‹ Cours pratique de constructionChapitre 21 sur 81 · PRÉCAt'TIONS A PRENDRE DANS l'eXPLOITATION DES ROCHES A · texte numérisé non relu

PRÉCAt'TIONS A PRENDRE DANS l'eXPLOITATION DES ROCHES A

u MINE. — On doit toujours avoir soin de placer au-dessus de la cartouche ou de la charge de poudre une petite pelote d'argile, pour intercepter toute communication entre la charge et la bourre.

Les trous de mine qui n'auraient point fait explosion doivent être dans tous les cas abandonnés. On ne doit jamais les débourrer. Cependant on peut autoriser quelquefois le débourrage à grande eau des ipines manquées.

On doit d'ailleurs veiller avec le plus grand soin à ce que les ouvriers ne reviennent aux mines qui auraient manqué, qu'après un temps suffisant pour qu'il y ait certitude complète que la mèche est éteinte.

Lorsque les exploitations ont lieu dans le voisinage de maisons ou bâtiments, on doit prendre toutes les précautions nécessaires pour atténuer l'effet de l'explosion des mines, en ne faisant usage que de petites mines, que l'on recouvre de revêlements en fascines, assez épais pour empêcher les blocs ou débris de rochers d'atteindre ou de dégrader ces bâtiments. U chef mineur doit faire prévenir les habitants des maisons

situées dans le \oisinage des travaux, afin qu'ils se tiennent

sur leurs gardes quand les mines feront explosion.

Quand rextraction des roches a lieu dans le voisinage d'una route ou d'un chemin fréquenté, on ne doit faire partir leî mines qu'à des heures régulières. Au moment de faire partii les mines, le chef mineur doit d'ailleurs toujours prévenir pai le son prolongé d'une trompe ou porte^voix, et par le cri de : Gare la mine 1 Un drapeau rouge doit être élevé aux abords du chantier où l'explosion doit avoir lieu. Enfin on doit aposter sur les chemins, à une distance de 100 mètres au moins de la mine, des hommes qui sont porteurs d'un écriteau sur lequel sont écrits ces mots : Arrête z^ la mine va partir. Ces hommes sont chargés d'arrêter les voitures et les passants.

Les ouvriers doivent toujours s'éloigner des mines avant que le feu soit. mis aux mèches. Cette dernière opération doit être faite exclusivement par un chef mineur qui reste à cet effet sur le chantier après le départ des autres ouvriers, et n'allume les fusées que lorsque ceux-ci sont suffisamment éloignés et qu'il ne reste plus personne à proximité du chantier. Le chef mineur compte attentivement les coups de mine, et quand il est sûr que toutes les mines sont parties, il l'annonce par un nouveau coup de corne et par le cri : En place^ et c'est alors seulement que la circulation peut être rétablie.

Le transport de la poudre sur les chantiers doit s'effectuer dans des boîtes en fer-blanc hermétiquement fermées, et par des hommes d'un âge mûr, auxquels il est interdit de fumer.

13. Remblais. — Avant de procéder à l'exécution d'un remblai, on commence par placer sur le terrain, de distance en distance, des gabarits que l'on dispose suivant les formes et dimensions du travail à exécuter. Ces gabarits, ou règles en bois, doivent se dégauchir parfaitement et indiquer l'inclinaison et les alignements des talus.

Le sol destiné à recevoir les remblais doit être nettoyé ave< soin et préparé préalablement par un piochage ou labour, d( 0",20 à 0",30 de profondeur, de manière à être essarté, dégazonné et purgé de toutes racines, souches d'arbres ou d(

HEMBLAIS.

baies et autres débris végétaux dont la présence nuirait à la

liaison des terres avec le sol naturel.

Les remblais ne doivent contenir ni mottes, ni gazons, ni souches^ ni racines, ni débris végétaux, ni pierres de fortes dimensions, d'abord parce que ces matières empêcheraient la Kaison des terres entre elles, et qu'ensuite elles nuiraient au tassement et pourraient occasionner des filtrations à travers les terrassements, en favorisant le passage de Teau dans les vides.

Les terres pierreuses ou légères et graveleuses doivent être le plus possible réservées pour les couches supérieures du remblai et le pourtour des ouvrages d'art.

