‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 73 sur 86 · II. Reproches de Charles à Louis, son condisciple · texte numérisé non relu

II. Reproches de Charles à Louis, son condisciple

CONSEILS

Vous avez à vous plaindre des procédés indélicats de Louis, qui, après avoir commis une faute grave, a laissé croire que vous en étiez Fauteur, afin d'échapper à la punition. Vous lui reprochez la lâcheté de sa conduite. Vous voulez lui donner une leçon de générosité en vous soumettant à la punition sans le dénoncer ; mais vous exigez de lui la promesse qu'à Tavenir il agira avec plus de loyauté à regard de ses condisciples.

III. Charles a négligé depuis longtemps d'écrire à ses parents. Son frère Maximien lui adresse des reproches.

CONSEILS

Le voilà rentré au collège depuis plusieurs mois, sans avoir donné signe de vie. Cette coupable insouciance afflige ses parents. Vous ne pouvez admettre aucune excuse ; il est impossible que ses devoirs de classe absorbent tous ses instants et ne lui laissent pas le temps de songer à ceux dont il tient tous les bienfaits de Texistence et de Téducation. Mais vous aimez à croire que c'est plutôt de la légèreté que de l'ingratitude, et vous espérez bien qu'il ne tardera pas à réparer ses torts.

III. Reproches d'Augustin à Adolphe qui se décourage dans sa maladie.

CONSEILS

La dernière lettre d'Adolphe vous a peiné, et Tamitié vous fait un devoir de lui adresser des reproches.

Son découragement le rend bien coupable envers ses parents et ses amis qu'il attriste.

La religion nous défend de nous livrer au désespoir.

Adolphe se plaint de ne pas voir son état s'améliorer ; mais suit-il rigoureusement les prescriptions du médecin ? 11 vous a déjà avoué qu'un régime sévère l'effraye et qu'il n'a pas la force de s'y soumettre. Est-ce là montrer du courage ?

Du reste son désespoir n'est pas fondé : vous connaissez lavis du médecin.

Qu'il prenne donc enfin une résolution ferme, digne de son caractère, et qu'il cesse d'affliger ses parents et ses amis.

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