DU BOISAGE ET DU MURAILLEMENT GOURANT DANS LES MINES
pour le boisage, 160 francs pour le muraillement d'un puits comme étant des espèces de moyennes générales calculées a prioiiy et dont on s'écartera plus ou moins, dans chaque cas particulier, selon les variations que subiront les prix élémentaires au moyen desquels elles ont été établies.
(£08) Les nombres ci-dessus s'appliquent à des travaux déterminés de boisage ou de muraillement.
Mais on peut aussi demander quelle serait, pour l'ensemble des travaux d exploitation d'une mine, la dépense totale annuelle, rapportée à la production.
On doit concevoir que ce nombre est très-variable d'une mine à une autre, selon l'ensemble des circonstances locales, et que le boisage courant est généralemeni, et de beaucoup, la cause principale de la dépense.
D'ailleurs l'élément essentiel qui peut faire varier la dépense du boisage, dans l'exploitation d'une couche, est la solidité du toit.
On peut citer, pour donner un chifTre, l'exemple des mines de la Grand-Combe, pour lesquelles un relevé exact a fait connaître qu'une tonne de houille produite correspondait à une consommation d'une longueur de butte égale à 0'",5665, au prix moyen de 0 fr. 65 le mètre; soit à une dépense de 0 fr. 57 par tonne de houille (main-d'œuvre desboiseurs non comprise).
Je pense que ce chiflre est plutôt modéré que fort, du moins pour les mines du continent.
En Angleterre, il existe certainement des mines où, malgré le prix élevé du bois, la dépense n'est pas la moitié de celle qui vient d'être indiquée.
Elle est au contraire beaucoup plus élevée dans les mines de la Belgique et du nord de la France.
En résumé, on devrait se considérer, en France, comme étant dans de trèi-bùnnes conditions^ si l'on dépensait moins de 0 fr. 25 à 0 fr. 30 pour une tonne de bouille, dans des confiions moyennes, si l'on dépensait le double, et on pourrait citer des exemples où cette dépense atteint jusqu'à 1 fr. 50, 2 fr. et plus. . Ces variations étendues sont dans la nature des choses.