14. Régalage et piLONAGE DES REMBLAIS. — Lcs remblais sont généralement exécutés et régalés par couches de 0°,20 d'épaisseur , au fur et à mesure de l'arrivage des terres. Les brouettes et les tombereaux qui opèrent les transports doivent autant que possible passer sur tous les points de chaque couche pour en opérer le tassement, et sans pouvoir jamais suivre la même piste. Toutes les mottes de terre doivent être brisées avec soin à mesure que le régalage se fait.

Le nombre de manœuvres occupés à régaler les terres et à briser les mottes est environ le tiers de celui des chargeurs.

Lorsque le tassement des remblais n'est pas opéré d'une manière suffisante par le passage des brouettes et des tombereaux, on pilone les remblais par couches régulières de 0",20 d'épaisseur, au moyen de pilons en bois du poids de 15 kilogrammes (fig. 6) et d'un diamètre de 0™,20 àO",30. Il doit être employé au moins une journée d'ouvrier pour 10 mètres cubes de remblais.

Le pourtour des ouvrages d'art doit toujours tire piloné avec soin .

Le nombre d'ouvriers occupés à piloner les terres d'un

•JQ

Fig. 6.

remblai est généralement égal à celui des manœuvres occupés à la charge.

On peut aussi obtenir le tassement des remblais au moyen de rouleaux compresseurs mus par des chevaux. C'est ain« que, pour l'établissement de la levée de Gh&teau-Gaillard, i

Amboise, on a substitué aux pilons ub rouleau compresseur en fonte pesant 800 kilogrammes (fig. 7).

Ce rouleau a la forme et les dimensions indiquées au croquis ci-contre. On augmentait son poids en introduisant du sable à l'intérieur par l'ouverture abc. Cette ouverture se fermait ensuite au moyen d'une plaque abc tournant sur deux charnières a et c.

Ce rouleau facilitait, par ses cannelures, la liaison des couches de remblais, et il adonné des résultats très-satisfaisants, quant au tassement des terres ; nous avons constaté en outre que son emploi était plus économique que celui des pilons.

15. Arrosage des remblais. — Lorsque les remblais sont exécutés avec des terres sablonneuses ou graveleuses, on substitue au pilonage l'arrosage des couches. Cet arrosage se fait soit avec des arrosoirs de jardinier, soit avec de petites pompes à main en zinc, soit cnGn avec des tonneaux.

On arrose d'ailleurs les remblais de toute espèce de terre, lorsque les travaux s'exécutent en temps de sécheresse.

16. Broyage des terres employées en remblais. — On peut avoir des remblais à exécuter avec des terres qu'il faut écraser avant de pouvoir les tasser avec les pilons ou le rouleau compresseur. Ainsi, par exemple, les remblais de la levée (ieChAteau-Gaillard ont été exécutés avec les déblais provenant iu percement du souterrain d'Amboise; or ces déblais sou- «rrains consistaient en fragments de craie tufTeau plus ou noins volumineux, que Ton était obligé de casser avec des nasses en fer. M. l'ingénieur de Vésian, trouvant avec raison [ue cette main-d'œuvre était onéreuse, fit opérer le cassage les fragments de craie au moyen d'un rouleau brise-mottes lit rouleau Crosquill^ qui fut fourni par M. Legendre, con- ^tracteur à Saint-Jean d'Angély. Ce rouleau est composé de neuf roues en fonte montées sur un seul essieu en fer de i mètre de longueur. Les roues sont indépendantes les unes des autres et chacune d'elles a sa circonférence armée de ients. Le diamètre de chaque roue est de 0^^,70 et la saillie des dents sur la circonférence est de 0",03. Le poids total du rouleau est de 715 kilogrammes.

La grosseur des fragments de craie tufTeau étalés en couche sur le remblai de la levée de l'Amasse variait de 0",05 à 0",15. Les fragments plus volumineux étaient cassés avec la masse, et l'épaisseur de la couche de remblai se trouvait généralement ie 0»,15. Après sept ou huit tours du rouleau Grosquill attdé à un cheval, les morceaux de craie se trouvaient réduits k une grosseur moyenne de 0",02 et la couche du remblai ïvait alors 0"*,J0 à 0™,12 d'épaisseur. Il est à remarquer qu'il f avait pulvérisation seulement et non compression par le passage de ce rouleau. Pour opérer ensuite le tassement des vemblais, on faisait passer le rouleau compresseur sur chaque couche, dont l'épaisseur se réduisait définitivement à 0",07 ou0*,08.

