‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 76 sur 130 · I.NSTIU MKNTS D’OITlOi K · texte numérisé non relu

I.NSTIU MKNTS D’OITlOi K

Iiwriiljos d'aride nitrique du conimerre. On porte à réliidlition et nii laisse refroidir, puis on ajoute assez d'ean pour donner 7ÔÜ eentiinétres rabes de la solution.

ttuaiid on veut ar;;enter un miroir, ou commenee par bien nettoyer sa siirfare avec un tampon impréÿ;né d'acide azotique étendu; on le lave t'ivsuile à grande eau, et on plonge le miroir encore luiinide dans la rniiche supérieure d'un liquide formé par le mélange à volumes égaux (les quatre solutions pivcéilentes ajoutées l'une à l’autre dans l'ordre indiqué plus haut. Au bout d'un quart d beiire environ et sous l'intluenee de la lumière diffuse, une eouclie d'argent brillante des (leux e.(ités s'est déposée Mir la surface vitreuse, et y demeure fortement adhérente. On reconuait la lin de l'opération à ce (|iie le liquide (|ui était devenu brun d'aboni, puis grisélre, s'est recouvert d'une pellicule d'argent brillant. Ou lave alors le miroir à l'eau distillée; ou laisse sécher et on passe sur In couche luétallirpie nu lainpou recouvert d'un |ieu de rouge d'Angleterre.

ba disposition del'instriimenl est d'ailleui's celle que Newton eml'Iiiyait ; un prisme à léllexion totale renvoie l'image produite vers un "culaire i|ui, au lieu d'une simple loupe, est l'oculaire de la lunette astrononiiqu((. Kn MN (fiq. 718) est le miroir commve, en Ose trouve I oculaire par lequel on regarde l'image réelle fournie par le miroir. Les pièces AA', PQ, SS' forment le pied de l'instrinnent qui peut tourner niitnur de l'axe AA', prendre des inclinaisons diverses an moyen du support Pt), si bien qu'il est facile de le diriger trés-promptement vers le |s>int du ciel que l'on veut observer.

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CHAPITHK VIII

l»AWL'KRR<';OTYPIK — PHOTeSR APH IK

I i2l). Première Idée dr la photocraphlr. — l.ü rhaillhro noire IIUI' nie d’une lentille eonversenle encliAssêe dans un Irou (|iie l'on n pratiqué dans le volet, nous permet d’obtenir une image réelle, renversée, d'nn (d)jel extérieur et pins petite que lui, lorsque cet objet est placé à une distance di> l.a lentille pins grande que le double de le distance focale principale. Nous avons vn (I. "il fl), qu’à l’aide de dispositions faciles à ré.diser, celle image vient se peindre, soit sur une lame de verre dépolie, soit sur une feuille de papier, de telle manière qu'il est possible à uu dessinateur d’en suivre, avec, le crayon, tous les contours et d'en indiquer les moindres détails. Mais cette opération si simple en appareiirr présente, quand on en vient à l'exécution, des difficultés réelles. Il faitl nue grande patience et une grande habitude de ce genre de dessin pour obtenir un croquis satisfaisant d’une image (jui vient pourtant s'étaler sur l’éerau avec tant de netteté et de fim>sse, et qui conserve même, am différents coi-ps, les teintes véritables qu’ils ont dans la nature. Il était, à coup sûr, bien séduisant pour le génie de l’homine d’ai’river à la solation d’une question qui se présentait natui'ellement à l’esprit, et qa’oa pouvait formuler ainsi ; supprimer le de.ssinateur elle remplacer par la lumière elle-même qui, en vertu de son action ebimique, formera d'ime manière durable sur uu écran convenablement choisi, l’image jusque-là fugitive des coi'ps placés en dehors de la cliambre noire. Ce problème a été posé; il a été résolu, et les résultats obtenus oITrent aujourd'hui une perfection qu’on ii’osail pas espérer il y a lreut(! ans.

