‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 34 sur 86 · P' SUJET A DÉVELOPPER · texte numérisé non relu

P' SUJET A DÉVELOPPER

Emile écrit au père de son ami Léon, pour le féliciter de Vheureuse guérison de celui-ci. (Même sujet pour demoiselles : Céline à la mère de son amie Hortense, etc.)

CONSEILS

Supposons que Léon ait quitté le pensionnat à cause d'une maladie grave. Au bout de deux mois, vous apprenez qu'il est en pleine convalescence, et vous vous empressez d'écrire à son père, que vous connaissez personnellement, puisque plus d'une fois vous avez passé chez votre ami une partie de vos vacances.

Vous commencerez naturellement votre lettre par l'expression de la joie que vous fait éprouver cette heureuse nouvelle ; vous partagez le bonheur de son père et de toute sa famille. Vous vous associez à eux pour souhaiter que votre ami ait une rapide convalescence.

Le souvenir de la gravité de la maladie vous fait encore mieux apprécier votre bonheur : contraste de vos inquiétudes passées avec votre joie actuelle. Ces inquiétudes ont été partagées par les nombreux amis que Léon a laissés à la pension, et, pour vous en particulier, les deux mois écoulés ont été deux longs mois d'angoisses.

Mais vous ne voulez plus songer à vos alarmes que pour vous réjouir. Rendez des actions de grâces au Ciel qui vous

faveur, d'an emploi, etc.? — 11. D'un éTènement heureux, indépeodaut de la Tolooté de» hommea?

Digiti

a rendu un compagnon bien-aimé, comme il a rendu à son père un fils tendre et respectueux.

Ton de cette lettre : la distance d'âge vous commande le respect et la déférence.

Il* SUJET.

Un écolier félicite son ancien condisciple qui vient, après de longues démarches, d'obtenir la place de commis dans une maison importante,

CONSEILS

Commencez, comme toujours, par exprimer le plaisir que vous a fait cette bonne nouvelle. Vous comprenez quelle doit être sa joie et celle de sa famille. La place qu'il vient d'obtenir est très- honorable.

Du reste, vous ne considérez pas ce succès comme une faveur qui doive étonner ; il répond au mérite de votre ami, et depuis longtemps il l'aurait obtenu, s'il n'était pas si diificile aujourd'hui de se placer avantageusement.

Mais, bien que toutes les carrières soient encombrées, le vrai mérite n'est pas encore une chose si commune que pour désespérer ; le résultat obtenu par votre ami en est une preuve.

Quittez un instant le ton sérieux pour prendre celui d'un badinage affectueux, d'une douce et fine plaisanterie :

Le voilà donc installé dans son bureau, avec des appointements raisonnables et une belle perspective ! Seulement qu'il n'aille pas devenir fier et oublier ses amis, maintenant qu'il est devenu un personnage. Plaisantez-le un peu sur les airs de suffisance et d'arrogance assez communs à messieurs les bureaucrates qui, le plus souvent, se croient dispensés de toute politesse envers ceux qu'ils reçoivent.

Mais vous connaissez trop le cœur de votre ami pour craindre qu'il donne dans ce travers ridicule.

Ton : demi-sérieux, demi-badin r du laisser-aller, puisque vous écrivez à un ami« à un camarade de collège*

IIP SUJET.

Erfiest^ élève au pensionnat de..., félicite son petit frère qui vient d'aller pour la première fois à l'école. (Même sujet pour demoiselles.)

CONSEILS

Vous êtes heureux de voir qu'à son âge son intelligence et sa sagesse lui permettent déjà d'aller à Técole comme un petit homme.

Que ses parents doivent être heureux !

Usez du droit d'aînesse pour lui donner quelques bons conseils. Qu'il se montre bien docile à la voix de son maître ; qu'il s'entoure de petiis camarades studieux et vertueux ; qu'il se hâte de savoir écrire, afin d'avoir avec son frère une correspondance qui sera bien agréable pour tous les deux.

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