Par l'emploi du rouleau Grosquill, le broyage de la craie i«fit avec plus de régularité et aussi avec plus d'économie, lltous avons reconnu que cette économie avait été de 0',17 par " Hêtre cube de remblai.

17. Dressememt des talus. — Les surfaces des talus ^i déblai et en remblai doivent être exécutées et dressées conformément aux profils arrêtés, de manière à être parfaitement lisses et régulières, et à ne présenter ni jarret, ni flache, ni saillie de plus de 0°',02, ni traces d'outils ayant servi au travail.

En ce qui concerne les talus des déblais, on les dégrossit au moment du creusage de la fouille, de façon à ne laisser à recouper, lors du règlement, qu'une épaisseur de 0",08àO",iO sur toute la surface du talus. On dresse définitivement le parement soit avec le louchet ou la pioche, soit avec le pic, sdon la dureté des terres. Dans les terrains assez résistants, on donne généralement aux talus en déblai une inclinaison de 45 degrés, c'est-à-dire 1 de base pour 1 de hauteur. Dans un terrain de rocher, l'inclinaison peut être réduite & 1 de base pour 10 de hauteur, tandis que dans les terrains qui n'ont pas assez de cohésion, on donne une inclinaison de 2 de base, et même plus, pour 1 de hauteur.

Dans les cas où l'on vient à rencontrer accidentellement des veines de pierres qui ne sont pas de nature à être taillées au pic, on se contente de former ces talus par a^ rachement en redans ou échelons. L'inclinaison ou la forme de ces talus peut d'ailleurs être modifiée selon les circonstances.

En ce qui concerne les talus de remblai, on les règle soit en cours d'exécution, soit après l'achèvement des remblais, selon qu'on emploie, pour les former^ les mêmes terres qui servent aux remblais, ou des terres d'une nature différente.

Ainsi, lorsque les déblais employés en remblais sont des terres végétales de bonne qualité, on exécute les talus au fur et à mesure que Ion élève les remblais et que l'on fait le régalage des terres. On règle le parement des talus suivant des gabarits placés à l'avance sur le terrain. Les surfaces des talus doivent toujours avant leur dressement déborder les profils du tracé de 0",03 à 0'",04, afin de pouvoir ensuite recoupef proprement losdits talus. On achève ensuite le dressement de

RKMBLA18. 19

là sarksê en battant le talus avec une dame plate à manche

incliné (fig. 8).

i Si les terres empbyées en remblais ne sont pas propres à r Ibnner les talus, on exécute les remblais en laissant un maigre de 0°',20 à 0'",30 pour les talus.

Le revêtement se fait ensuite avec de la bonne terre végétale bien purgée de cailloux au moyen de daiee. Cette terre est rapportée par couches suc- ^ . eessives de C^^IS à 0"',20 de hauteur, reliées soigneusement au remblai par une série de redans. Les couches doivent être menées de niveau, bien pilo« nées à la dame ronde et dressées latéralement à la dame plate à manche incliné, au fur et à mesure de leur élévation. ^*'*-

Si la terre est sèche, elle doit être arrosée légèrement, de manière à faciliter sa liaison au corps du remblai.

La terre végétale employée pour la confection des talus provient souvent de Tassiette préparée pour recevoir le rem* Uii et que l'on a eu soin de mettre en réserve sur les côtés de la fouille.

L'inclinaison des talus en remblai varie suivant la nature des terres ; généralement on établit les talus en remblai avec une pente de 1 et demi de base pour 1 de hauteur.

Dans les cas où on ne tient pas à dresser parfaitement les talus des déblais et remblais, on peut se borner à dégrossir simplement les parements de manière à n'avoir ni saillie ni flache de plus de O'^jOS de hauteur ; mais les talus de remblai doivent être préalablement battus à la dame plate.

18. GoRROis. — Les corrois se disposent suivant la forme et les dimensions prescrites pour l'exécution, et les fouilles destinées à les recevoir doivent être préparées et bien pa- I rementées à l'avance.