14)27. Propriei^N pho(OKenlqnen aiii rhlornrr d'arneal. — Vers la

nAGl’ERRÉOTVPIE. — PlinfrOf.RAHlIE, 4r..‘i

lin (lu d('nii('r siècle, Sclioele avait reiuarqiits sans y allaclior niiciine importance, que du papier imprégné de cldnrure d'argent humide se e(niserve parfaitement blanc dans robsc.urilé, tandis (|u'il acquiert, par son exposition au soleil el même à la lumière diffuse, une teinte violacée passant rapidement nu noir foncé. I.e sel d’argent, comme nous l'avons déjà indiqué (I5fi0), éprouve une réduction partielle sous rinfluence des rayons lumineux, el abandonne de l'argent m(dallique. Celui-ci, dans l’état de division extrême où il se trouve à la suite de sa mise en liberté, produit cet aspect uoirétre offert )iar la feuille de papier qu'il recouvre.

1428. Progre* dua A Daguerrr (Üagnerréoliipe) . — Il t‘st remarquable que le chlorure d’argent, dont l’impressinnnubilité, sous l’action de la lumière, avait été tout d’abord c.onstalf’c, et qui rend de nos jours de si grands services pour la production d('s images daguerriennes, ail été méconnu dans ses bons effets el négligé par les premiers inventeurs de la photographie. Niepee, û qui on doit la première solution du problème qui nous occupe, employait dés 1826, comme substance pbolog('^nique, le bitume de Judée.

Mais sa méthode ne donna (pie des r^'siiltats très-imparfaits. O fut Ihigtierre qui, à la suite de son association avec Niepee, (l(konvril un procédé d'une application facile et dont le sU(’C(';s est toujours c.ertain, quand on suit exactement les prescriptions de l'inventeur. Les détails de ce procédé furent dévoilés au public en 1801), dans un rapport remarrpiable présenté par .\rago à la Chambre des député's. L'appareil imaginé par Daguerre, el qui n’est, au fond, (pie la cbainbre noire de Porta, a reçu depuis celle époque le nom de dmjueiréolypr.

La couche impressionnable déposée sur la plaque luétalliipie était l’iodure d’argent, qui, dans les parties atteintes par la lumière, éprouve une nioditicalion, soit dans sa nature chiinique, soit dans sa structure iiioléculaire, iiiodincation qui ne se traduit d'abord par aucun chaiigeinent dans l’aspect uniforme de la couche. Mais si la plaque impression' née est soumise l’i l'action d'un courant ascendant de vapeur ineiviirielle produite a la leinpératiire de 60', rimage, jiisipie-h’i iuapi'ri-ue, se (lévidoppe avec une vigueur croissante, et reproduit bientôt, dans ses moindres détails, l’objet lumineux placé devant l’objcclif de la chambre obscure. L’examen microscopique de la plaque, effectué à la suite du développement de l’image, montre que de iioinbreiix globules de niercuie extrêmement petits se sont déposés dans tous les points priiniliveinenl l’rappi’s parla lumière C’i'sl leur teinte blanche ipii coricspoud

4r,n OPTIQUK

aux tons claii-s di> l'objet; au contraire, dans les portions demeurées dans l’obscurité, l’iodure s’est conservé intact, le mercure u'a effectué aucun dépôt sensible, et si l’on vient alors à dissoudre cet iodure inaltéré, par l’emploi d'un réactif approprié, l’hyposulfile de soude, ce sont les parties dénudées du métal poli, qui reproduisent les parties sombres de l’objet.

Nous n'avons pas l'intention de décrire ici, d'une manière complète, le procédé de Daguerre; il est aujourd’hui tout à fait abandonné et remphacé avec beaucoup d’avantage par la photographie sur papier. Nous lions bornerons à donner un résumé succinct de la méthode.

