IV* SUJET
Isidore informe son cousm de la mort d'un frère encore en très-bas âge, et il lui adresse en même temps des consolations. (Même sujet pour demoiselles : Léonie informe sa cousine, etc.)
Conseils : Une nouvelle aussi douloureuse ne peut être
annoncée sans ménagement. Commencer la lettre par ces mots : ton frère est mort, serait une affreuse imprudence.
Dans de telles circonstances, il faut user de beaucoup de précautions pour se rapprocher insensiblement de la vérité. Cette gradation est diflScile à ménager.
Commencez donc par dire que Tétat du malade s'est aggravé, que le mal a fait des progrès rapides, que la fièvre, le délire, ou d'autres accidents graves se sont succédé. Mais il faut bien finir par avouer à votre cousin la vérité entière. Vous comptez sur sa raison et sur son courage.
Son petit frère, d'une complexion trop faible, n'a jamais joui d'une bonne santé. Tout le monde se disait que c'était un petit martyr dont la place était plutôt au ciel. Ce pieux souhait, que ses parents seuls n'ont pas formé, est exaucé. Il prie au ciel pour ceux qui l'ont tant aimé.
Recommandez enfin à votre cousin de redoubler de soins et d'amour pour ses parents, afin de leur faire oublier leur chagrin.