I On peut exécuter un corroi avec toute sorte de terre conte- 1 nant un mélange d'argile ; mais on choisit autant que pos- X àble de Vargile légèrement sablonneuse. Cette terre argileuse

doit être examinée avec soin et purgée de matières étrangères^ telles que racines, herbes, gazons, pierres, etc.

La terre de corroi est ensuite étendue dans la fouille par couches successives de 0",18 à 0",20 d'épaisseur, puis humectée ou arrosée abondamment pendant la sécheresse, et bien battue à l'aide de pilons de 10 à 12 kilogrammes, ou tassée au moyen d'un rouleau compresseur en fonte. Pour obtenir la liaison des couches dans les meilleures conditions, on se sert de pilons cannelés ou du rouleau cannelé dont nous avons donné le croquis fig. 7. Lepilonage ou le passage du rouleau a pour effet de briser l'argile en menus morceaux, de la réduire en pâte et d'en former par la compression une masse homogène. Les couches successives de 0",15 d'épaisseur doivent être réduites à 0",10 par le pilonàgeou la compression. Un corroi est d'ailleurs suffisamment battu ou comprimé, lorsqu'on a de la peine à y faire pénétrer le bout d'un bâton.

Lorsqu'il s'agit d'établir un corroi derrière des maçonneries hydrauliques, les bayoyers d'une écluse par exemple, on arrose les couches d'argile avec un lait de chaux, lequel fait acquérir au corroi une grande dureté. Les quantités d'eau et de chaux sont déterminées à l'avance par des expériences.

Les corrois sont employés dans les canaux et dans les digues des rivières, pour les rendre étanches et empêcher les filtrations. Ils sont employés aussi pour l'établissement des batardeaux.

19. Outils du terrassier. — Les travaux de défense de la ville d' Amboise contre les inondations et les travaux du canal du Forez ayant donné lieu à des terrassements de toute espèce, nous avons pu examiner les outils généralement employés par les terrassiers, et les reproduire avec leurs dimensions réelles.

Nous rangerons parmi les outils du terrassier : la bêche ou le louchet, la pelle, la pioche montoise dite tournée et le pic à roc.

Wl

Biche j iouchet. — On emploie la bôche et le louchet pour l'extraction des terres meubles et facilement pénétrables, telles que la terre végétale, la vase, le sable, la tourbe et l'argile. Les déblais sont alors extraits et chargés directement dans les brouettes ou tombereaui.

La figure 9 représente une bêche et la figure 10 un louchet avec leurs dimensions.

Pelle. — La pelle sert à charger les terres que Ton est obligé de piocher pour les enlever. Cette pelle est terminée par une courbe ayant Fig. 9. ng. lo. la forme d'une ogive et son manche est légèrement incliné.

La pelle, dont nous donnons le croquis fig. 11, est en fer de 0",003 d'épaisseur. Elle a 0'",34 de largeur au sommet et O^jSl de hauteur. Le manche en boLs, de 0",04 de diamètre, a l'^jOS de longueur.

La disposition de cette pelle permet d'exécuter facilement le pelletage des terres.

Tournée ou pioche montoise. — Cet outil (fig. 12j, qui porte encore le nom de piémontoise, s'emploie pour piocher les terres que l'on ne peut enlever à la bôche ou au louchet.

La piémontoise est terminée d'un côté par une tranche plate en forme d'herminette, et de l'autre par un pic. La tranche a 0",28 de longueur et 0°,09 de largeur à son extrémité. Si les terres sont difficiles à piocher, on se sert d'une piémontoise ayant une tranche plus étroite, 0",07 par exemple, au lieu de 0'",09. Enfin, si les terres ne peuvent être piochées avec la tranche, on les attaque avec le pic.

Fig. 11.

Fig. 12.

Les extrémités de la piémontoise doivent être aciérées sur 0",05 à 0",06 de longueur- Pic à roc. — Lorsque les terres à déblayer commencent à

avoir la consistance du rocher, on se sert du pic et de la pince pour opérer l'extraction. Le pic (fig. 13), est un outil en fer terminé par une pointe ** ' aciérée à l'une de ses extrémités

et par un œil à l'autre. Le pic est souvent aussi à deux pointes et le manche se trouvé placé au milieu. Le pic à deui pointes ressemble donc à la piémontoise dans laquelle on aurait remplacé l'herminette par une pointe. Le pic à une pointe ressemble à la piémontoise dans laquelle on aurait supprimé l'herminette.