I42Ü. Prodnetion des Imaceii Mor lex plimaea metalllqum. — Ll lame métallique, destinée à recevoir l'image, était constituée par une plaque mince d’argent pur soudée à une plaque de cuivre. Elle était nettoyée avec les plus grands soins, d’abord avec l’acide nitrique faible, puis avec l'alcxiol, et rmaleinent, on lui donnait un poli aussi parfait que possible, en se servant de tripoli tré.s-fln et de rouge d’.\ugletei re. L-i plaque était ensuite soumise, dans une boite close, ;'i l’action de la vajieur d’iode jusqu’il ce qu’elle eût pris une teinte uniforme d’un beau jaune d’or. A partir de ce moment, elle était devenue sensible à la Inmiéiv, et on ne devait plus la manier que dans l'obscurité. Ou rintrodiiisait alors dans lachaïubre obscure, à la place même de la lame de verre dépolie mise préalablement au foyer. Quand on jugeait «jue la durée de l’exposition était suffisante, ce qu'on estimait par des expériences d’essai exécutées à l’avance, ou la l'ctirait de la chambre noire pour la porter dans la boite à mercure, et la soumettre sous une inclinaison de 45", à l’action de la vapeur mercurielle. Enfin, quand l’image avait acquis son maximum d' intensité, on la rendait désormais inaltérable par la lumière, en la plongeant dans une dissidution d'hyposulfite de soude. II n’y avait plus, à la suite d)> cette fixation de l'image, qu’à laver la plaque à grande eau et à la sécher.

I4Ô0. r^tualtent <le remploi d’anr pInqHr mélal-

liiiae. — l,e procédé de Daguerre, quoique bien complet, laissait à désirer sous plusieurs rapports. I.es images étaient trop plates, elles m<auqiiaieut de relief; l’opposition des lumières et des ombres était souvent trop peu marquée ; enfin, la durée de rcxjiosition dans la chambre obscure était trop grande; il fallait au moins un quart d'heure pour obtenir l’image d'un édifice éclairé par le soleil. Aussi, dans les pivmiers tem|is de l'empha du daguerréotype, désespérait-on de pouvoir jamais faire le portrait. Mais des perfectionnements nombreux ne tanlé-

DAGIIKIUtfiOTYPlE. - PllüT(V,RAPIIIE. 4t.7

roiil pas à Otre dêcouvorls : le dépôt successif de la vapeur d’iode et de la vapeur de brome, sur une même plaque, donna à la couche impres- * sionnable cette sensibilité qu'il était si important de lui faire acquérir; et bientôt, on put faire des portraits à l'ombre, après une pose de vingt à trente secondes; la dissolution aqueuse de brome, le bromure d’iode, l.a rlianv bromée fni’ent les réactifs successivement employés pour rendre l.i rouelle très-sensible.

HTil. PerreelioBiHrnient dû û IH. Flseatn. — M. Fizeau illtroduisil un perfectionnement qui constitue peut-être, à lui .seul, le plus grand progrès qu'ait accompli la daguerréotypie proprement dite, depuis 1809 Il proposa de chauffer la plaque métallique, a la suite de la fixation de l'image, an contact d'une dissolution faible d'hyposullite double d'or et de soude. Dans ces conditions, l’image se renforce visiblement, elle prend du relief, un ton vigoureux i|n’elle n’avait pas auparavant, et en même temps, comme elle se recouvre d’une couche d’or qui est assez mince pour demeurer transparente, elle devient ;'i peu près inaltérable.

Malgré tout, deux inconvénients graves restaient iidiérmds à l'emploi d’une plaque de métal. Les noirs île l’image offraient, dans tous les cas, an nnroitement désagréable qui ne permettait de saisir l’ensemble du dessin, que loisqu’on était itarvenn, en ti’donnant, à placer la lame brillante dans une inclinaison convenable par rapport aux rayons lumilieux qui la frappaient. Kn outre, l’image iditemie une première fois ne pouvait se reproduire par elle-même, il fallait une exposition à la cbambre obscure pour chaque épreuve nouvelle. La production de clichés indélébiles comparables à la planche burinée par le graveur et r.ipables, comme elle, de reproduire, autant de fois qu’on le voudrait, une même image daguerrienne : tel était évidemment le nouveau problème qui devait fournir un intéressant sujet d’études aux physiciens et aux nombreux adeptes de la photographie.

