‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmesChapitre 78 sur 130 · TIQUE · texte numérisé non relu

TIQUE

sis dans une chambre éclairée faiblement, et on voit que l'image est un peu plus venue qu'elle ne doit l'étre finalement. Cette circonstance est favorable, parce que, dans le bain d’byposulfite, l'épreuve pâlit toujours un peu.

La feuille de papier sur laquelle l'image a été développée est lavée avec soin à l'eau de pluie, pour la débarrasser du nitrate d’argent qu'elle a retenu, et immergée ensuite dans le bain (H). L’hyposulfite double d’or et de soude que contient ce bain fait virer l'épreuve et lui donne un ton noir fort agréable ; d’autre part, l'hyposulfite en excès dissout le chlorure d'argent que la lumière n'avait point altéré et fixe ainsi l'épreuve. Après une heure de contact avec la liqueur (11), l'épreuve est lavée plusieurs fois à grande eau et laissée, pendant vingt-quatre heures au moins, dans un bain d'eau de fontaine qu'on renouvelle de temps en temps. La feuille de papier après ce lavage complet est enfin séchée à l'air libre.

CULIODION SEC.

144(t. Dans le procédé qui vient d'être décrit, le collodion est toujours employé humide ; il offre en effet, dans ces conditions, une très-grande sensibilité; et la durée de la pose, quand il s’agit de faire le portrait, peut être réduite à deux ou trois secondes par une bonne lumière ; mais celte manière d’opérer ne laisse pas que d’étre fort incommode, lorsqu'on fait de la photographie loin de son laboratoirce, en plein champ; lorsque, par exemple, on veut prendre, en voyage, des vues de monuments ou des paysages. On a donc naturellement cherché à substituer, au collodiou humide qui exige une exposition immédiate à la chambrr obsaire, et une foule d’opérations diverses et de lavages exécutés sans retard, un collodion sec qu’on pourra préparer et sensibili.ser, tout à l’ai.se, dans son laboratoire, pour ne l’employer que trois semaines ou un mois après. La plaque collodionnée et recouverte à l’avance d'iodure d'argent, par la méthode ordinaire, sera alors enfermée dans une boite bien close, à l’abri de la lumière. Quand on voudra prendre une vue on faire un portrait, la plaque sensibilisée longtemps à l’avanre, sera introduite dans la chambre obscure, sans qu’elle ait vu le jour; puis, à la suite d'une exposition suffisamment prolongée, on la replacera de

ÜAGIKRRÉOTVHK. — l'HOTOGRAl'HIE. 467

nouveau dana lu même boite, et ce ne sera que plusieurs jours après l'exposition, qu'oii s'occupera de faire apparaître l'image.

I4ÙÜ. Preparalion da collodlon *ee au uuinin. — Oïl a longtemps tâtonné pour arriver à ce rcsullat. Le collodion ordinaire, quand il est tout à failscc, est devenu presque insensible à l'action de la lumière ; il fallait donc introduire dans sa masse une substance qui conservât à la couche sensible une certaine moiteur.

Le collodion ordinaire, dont la composition a été donnée (14ô4), peut être employé. On le verse à la surface de la glace et un le sensibilise par l'immersion dans le bain d'argent (6) (1455), sans rien changer à la méthode déjà décrite. Au sortir du bain d'argent, la glace est lavée avec soin à l'eau distillée, puis immergée succcessivementdaiis plusieurs bains d'eau de pluie, pour enlever les dernières traces de nitrate. Après ces lavages répétés, on verse à la surface de la plaque une dissolution de tannin composée comme nous le dirons bientôt, on la laisse quelques instants au contact du collodion, pour s'en débarrasser ensuite; on fait égoutter la plaque, puis on y verse une seconde fois le même liquide, en opérant de la même manière. 11 n'y a plus alors qu'à la laisser sécher dans une obscurité complète ; elle est prête à servir.

La durée de la pose est égale â deux fois et demie celle qui est nécessaire pour obtenir, dans les mêmes circonstances, de bonnes épreuves, avec le collodion humide.

Quand on veut développer l'image, on vernit d'abord la plaque'sur ses bords, pour y faire adhérer le collodion, puis on verse à sa surface de l'eau alcoolisée, afin qu'elle soit facilement mouillée par la liqueur réductrice. La liqueur pyrogallique peut être dès lors employée â la façon habituelle ; on la laisse en contact avec la surface collodionnée jusqu'à ce que celle-ci soit bien unie et également imprégnée par le liquide. L'image n'apparait pas encore; on ajoute au réducteur pyrogallique une liqueur contenant 5 p. 100 de nitrate d'argent et 6 p. 100 d'acide citrique ; l'emploi de la liqueur, ainsi modifiée, fait apparaître l’image; on la renforce peu à peu en augmentant, si besoin est, la dose du nitrate. Enfin, on lave el on fixe à la façon habituelle.

La solution de tannin est ainsi préiiarée : dans 100 grammes d’eau distillée 011 fait dissoudre 4 grammes d'acide tannique pur; un filtre plusieurs fois la solution jusqu’à ce qu'elle devienne parfaitement limpide, et on l'additionne de 4 p. 100 de son volume d'alcool à 40“. Elle se conserve très- bien dans un fiacon liouché à l’émeri.

Les négatifs obtenus par l’emploi du collodion au tannin ont, en géné-

OWIQÜE.

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