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ral, une grande vigueur, de beaux Ions noirs; mais les opérations précédemment indiquées doivent être faites avec beaucoup de soin, sans cela l’épreuve présente souvent des taches et des piqûres.
1451. rrocédé TaopeBot. — On doit à M. Taupenot, professeur de physique au Prytanée militaire de la Flèche, une méthode pour l'emploi du collodion sec, préférable à la précédente quant à la sûreté des résultats et à la sensibilité de la couche impressionnable.
On verse, sur une glace nettoyée avec beaucoup de soin, une couche de collodion qui ne diffère de celui que l’on emploie dans le procédé ordinaire qu’en ce que la dose des iodures a été réduite de moitié, puis on plonge la glace dans un bain de nitrate à 8 pour 100 ; elle y séjourne quelques minutes. Après l’avoir bien égouttée, on la lave dans plusieurs eaux successives, de manière à entraîner tout le nitrate d’argent en excès. On laisse égoutter de nouveau, puis on verse sur la couche de collodion une quantité convenable d’albumine étendue de son volume d’eau et tenant en dissolution 1 gramme pour 100 d’iodure d’ammonium et quelques gouttes d’ammoniaque. Cette préparation d’albumine a été faite à l’avance par le battage des blancs d’œuf, et filtrée après un repos suffisant. Lorsque l’albumine a imprégné la couche de collodion d’une manière bien uniforme, on rejette l’excès de liquide et on laisse sécher. Les glaces ainsi préparées peuvent se conserver indéfiniment dans un endroit sec.
Quand on veut les utiliser, on les plonge de nouveau dans un bain d’argent différent du premier, et formé de 10 grammes de nitrate d’argent, de 10 centimètres cul>es d’acide acétique pur et de 100 grammes d’eau. Un séjour de 50 secondes de la glace dans ce bain est suffisant; il n’y a plus qu’à laver rapidement et à mettre la glace à sécher dans l’obscurilé. Aussitôt qu'elle est sèche, elle peut être employée, et elle conserve sa sensibilité pendant plusieurs jours.
Il est à remarquer que, à l’exception de cette dernière immersion dans le bain de nitrate, toutes les opérations qui précèdent peuvent être faites au grand jour, sans aucun inconvénient; et comme ce sont les plus importantes pour la production de la couche sensible, il s’ensuit qu’un opérateur soigneux peut compter sur des résultats excellents.
La durée de l’exposition A la chambre noire est notablement plus longue que dans le cas du collodion humide. Cependant, quelques opérateurs, employant des procédés de développement de l’image que nous n’avons pas à décrire ici à cause de leur peu de ccrlilude,sont parvenus à obtenir avec les glaces telles que nous venons de les préparer, des
DAGÜERRÉOTYPIE. — PHOTOGRAPHIE. A69
images fort belles, en un temps extrt'memcnt court (quelques secondes â peine).
Le procédé ordinaire de développement de l’image consiste à plonger d’abord la glace dans l’eau, afin de bien mouiller sa surface, puis à verser sur cette glace maintenue horizontale une certaine quantité de la solution suivante :
Acide gallique 1 gramme.
Acide pyrogallique t gramine.
Acide acétique cristallisahle 20 cenliniélres cube».
Eau 500 grammes.
Lorsque cette solution a bien mouillé la couche, on la rejette, et on en prend une nouvelle quantité à laquelle on ajoute une solution de
pour! 00 de nitrate d’argent. Par l’action de ce mélange, l’image apparail lentement, et en augmentant successivement la dose des nitrates, on l’amène au degré d’intensité voulu.
On enlève, par l’emploi de l’hyposulfite de soude, l’iodure d’argent non altéré qui reste sur l’épreuve, on lave à grande eau et on laisse sécher.
I.es clichés obtenus sont d’une grande finesse de détail et offrent une douceur de tons que l’on demanderait inutilement é l’albumine seule.