Il est juste de signaler, i\ la reconnaissance des amis des sciences expérimentales, les noms de MM. Talbot, Bayard, Blanqnart Kvrard, \iepce de .Saint-Victor, le neveu du premier inventeur, Poitevin, qui par leurs travaux persévérants et leur dévouement à la science, ont le plus contribué aux progrès admirables que la jihutographie a accomplis, dans un si petit nombre d’années. Nous ne saurions suivre ici les transfiirmations diverses qu’ont subies les procédés mis en œuvre, aux différentes époques. Ces détails, qui ont pris maintenant le caractère de documents historiques, trouvent nalnrellement leur place marquée, dans un traité spécial de photographie, nous devons nous contenter de dé-

omonE.

iTiro la méthodf* qui psI généralPiiiPiil suivie pii pp nioniPiil, pI dniil Iniil |p moiiHp PsI pu inpsiirp d’apprépipr Ips pxppHpuIs ivsullals.

rHOTnr.RAPRiE si'R PAPieii

14^2. Indication KPnéralc dco opPratlonH. — l,a niappllp générale dps opérations est pp||p-ei ; I" Déposer à la surface d’une lame diaphane (une lanii' de verre, une feuille de papier), sons la forme d’nne pellicule mince et homogène, une suhslanee impressionnable à la lumière : le ehlonire, le hromnre, l'iodiire, le niiomre d’argeut ; on un mélange de quelques-uns de ces composés; 2“ introduire la lame dans la chambre obscure, pour qu'elle y subisse l'action rie la lumière faire apparailm l’image par l'emploi d’un agent chimique convenable (pii réduira partiellement le sel d’argeut dans les parties que la lumière aura atteintes, et qui constituera dès lors l’agent révélateur. De cette far.'On, les blancs d(“ l’objet seront reiirt’sentés jiar des noirs sur l’image, et les iioii's par des blancs, Kn un mol, l’image sera l’inverse de l’objet; on. comme on le (lit, l’image sera négative; 4“ fixer l’image, c’est-à-dire la rendre désormais inaltérable par la lumière, en dissolvant tonte la portion de ’malièrc saline que les radiations lumineuses n’ont point modifiée.

Ces quatre opérations nous ont mis en po.ssession du cliché. Maintenant l'image négative ainsi obtenue et fixée sur une lame diaphane va servir à la production, sur papier, d’autant d’images qu’ou le voudra, dans lesquelles les clairs et les ombres de l’objet reprendront leur place naturelle. Ces images, par opposition avec les précédentes, sont appelées imsitives. Il suffira, pour les obtenir, de placer derrière le cliché une feuille de pa|>ier impivgiiée de cblonire d’argent dans l’obscurité, et d’exposer le tout, dans un châssis, A l’action de la lumière solaire. I.e> rayons, passant A travers les parties blanches de l’image négative, les traduiront en noir sur le papier chloruré, et inversement, les p.irtie> noires du cliché, arrêtant les rayons lumineux au passage, laisseront des blancs correspondants sur la feuille en contact, il n’y aura plus qu’à dissoudre l'excès de chlorure pour avoir une image positive fixée.

Telle est la suite ordinaire des opé'rations A exécuter; ('tudions-les maintenant de prés, une A une.

