T.I. IG
343 OUVRAGES d'art, coVDVvn bU nkVàWLf MiTifeiix. Les grues à arbre tournant tur pivot inférieur et dani u^»-
collier ont une partie de leur arbre logée dans un puits. G^ 1
arbre se termine par un pivc» i
qui repose dans une crapaudin ^
placée au fond dupultg(fig.iâ2) .
Le haut du puits est couronna
par une forte plaque h collieir,
boulonnée sur le massif de miL—
çonnerie, gui doit mùntenir l'ar--
bre dans une poûtion vertioala «
A la hauteur du collier, l'arbre
présente un renflement cylia.—
drique & l'aide duquel il s'appuie
contre la maçonnerie. Des galets
sont disposés tout autour du ren.-
"* *"" flement cylindrique et permets
tent à l'arbre de tourner dans la plaque à collier sans trop de
flottements.
Dans cette machine, le fardeau Q tend h (airs tomber ta grue en avant en faisant tourner l'arbre autour de son pivot inférieur. Le massif de macnonerie doit donc opposer une résistance suffisante pourempècher le renversement de l'appareil. Il est facile de se rendre compte de la pression que l'arbre exerce sur le massif par sa partie N. Appelons y oebtA pression.
Désignons par h la hauteur de la partie de l'arbre engag'ée dans le puits et par / la distance horizontale du poids à l'axe de l'arbre. Kn prenant les moments des deux forces y et Q par rapport au pivot inférieur de l'arbre, on aura
d'où '
Pour /( = -/, w=tO; pourA=/,y=0. /*■"
APtADElLS EKt-LOVËS POUR LE TRARSPOIIT, tStC.
On devra doDC calculer l'épùsseur il donner à la maçonnerie, de manière à faire équilibre à cette pression .
Les gmet à arbre fixe avec tourillon supérieur et collier se fout généralement tout en fonte. Elles ont leur arbre solidement encastré dans un massif de maçonnerie.
Dans ces grues, l'arbre est creux et porte à sa partie supérieure un tourillon autour duquel tourne un chapeau qui coiSe l'arbre. Un collier embrasse le pied de l'arbre autour duquel il tourne (fig. 123).
Le bras et le tirant de volée ne font qu'une seule pièce, qui s'assemble dans le haut avec le chapeau et dans le bas avec le collier. Il en résulte que le chapeau, le collier, le bras et le tirant de volée ne font plus qu'un seul corps qui tourne an- '^ tour de l'arbre. "'■ "*■
Sur les ports, on emploie souvent une grue à double volée (fig. 123 bis) . Cette grue est mobile, c'est-à-dire que l'on peut la transporter tout entière à l'endroit oiï l'on veut s'en servir.
L'arbre est monté sur un chariot MN en bois ou en fonte.
Dana ce genre de grue, c'est le tourillon supérieur qui porte le poids de tout le système tournant autour de l'arbre qui est fixe sur s le chariot. Le tourillon tourne hs- iss i>^-
dans une cavité creusée dans l'arbre.
Au lieu d'être mobile, la grue pourrait être établie & de* meure. Pour cela, il suffirait de supprimer le chariot MN e1 de sceller l'arbre dans un massif de maçonnerie.
Sur les ports, pour le chargement et le déchai^iBine»'
244 OUVRAGES d'art, conduite des travaux, matériel.
bateaux, on emploie assez souvent une grue représentée peu*
la figure 124. Cette grue Gst mobile autour d'un arbre fixe établi solidement sur Je sol. Le tirant de volée porte une poulie à chacune de ses extrémités. L'un des bouts de la corde passant sur les deux poulies porte le fardeau à élever, et l'autre vient s'engager sur un cabestan mobile placé au pied de la grue.
FIf . 114.
§ IV. — ifCRAFAUDAGBS, PONTS DE SERVICE, CHEMmS DE FER.
143. La décharge des bateaux se fait souvent aujourd'hui au moyen d'un échafaudage en charpente élevé sur le sommet du talus d'un quai.
Cet échafaudage se compose de poteaux enfoncés dans le
sol et reliés à leur partie su* périeure par des moises longi- I tudinales portant un plancher sur lequel on installe une voie de fer. Les moises longitudinales sont reliées à leurs extrémités par des traversines. U plancher s'avance jusqu'audessus de l'eau de manière à ce que les bateaux puissent venir se placer au-dessous. Un petit chariot mobile à quatre roues, et portant un treuil à engrenage, circule sur la voie de fer et vient se placer au-dessus des bateaux (fig. 128.)
On peut ainsi prendre les matériaux et les élever à une certaine hauteur, puis les transporter horizontalement et les dé-
Fig. 125.
poser ensuite sur une voiture placée préalablement sous l'échafaudage.
144. I^ grue roulante n'est autre chose qu'un chariot mobile qui se meut sur une voie de fer et qui porte lui-même deux cours de rails.
Le chariot se compose de quatre poteaux verticaux dont deux sont placés sur un cours de rail et deux sur l'autre cours. Ils sont reliés à leur sommet par des moises longitudinales
Fig. 126, A.
