‹ Cours et littérature XXIChapitre 12 sur 15 · CO.NXOURS GÉNÉRAL. — RHÉTORIQUE · texte numérisé non relu

CO.NXOURS GÉNÉRAL. — RHÉTORIQUE

On sait queM"^*' de Staël, dans ce voyage en Allemagne d'où elle rapporta l'idée et la matière de son livre, rendit successivement visite h Gœtlie et à Schiller. Vous supposerez qne Schiller, un peu ému et inquiété par l'approche de la « dame française » (comme en témoigne sa correspondance), a demandé h son ami GœLhe, qui venait de recevoir le premier U^^ de StaëK un compte rendu de Tentrevue, avec ses impressions, son opinion et, autant que possible, un portrait.

Vous ferez la lettre de Schiller à Gœthe.

(Nancy. — Licence es lettres. — Composition, 1896.)

M^î^ de Staël avait émis le vœu que la littérature proprement dite devînt le partage des femmes, et que les hommes se consacrassent uniquement à la haute philosophie.

Benjamin Constant lui écrit à ce sujet.

M"^^ de Slaël envoie à Gœthe ce livre de V Allemagne dont Gœthe a dit : « Le livre sur V Allemagne fut comme un bélier puissant qui ouvrit une large brèche dans la muraille de Chine des vieux préjugés élevée entre nous et la France. »

Sous la Terreur, retirée dans son château de Coppet, M'^^ de Staël y écrivit son livre de l'Influence des passions sur le bonheur des individus et des nations. Elle eut plus d'une occasion alors de rencontrer et d'entretenir Joseph de Maistre, qui osait contre-

dire celle qu'il appelait « la science en jupons », celte femme « qui aurait pu être adorable et qui a voulu n'être qu'extraordinaire ». Il savait rendre justice à son talent et à sa bonté, mais il lui croyait la tête complètement pervertie par la philosophie du temps, et il approuvait peu surtout ses Considérations sur la Révolution française. On imaginera entre eux un dialogue sur la crise que traversaient alors en France les institutions, les mœurs et les lettres.

Page 1