1450. Formation dr la mnrhe arnalblr. — Emploi du rollodloa. —

X^Knilfw Hiir rollodlon. — l.c réatif cbimi(pie (habitncllement iodiue

iiAr.rERnfxvrvwK. - widtographie.

d'arf;eiil), desliiié à rerpvoir l'inipression lumiueuse, se présenterait süiis la forme d’une matière pulvérulente, sans cohésion, si l’on se contentait de le déposer A la surface de la lame de verre ; il est indispensalde de le convertir, par l’intermédiaire d’une liqueur visqueuse susceptible de dessiccation, en une couche continue, homogène, suffisamment résistante, qui adhère follement à la lame diaphane, le véhicule employé dans ce but a beaucoup varié ; on s’est siuxessivement servi de l’albumine et de la gélatine; on emploie aujourd’hui de préférence le colloilion qui provient de la dissolution dans un mélange d’éther et d'alcool d’une variété convenahleinent choisie de coton-poudre : c’est de la production des négatifs sur glac.e collodionnée que nous nous occuperons tout d’abord.

ha composition des liqueurs photogéniques destinées ù sensibiliser la couche (le collodion, à faire apparaitre I image, ù la renforcer et à la fixer, change pour ainsi dire avec chaque opérateur ; aussi, trouve-t-on dans les livres et les recueils scientiliques l’indication de formules trésdifféientes, pour arriver à un même résultat. Voici des dosages qu’une longue expérience a consacrés et avec lesipiels ou obtient d’excellents lésiillats.

I. — HRépiBATION Des LIOUEURI, !■ H DTIMl l' S I Q|! F.S POUR IRAHRS NÉGATIVFS.

I iôf. (A) <'«ll<Mlloa lodiire. — On prend ;

KUmt rtHrlIlif à 6(>’

\IciMtl à MV “.V*

IihIiiiv (U* rndniiiiin

Itwlniv (l'nnmioniinii

lli'iMiuiri' (1 niuiuoniiiiii . . . . 0",1

Un fait dissoudre les iodiires et le bromure dans tout l’alcool, ou liltre la sidiition et on l’ajoute à la quantité d’éther indiquée ; puis on introduit dans le mélange I gramme de coton-poudre, soluble sans résidu. — M. .Maitin, qui s’est spé-cialcment occupé de la préparation et de la CAiniposition des divei’ses variétés de coton-poudre, en distingue de quatre sortes ; I'' lec.oton à équivalents d’acide hypoazotiqiie ou colon fulminant, insoluble dans le mélange d'éther et d'alcool, et tout à fait impropre aux applications photographiques ; '2" le ixitoii ù i équivalents d’acide hypoazntiqiie, soluble sans résidu dans le mélange ('•Ihéré, c’c-vf

Ol'TinUE

le véi~itablr colon piwtoiiraphùiae -, 5“ le colon ô ô éi|iiiviileiils ou culnn poudreux soluble comme le précédent, mais donnant une couche moins tenace sur la lame de veri'e ; un mélange à parties égales de ces deii\ dernières variétés, parait très-convenable pour la photographie ; 4“ le coton i 1 équivalent, soluble même dans l'eau et donnant une couche sans cohérence. — On laisse la liqueur ainsi préparée se reposer pendani deux jours dans un flacon bien bouebé, et au bout de ce temps, on la décante pour la distribuer dans plusieurs petits flacons qu'on devra conserver, pour l'usage, pleins el herméliqueinenlclos. En opérant, comme il vient d'étre dit, la liqueur obtenue est trés-limpide, elle présente nui' légère teinte jaune el peut se conserver indétiniinent, sans altération.

lir).*). (flt Bain d'arKcnt. — Il est Irés-iniportaiit que le nitrate d'argent, qui, par .sa réaction sur l'iodnre de cadmium et l'iodure d'ainino. Ilium, donnera l'iodnre d'argent, soit à l'avance saturé de ce derniei sel. Par ce moyen, il ne pourra dissoudre aucune poiiion de l'iodmv développé sur la plaipie, el dés lors une cause fréquente de variation dans l’état de la couche sensible se trouvera éliminée, telle saturation du bain doit être faite dans l'obscurité. On pi-end ;

Nilralr il'arpriil crisliillisé tO"

E.111 dislilUV 100'"

Hans cette dissolution, on ajoute quelques gouttes de la solution suivante :