On se sert du pic pour creuser des entailles ou rigoles dans lesquelles on introduit des coins que Ton enfonce avec la masse afin de briser la roche. Les blocs que l'on obtient sont ensuite détachés avec des leviers en fer.

ARTICLE IL

Des moyens de transport.

20. Transports a la brouette. — Appelons p le prix dé la journée de l'ouvrier rouleur, D la distance réduite du transport, C le cube du chargement ou la capacité de la brouette, L le parcours moyen journalier de la brouette, à charge et à vide, lorsqu'elle fonctionne sans interruption, en faisant la moitié du trajet à charge et l'autre à vide.

Soit X le prix du transport à la distance D.

Puisque l'ouvrier parcourt L mètres dans 1 jour, il parcourra 1 mètre dans - jour.

DES MOlTEMd DE TRANSPORT. 23

Lô péurcours étant D, le voyage pouf l'aller et le retour sera 2Î) et le temps employé pour ce voyage sera

2D. = -jour.

Ainsi, pour transporter C mètres cubes, le rouleur emploie "7 jour ; donc, pour transporter 1 mètre cube, il emploiera un

temps expnme par t-l jour.

Le prix de la journée étant p, le prix du transport de 1 mètre cube à la distance D sera donc

2/)D ftp^ ^ ,,,

Telle est la formule générale du transport à la brouette. On admet en général pour la brouette que L = 26 000 mètres; si la brouette employée a une capacité de 40 litres ou

O*',040, ce qui représente rz de mètre cube, la formule (A) devient

Mais cette seconde formule n'est applicable que lorsque G = 0",04 ; si C a une autre valeur, il faut se servir de la formule (A).

La formule A s'emploie pour les transports effectués soit ivec les brouettes à coffre, soit avec la brouette à claire- voie. 3n peut donc, à l'aide de cette formule, déterminer le prix du ;ransport de l mètre cube de déblais en terre, moellons et ibages.

21. Transkort a la civière ou bard. — Nous verrons plus tard que la civière ou bard se compose d'un brancard dont les deux bras sont réunis entre eux par des traverses sur lesquelles on place les matériaux à transporter. Le bard est porté par deux hommes.

La formule du transport à la civière est la même que cell du transport à la brouette et s'établit de la même manière.

p représente ici le prix total de la journée des deux ouvriei porteurs ; L = 30 000 mètres ; et le cube du chargement eî généralement C = 0"%066.

Cette formule sert à déterminer le prix du transport d( gros moellons, libages, moellons piqués et pierres de taill d'un poids médiocre.

22. Relais a la brouette. — On appelle relaisX^ distanc à laquelle un ouvrier rouleur peut conduire une brouette charge et la ramener à vide, pendant que Ton effectue 1 chargement d'une autre brouette. Le rouleur doit toujoui trouver une brouette pleine lorsqu'il en ramène une vide.

Le temps employé à parcourir le relais dépend de la Ioe gueur de ce relais ; celui employé au chargement dépend i la capacité de la brouette. Il y a donc une relation entre ] longueur du parcours et la capacité de la brouette. Pot trouver cette relation, il suffit de comparer le temps néces saire au chargement d'une brouette avec celui employé a

relais.

Soit toujours C le cube ou la capacité d'une brouette k appelons q la quantité de mètres cubes qu'un terrassier pei fouiller et charger dans une journée. Le temps nécessaii

pour charger 1 mètre cube sera - jour, et le temps qu'

faudra employer pour le chargement d'une brouette ser

- jour.

Soit R le relais, c'est-à-dire le trajet à parcourir pendai le chargement ; l'aller et le retour sera 2R.

Puisque le brouetteur parcourt L mètres dans 1 jour,

parcourt 1 mètre dans - jour; il parcourra donc 2R mètn

dans — jour. Par conséquent, pendant le chargement, le routeur emploiera, pour aller et revenir, un temps exprimé par

Page 1