IV. Réponse du frère aîné (Voir sujet X, page
Votre attachement ne s'est pas refroidi; vos occupations nombreuses et toutes nouvelles pour vous sont la seule cause de votre silence. Vous regrettez d'avoir fait de la peine à votre jeune frère, et vous vous reprochez d'avoir
donné lieu à ce soupçon d'indifférence. Vous sentez mieux que jamais le prix des affections de la famille, depuis que vous en êtes privé et que votre position vous a éloigné de ceux qui vous sont chers.
Terminez par l'assurance de votre sincère attachement. (Même sujet pour deux sœurs.)
V. Réponse d'Eugène aux souhaits de Paul. (Voir sujet XIV, page 93.)
Eugène remercie Paul : le souhait que celui-ci lui a adressé lui est de bon augure pour Tannée qui commence et ne peut manquer de lui porter bonheur.
Il le met au courant de ses espérances et lui parle des difficultés qu'on trouve aujourd'hui à se placer.
Dès qu'il aura obtenu l'emploi qu'il sollicite, il s'empressera d'en informer son ami.
Il le félicite de jouir encore de la vie de collège, exempte des soucis de la vie réelle. Il l'engage à étudier avec zèle, afin de se distinguer, puisque les carrières deviennent inabordables aux sujets médiocres.
Nouvelles assurances d'amitié et promesse de s'écrire souvent.
VI. Réponse d'Hortense à sa jeune sœur Marie, à qui elle tient lieu de mère. (Voir sujet XIX, page G3.)
La reconnaissance de votre jeune sœur vous touche. Vous ne faites que remplir une promesse sacrée faite à votre mère; Marie rend du reste votre tâche facile et douce par son obéissance et sa tendresse.
Vous la remerciez de ses bons souhaits et vous lui en adressez à votre four.
Qu'elle continue à bien se conduire, elle répondra ainsi aux dernières volontés de sa mère, qui du haut des cieux veille sur toutes deux.
Des lettres de fêtes, d'anniversaires.
MODÈLES DE LECTURE
P' MODÈLE
A un père, h jour de sa fête.
Mon éloignement me fait bien du chagrin, car je ne pourrai aujourd'hui, comme Tan dernier, vous présenter un bouquet avec mes souhaits de bonne fête ; il me reste la consolation de vous écrire, pour vous assurer que mon seul désir est de vous voir heureux. Je prie Dieu matin et soir pour qu'il vous accorde le bonheur que vous méritez et je tâche de répondre par mon zèle et par ma conduite à vos soins si affectueux pour moi. Plus je grandis, plus je suis en état d'apprécier vos bontés ; aussi ma reconnaissance s'augmente- t-elle de jour en jour.
Embrassez-moi, mon cher père, et croyez à l'attachement inaltérable de votre respectueux et dévoué fils.
IP MODÈLE
A une mère.
Que je revois avec plaisir l'heureux jour de votre patronne, puisqu'il me procure la douce satisfaction de vous renouveler l'assurance de mon respect et de mon attachement. Agréez, je vous prie, les souhaits que mon cœur vous offre en ce moment, et qui ont pour objet votre bonheur et votre conservation. Puisse le ciel les exaucer et me conserver longtemps une mère tendrement et justement chérie !
IIP MODÈLE.
A un protecteur.
Je saisis avec joie toutes les occasions qui se présentent de vous marquer mes respects et ma reconnaissance, et je ne pouvais laisser passer votre fête, sans renouveler l'expression de mon hommage. Je vous prie donc de le recevoir avec la bonté qui vous caractérise.
Aux vœux que j'adresse au ciel pour qu'il vous comble de jours et de prospérités, j'en ajoute un autre, c'est qu'il me conserve votre bienveillante protection.
Je suis avec respect, Monsieur, etc.
IV' MODÈLE
. A un ami.
Bonne santé, bonne fête. On m'a écrit que vous aviez eu des peines, des chagrins. J'ai bien ressenti votre douleur : je souhaite que les jours qui vont suivre soient plus heuveux que ceux qui sont passés. Ayez enfin du bonheur et croyez-moi toujours,
■ Votre
Préceptes.
La lecture de ces modèles suffit pour nous faire voir que les lettres de fêtes ou d'anniversaires ont une ressemblance parfaite, quant au fond, avec les lettres de bonne année : aux souhaits de bonheur se joint l'expression des sentiments de respect, de reconnaissance ou d'affection. (1)
Tous les préceptes que nous avons établis pour les let-
1. Le» lettres de fêtes ou ài!annicersaires ressemblent-elles pour le
très de bonne année sont donc applicables aux compliments de fêtes ou d'anniversaires. (2)
Les mêmes nuances sont à observer dans le ton : un enfant s'adressant à son père tiendra un langage plein de tendresse et de confiance; Tinférieur fera dominer le respect dans une lettre à un supérieur; entre amis, un badinage affectueux et parfois spirituel fera l'agrément de la correspondance. (3)
Le grand mérite, pour ces compliments comme pour les lettres de bonne année, consiste à s'écarter le plus possible des banalités. (4)
Ces lettres, se bornant %ux relations de famille et d'amitié, sont ordinairement dictées par le cœur ; l'étiquette n'a rien à y voir, et elles n'en sont que plus sincères et plus agréables. Le respect, l'affection, la reconnaissance seront tour à tour une source abondante de pensées délicates. (5)