Echelle de 0,004 pour 1 mètre \z^ •
FIff. 126; B.
destinées à supporter un plancher sur lequel est établi un petit chemin de fer (fig. 126, A et 126, B.)
Les deux poteaux placés sur un même cours de rails sont reliés à leur pied par des moises entre lesquelles sont placées deux roues de wagons destinées à permettre le roulement de la machine sur la voie de fer, qui porte tout le système. Enfin les deux mêmes poteaux sont Consolidés par des contre-fiches et moises avec elles vers la moitié de leur hauteur.
Sur le chemin de fer supérieur roule un petit chariot-wagon portant un treuil à engrenage et dont le câble passe au travers d'une ouverture ménagée dans le tablier du chariot-wagon. C'est au moyen de ce chariot- wagon à treuil que Ton élève et transporte les matériaux.
Si6 OUVRAGES d'art, conduite des travauXi matériel.
Lorsque les longrines du chariot ont plus de 10 mètres de longueur, on a soin d'augmenter leur résistance à la flexion au moyen de tirants en fer rond serrant sur des tasseaux ty t et vissés aux extrémités de chaque longrine, qu'ils traversent à l'aide d'un fort écrou à chapeau passant sur un sabot de tôle ou de fonte qui emboîte de 0°,10 chaque bout des longrines. La joue de l'une des deux roues placée sur la voie de fer est dentée et s'engrène avec un pignon portant une manivelle qu'un homme fait mouvoir en avant et en arrière, suivant le besoin. Il suffit d'un ouvrier à chaque manivelle pour donner le mouvement au chariot, même chargé.
Le chariot-wagon à treuil est mis en mouvement par deux hommes qui le poussent en avant en marchant sur le plancher supporté par les longrines.
La disposition de la machine permet de prendre les matériaux en dehors de la voie inférieure, de les élever au moyen du treuil, de les transporter horizontalement et de les déposer en quelque point que ce soit, en faisant mouvoir la grue sur la voie de fer inférieure et le chariot-wagon sur la voie supérieure.
Cette machine permet de manier facilement tous les matériaux préalablement amenés à pied d'œuvre et de les déposer promptement à la place qu'ils doivent occuper et en quantité suffisante. Aussi il y a avantage à faire usage de cette grue dans les travaux d'art un peu importants.
Dans la construction des ponts de quelque importance, et lorsque le cintre est fixe, on établit quelquefois, pour la pose des voussoirs, un échafaudage qui repose sur les cintres mêmes au moyen de poteaux verticaux et qui va d'une culée à l'autre. Une longrine longitudinale est placée sur chacun des deux rangs de poteaux, et sur chaque longrine repose un rail. Une petite grue roulante portant un chariot-wagon à treuil est installée ensuite sur la voie de fer et permet d'élever les pierres, de les transporter et de les déposer à leur place. Ce système a été employé au pont sur le Rhône à Lyon, chemin de fer de Genève,
ArrASKIU BHPU>T&8 POUR LK TRANSPORT, nc. 2i7
Pans lea coDstructioDS iinportarites, comme un grand pont ' lu ileuve, on dtablît à proximité, et parallèlement à l'ou' ige k édifier, un pont de service en charpente allant d'une e k l'autre et placé au-deBSUB du niveau des liautaa eaux linaires.
Vest ainsi que,pourla construction d'un viaduc surlaLoire^ ndrézieux, pour la lignedu chemin de fer de Saint-Etienne \tontbrison, on a établi un pont de service sur lequel on
248 OUVRAGES d'art, conduite des travaux, matériel.
installa les grues roulantes de la manière représentée par la figure 127. Un pont de service AB, parallèle à la tète amont du pont, allait d'une rive à l'autre rive du fleuve. Un autre pont de service, parallèle à la tête aval du pont en pierre, allait également d'une rive à l'autre. La grue roulante pouvait donc se mouvoir d'une culée à l'autre du viaduc. Mais, pour l'accélération des travaux, plusieurs grues se trouvaient installées sur le pont de service. Le viaduc d'Andrézieux est formé de neuf arches de 15 mètres d'ouverture chacune.
La largeur du pont, c'est-à-dire la distance du parement de la tète amont au parement de la tète aval, est de 5 mètres. Une voie de fer était établie sur le pont de service AB, au pied de la grue roulante. Sur cette voie de fer circulaient des wagonnets au moyen desquels on transportait les matériaux, qui étaient ensuite enlevés et mis en place par la grue roulante.
Pour la construction d'un pont suspendu, on établit en amont un pont de service en charpente allant d'une rive à l'autre de la rivière ; puis on construit à la hauteur du pont suspendu et au-dessus de chaque pile et de chaque culée un échafaudage que Ton met en communication avec le pont de service. Les matériaux sont amenés au moyen du diable ou de wagonnets sur le pont de service, et de là sur chaque échafaudage, oii ils sont pris et mis en place par la grue roulante, également installée sur chaque échafaudage. Cette grue circule alors d'un bout d'une pile à l'autre bout sur deux cours de rails, dont l'un est placé à droite de la pile et l'autre à gauche.