Alcool il 10“ lO"'

loiliii'o ilo cmliiiiiiiii g*'

loïir on lU'nin 0»'..i

Il se forme un précipité d’iodure d’argent qui se redissent d’abord ; mais ou continue de verser la sidution alcoolique, goutte à goutte, jusqu'à la production d’un précipité ]ierinanenl . Ou liltre à ce inomeiil, ou ajoute à la liqueur liltrée 40''" d’eau distillée, elle se trouble de nouveau, prend un aspect laiteux el exige, pour être prête à servir, nue seconde lillralion.

liofl. (G) IJqaMr revMatrur cmplo^ÿ pour Ir d^vclopprim'ut de rimngr, an Nortir de la ehambre obnenre. — Si l’on doit faire un grand nombre d’expériences le même jour, ou prend :

4]isUn«V ou f*nu do |>luir iOO' -

Aciiip crislalliiiahlr. di* I.V"à2o“'

Aoiilo pyi’oj.Mlliqnr , l»'

l,a liqueur est renfermée dans nu flacon qii'nii conserve à l’abri de In lumière. Il est bon loulefois de la préparer, peu de temps avant son eni-

HAGLtUIttOTVI'lK. - PIlirrOlillAl'lllK.

lül

|)lui. Ijiiaïul un a quelque l'aisuii de penser que la durée de la puse a été iitsunisaiite, au lieu d’employer la liqueur (C), on développe l'iiua^'e, eu se servant comme réduclenr, d’une dissolution de sulfate de fer; seulement, comme le sulfate de fer du commerce renferme, le plus souvent, de l’acide sulfurique libre (|ui nuit à la vigueur de l’épreuve, on se déiiarrassc de cet acide en exci’s, en préparant la liqueur réductrice de la

nianière suivante : on fait dissoudre dans DI tui i.’XI-

SiiHale (le f(‘r pur ÙÜ»'

d’aiitie part dans

Eau ««O"-

un fait dissoudre

Ac(‘late (le pluinb 3*'

(tn liltre la deuxième solution; on l’additionne de ‘JO centimètres cubes d’acide acétique, et on la mélange à la premièie; il se forme un précipité de sulfate de plomb ; on liltre et on ajoute à la liqueur obtenue :

Eau tOO"

Ètlier acéti(|iie. . .

Ellier iiitrcui (nilrique du (siuimme) ü"'

Kniin, si la durée de la pose a étéextrémenieut courte ; si, eu nu mot, on veut airiver à rinstantanéité des épreuves, tout en conservant au colludion et au bain d’argent leur composition primitive, on double la dose d’éther nitreux dans l’eau étliéréc dont nous venons de donner la composition, et on l’ajoute au bain de fer (Dj : on ne fait aloi-s le mélange qu’au inoment de s'en servir.

La liqueur qui résulte de ce mélange fait apparaître l’image avec une grande rapidité et lui donne des noirs très-intenses.

I ir>7. iK) Uqursir propre * renforcer l'ImaKe <|unnd le» noirs mamiurni dr vljpieur. — L’image venue à l’acide pyrogallique ou au sulfate de fer est souvent trop faible ; le cliché qu’elle fournirait ne pourrait donner que des positifs Irés-pàles. Il’un autre côté, sous peine de détériorer l’épreuve, on ne saurait prolonger l’aclion de l’acide pyrogallique au delà du moment où ce liquide prend une teinte brun de lessive. On fait alors écouler de la surface de la lame de verre la liipieur brunâtre qui y formerait un dépôt noir, et on renforce l’image de la manière suivante :

Quelques gouttes d’une solution de nitrate d’argent dans l’eau à

ni’TIOlt.

^ p. lüO seront versées dans cette niéine liqueur (C), qui a servi au développement de l'image; puis le mélange des deux liquides est répandu sur l’épreuve dont il augnieMte presque aussitôt la vigueur. Le nitrate d’argent ainsi ajouté est peu à peu réduit par l'acide pvrogalliquc ; l'argent métallique se dépose sur les parties noires de l'image et les renforce.

