venons de jiarler. Dans ce cas, on verra, comme superposé à lu surface plane liiiiiiiiense (|ue donnerait la spbére idéale, mi solide dont les saillies dé|iendruiil des excès des rayons de courbure de la surface explorée sur ceux des éléments correspondants de la surface correcte. Ainsi, la partie ceii- Irale du miroir pré.scule-t-elle une trop faible courbure, ce défaut sera révélé à l'observateur par l'appaiition d'une proéminence centrale qui se uianil'estera à lui par le contraste des ombres et de la lumière, eu lui doiiuant le sentiment d'un relief exagéré. Kii un mot, comme l'explique lies-clairement M. Foucault : «Tous les versants inclinés du côté de l'i'ia aii paraîtront noirs ; tous les versants inclinés du côté opposé | araitroiit brillants... Fn délinitive, l'aspect d'une telle surface sera le même que celui d'une surface mate qui préseuteiait avec un degré d'exagéraliiai extrême, des saillies et des creux semblablement distribués et qui serait éclairée par une lumière oblique provenant d'une source placée du côté opposé à l'écran qui intercepte riiiiage. »
Un conçoit maintenant comment il a été possible à tl! Foucaiill, à la suite d'une pareille exploration de la surface rélléchissanle, de faire disparaître les irrégularités de tout genre aux points où elles se molliraient à lui, et d'amener, par un polissage convenablement dirigé, la surface primitive à nu degré de perlection qu'il ei'il été impossible d'atteindre par les procédés ordinaires.
OITIQUE.
Il y il mieux : une élude attentive de la quenlioii lui a luunti é que se^ Itrueédés d’exumeii des surfaces étaient assez sensililes et ses moyens (rallai|uer le veri'e assez précis pour qu’on dût espérer arriver à la production de surfaces parfaites dépourvues de toute aberration. Dès lors, il a pu eoiistriiire des télescopes tels que les rayons émanés d’uii point situé à un distance inliiiie vinssent tous converger rigoureu.sement au luéiiie point. Kiualement, à la courbure sphérique a été substituée une courbure parabolique (|iii permet d'obtenir des images admirables de netteté; l’aberration de sphéricité étant cette fois totaleineut annulée.
I Argrnlnre de» miroir» de verre. — La surface vitreuse préparée avec les précautions qui viennent d’étre indiquées, doit être ivcouverle d’une couche d’argent. L’argenture du verre avait déjà été pratiquée en .Angleterre par la méthode de Drayton, pour remplacer l'étamage des glaces ordinaires. Le procédé a été depuis régularisé et perfectionné par M. L'oucaiilt, dans le but d'idilenir, à froid, à la surface des miroirs concaves, une couche d’aisgent d’égale épaisseur dans tous les points, et assez adhérente pour pouvoir résister au frottement d’une peau de chamois chargée de rouge d’Angleterre. Ce frottement est destiné, on le devine, à amener un polissage aussi parfait que possible de la couche niétalli(|ue. Le procédé de Drayton est aujourd’hui ahandonné ct l'cmplacé avec beaucoup d’avantage par une méthode d’ai'gcnlure duc à .M. Adolphe .Martin, et fondée sur ta réduction des solutions argenliféres par le sucre interverti agissant en présence des alcalis. Voici cette méthode :
On commence par préparer les quatre solutions suiviuites :
I. Sohitim d'azolalttiianjevt dansl’eau (ILitillét'. — i grammes il’azolate d’argent pour 100 grammes d’eau.
II. Sululinn ammoniacale. — Klle a un degré de concentration tel que <îK centiinéties cidies de celle sidnlion (II) snfliseni pour faiiv apparaitiv d’abord cl pour redissondre ensuite complélemenl le précipité fourni par lot) centimètres cubes de la solution (I). On l’idilicnl à peu prés an degré voulu en ajoutant à rammoiiiaque pure du commerce, à *Ji“ Cailier, 1 1 fois son volume d’eau, puis on achève le titrage par lâloii. nemenl.
III. Solution de potasse pure dans l’eau distillée. — i grammes de potasse à l’alcool, 100 grammes d’eau.
IV. Solution de sucre interverti. — On l’oblient en traitant tin granitiies de sucre blanc urdinaiiv dissous dans un litre d'ean par '1 ceiitiiiié-