Li38. (F) IJ^neor pour Hxer l'luuM(r nésutlvr. — Un mélange parties égales il'eaii de pluie et de dissolution saturée d'hyposulfite de soude. Ce liquide, au contact de l'épiviive, dégage rapidement l'image, en dissolvant tout l'iodure d'argent en excès.

l'hociLiii. iii'éiiA ri'iuL l'uii; i.a noiiiurtni.s ues i Lii.iiés.

Les liipieui's étant préparées, en suivant les dusages i|uu nous venons d'indiquer, et en se servant de produits purs (précaution capitale qu'il faut se garder de négliger), ou [ii-océde à la mise un })oinl.

I 43!l. t'humbre obarure. — niwe mu point. — La chambre ohsClire ipi'un construit aujourd'hui n'est plus aussi simple que du temps de llaguerre; au litni d'un simple objectif achruniatii|uc qu'employait ce derniei-, ou se sert de préférence d'un objectif double, qui est dû à l’etzevvall.

l'ii:. :i!l.

physicien allemand. Il se compose de deux lentilles achromatiques 0 et 0' (fiy. 71 U), qui sont fixées à une distance invariable l'une de l'autre, aux deux extrémités d'un même tube de cuivre; ce tube, par l'emploi d’une vis sans lin V et d'une crémaillère, peut être rapproché ou écarté.

IIAGUERHÉOTÏI’IK. ~ I■HÜTÜGI1A1*HIK. 165

tuut (l'uiiu pièce, de l'éci'au de veri'e dépuli (i placé au fuiid de la cliaiiilia>, quand on veut effectuer la mise au point. Quelquefois, la lentille antérieure est mobile par rapport à l'autre O', et son déplacement a lieu H l'aide d'une disposition mécanique semblable à la précédente. L'emjiloi des objectifs à verres combinés a permis de raccourcir le temps de |>use ; et, en même temps, l'introduction de diaphragmes de diamètres cunveiiables, suit en avant de la première lentille, soit entre les deux k'iililles, a pour effet de supprimer les rayons marginaux et de contribuer ainsi é donner plus de netteté à l'image.

I.a boite de bois B, dans l'intérieur de laquelle la plaque de verre rccuuverte de la couche sensible subira, après avoir pris la place de In "lace dépolie, l'action des faisceaux lumineux réfractés par l'objectif, est fiiruiée de deux parties : l'une lixe qui porte les verres convergents, l’autre mobile qui porte la glace dépolie ,

On dirige l'axe de la lunette antérieure UU' vers la partie centrale de l'objet à reproduire, de façon à rendre cet axe perpendiculaire au plan langent aux diverses surfaces dont les contours doivent être dessinés avec le plus de netteté. Alors, en faisant mouvoir lentement, suit le fond mobile de lu boite, suit l’objectif, on arrive aisément à obtenir sur la glace dépolie une image très-nette de l’objet. La mise au point est réalisée.

I ilO. Nettoyage de» i;lace». — La glace csl -elle neuve? il suffit de la laver avec soin à l'alcool et de la frotter avec un tampon de coton inipré- ' gué de tripoli lin délayé dans l'alcool; quand la surface du verre s'est im peu séchée, on enlève les dernières traces de tripoli avec du coton bien sec. La glace a-t-elle déjà servi à lu production d’images daguerneniies?on la laisse séjourner pendant plusieurs heures dans l'acide azuti(|uc très-étendu d’eau, et on achève le nettoyage comme précédeniiiieiit.

I fil . D^pUI »ur la fflace du coUadlon loduré. — Un saisit la glace de la main gauche, par l’iiu des angles, et on verse le colludion ioduré (A) de inaiiièi'e à recouvrir de liquide toute la surface vitreuse. On fait écouler ensuite l'excédant de cidlodion, en introduisant un autre angle de la glace dans le goulot d’un flacon, et on relève lentemenl,cette dernière, pour que la liqueur en excès, se dirigeant vers le point le plu.*» bas, se dévei'se. dans le flacon. Le verre se trouve alors recouvert d'une couche mince, transparente et honiogèiie de eollodion ioduré.

Lii2. Men»ihlli»alion de la cooebe de collodloa. — Ci'lte couche, par suite de révaporalion de l’éllieret de l'alcool, su dessécliei ait |noiiip-

•rriQUE.

temeiil; mais un immerge la glace, peu de temps après la lüriiiatioii de la couche visqueuse, dans le bain (B), où on rabaiidomie à elle-même peudaiil deux minutes. Dette opération et celles qui suivent doivent être faites dans l’obscurité, ou du moins dans une chambre (|ui ne reçoive la Ininiéi’e du jour ou celle d’une lampe qu’à travers des verres jaunes, l'iic réaction chimique importante s’accomplit dans le bain: les iodures el les bromures de cadmium et d’aminoniuiii se transforment en iudure el bromure d’argent, et quand on retire la glace, on la trouve recouverte d’une couche d’un blanc très-légérement jaunâtre qui présente un aspect opalin.

i*i45. ExpoMltlon dian» In rhambre noire. — .\u sortir du bain d argent, on laisse la glace s’égoutter pendant quelques instants, ou l’introduit dans un châssis à volet mobile, et on la porte rapidement dans la chambre noire, où elle est substituée à la glace dépolie. Le volet de châssis est soulevé, l’obturateur de la lunette écarté, et dés lors l’impression de la lumière peut librement se produire sur la couche sensible. .\u Iwut d'un nombre de secondes qui dépend de l’intensité de la lumière (huit ou dix secondes au plus par un temps favorable, et pour un portrait à l’ombre), on replace l’obturateur, on abaisse le volet du châssis, et la plaipie est reportée dans la chambre éclairée par les rayons jaunes.

I i-44. .%p|>arition de l’imaKe négatlwe. — Oll verse à sa SUI'lace la quantité de run des liijuides réducteurs (C), ou (D), juste nécessaire pour la recouvrir; on voit alors l’image se développer, sous l’influence du l'éactif, d’une manière progressive, quand ou emploie la liqueur (C) ; d’une manière presque subite, quand on se sert de la liqueur (II). Si on ne la trouve pas assez vigoureuse, on la renrorce avec la liqueur (E), coiiune il a été dit plus haut (1457).

II est utile de remarquer qu’un réducteur, (pielle que soit sa iiatuiv. n’agit sur l’iodure d’argent que la lumière a frapj)é, pendant quehple^ instants seulement, (lu'autanl (|ue cet induré est en contact avec un excès de nitrate d’argent; ceci nous explique le mode d’action de la liqueur renl'oiTante, où l’acide pyrogallique intervient concurreiuiiient avec le nitrate. •

H45. FIxskc da rllrbe. — L’épreuve renforcée est lavée à grande eau et inlroduite dans le bain d’Iiyposulfile de soude (F). Quand elle est bien éclaircie, on la lave de nouveau avec soin; on la sèche ; el, si elle doit servir à tinu' un grand nombre de (Hisilifs, on la vernit, soit avec de l’eau de gomme Irés-légére, soit avec un vernis au copal.

ÜACUERRÉOTÏWfi. — PHOTOGRAI’HIE

KPRKUTgS POSITIVES. — PRÉPARATION DES LIQUEURS.

1446. (G) Baind’Mriieiit.

Eau dislillpc 400>'

5ilrate d'argent fondu 80»'

1447. (H) B«ln poar le Hxajge et le virage de l'épreaire. — On prépare d’une part une dissolution de

Hyposulfite de soude 100»'

dans

Eau de fontaine . . 500<'

de l'autre on fait dissoudre

Chlorure d'or. I"

dans

Eau oi-dinalrc 500"

On mélange parties égales de ces liqueurs, en versant la seconde dans la première, quelques heures avant de procéder au tirage.

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