‹ Cours professes à l' Ecole des mines de Paris, Deuxième partie. Cours d'exploitation des minesChapitre 44 sur 53 · C. Schrâmmhammer · texte numérisé non relu

C. Schrâmmhammer

D. Pic à deux pointes, ou pic anglais.

E. Rivelaines.

F. Diverses formes de Pœil de Toutil.

6. Diverses formes de la pointe de l'outil (voir pour les ditails le texte du n"" 114).

FiG. 110. — N"" 114. — Coins et masse, pour achever Tabattage des roches travaillées au pic.

FiG. 111. — N^ 114; — Aiguille liégeoise, pour abattre les roches travaillées au pic, dans des chantiers où le tirage à la poudre n'est pas possible à cause du gaz.

Fio. 412. — N. 116. — Outil et trousse pour le travail de la pointerolle (Schlâgel uni EU en Arbeit, des Allemands).

Fio. 113 à 114. — N"* 117 à 119. — Outils pour le travail du tirage à la poudre dans les roches dures.

APPEUDIGB. IK

A. Fleurets^ burins ou pistolets.

B. Massette pour le tirage à un homme.

B\ Masse pour le tirage à deux ou à trois hommes.

G. Drague pour le forage des trous de mine sans massette;

D. Curette.

E. Épinglette.

F. Bourroir.

(Voir le texte n^ f iV à 119.)

la figure 114 représente les leviers, aiguilles ou pieds de biches 9 employés pour abattre les roches après l'explosion d'un fourneau. Ces outils sont souvent remplacés par le pic à rocher (B. fig. 109).

Fig. 115. — N^ 119. — Liaison d'une étoupille de sûreté avec la cartouche.

Fig. 116 à 117. — N^ 181. — Dispositions diverses proposées pour diminuer la quantité de poudre devant fonctionner dans un fourneau ou chambre, d'une hauteur donnée (voir le texte du n"181).

FiG. 118 et 118 6m. — N* 1«». — Outillage proposé pour élargir la chambre occupée par la charge. Cet outillage comprend un appareil èlargisseur spécial, dont la figure 118 fait connaître la disposition, et un appareil pour le curage (fig. ilSbis). Ces outils ne peuvent fonctionner que dans un fourneau de mine à asseï grande section. Leur but n'a rien d'ailleurs que de rationnel : ce but est d'obtenir un fourneau d'un diamètre donné, sans avoir à forer le trou de mine, à ce diamètre, sur toute sa longueur.

Fm. 119. ~ N"^ 194. — tigure géométrique servant à explique? rinfluence des dimensions du trou siir l'effet utile, rapporté soit au travail du forage, soit à la dépense de poudre (voir le texte du Q'' 194).

Fie. 120. ~ M* 199. ~ Figure géométrique servant à établir Vth

458 COURS D'EXPLOITAnOIf DES MIKES.

vautage du tir simultané de deux coups de mine (voir le teite

dunM«5).

Planche XVIII. — Fleures f S9f A 125.

FiG. 121 et 122. — N"" f 31 • — Dispositions employées pour entailler à l'aide du feu les roches très-tenaces ou récalcitrantes.

Les figures représentent les dispositions adoptées pour pousser un avancement, élargir un chantier, et faire une cheminée montante.*

Le travail du feu n'est qu'une opération préparatoire, à compléter par le travail à la poudre.

FiG. 123. — N^ 132. — Cartouches de M. Guibal, pour remplacer Faction de la poudre par celle d'une pression hydraulique.

Les figures représentent l'ensemble de l'appareil et le détail du petit sac de caoutchouc qui, retourné à ses deux extrémités, forme deux joints hydrauliques autoclaves.

FiG. 124. — N^ 133. — Entaillement ées roches solubles à Taide de l'eau.

FiG. 125. — N^ 134. — Exemple d'un chantier à ciel ouvert, dans lequel la roche est, à la fois, assez solide lorsqu'elle eet en masse, et assez déliteuse lorsqu'elle s'éboule, pour qu'il y ait avantage à procéder par de grands abattages.

Planche XIX. - Fleures 196 A 13S.

FiG. 126 à 128. — N"" 136. — Exemples de galeries au rocher exëcutées^ans une roche lolide non déliteuse.

La figure 126 donnera coupe et le profil en long d'une galerie à petite section, exécutée par le procédé ordinaire du tirage à la poudre.

Le profil en long fait ressortir la disposition d^ ravoÊuemeni

et du stroês^ ou rebanchéj qui a pour objet de permettre le travail simultané d*un plus grand nombre de mineurs, ef en même temps de facifiter ce travail.

La figure 127 est la même galerie, avec la modification que peut produire dans la conduite du travail remploi de la dynamite.

La figure 128 donne la coupe d'une galerie à grande section, exécutée par un avancement au cerveau de la voûte, deux battages au large et deux gradins droits.

Les numéros marqués sur cette figure indiquent l'ordre dans lequel les travaux ci-dessus sont exécutés.

FiG. 129. — N"" tae. — Exemple d'un puits de mine exécuté dans une roche de même nature que celui des figures 126 à 128.

La coupe représentée offre une disposition qui a le même objet que l'avancement et le stross de la figure 126.

FiG. 130. — N'' 137. — Exemple d'une grande taille dans une couche même de houille.

On peut distinguer :

En A, l'élévation de 1^ taille, sur laquelle sont figurés les divers havages, séparés sur le devant par de petits massifs de houille qu'on réserve pour empêcher la chute prématurée du charbon, les deux entailles, et enfin les trous faits au toit pour effectuer la tombée à l'aide de coins ou à Taide de coups de mine ;

En B, le plan de la même taille, supposée être une taille montante :

En B\ le plan de la même taille, supposée avoir un front parallèle au clivage de la houille, et oblique sur la direction suivant laquelle elle est poussée:

FiG. 131 et 132. — N^'ias. — Exemples de chantiers poussés dans des couches puissantes de houille. La «figure 131 représente un gradin droit et la figure 132 un gradKn renversé (voir le texte du n*" 188, pour la comparaison entre ces deux ouvrages, qui ont respectivement leurs avantages et leursr inconvénients trésnaarqués).*

i58 COURS D'EXPLOITATION DES MINES.

Planche XX. — VîgwteH 133 A 136.

FiG. 133. — N* 150. — Cette figure et les suivantes, jusqu'à la figure 144, se rapportent aux matières traitées dans le chapitre YI (application des moyens mécaniques à l'abattage.)

La figure 133 représente la tarière avec laquelle on fait les trous de mine, en agissant par rotation, dans les roches tendres telles que les gypses des environs de Paris.

Rg. 134. — N* 149. — Perforateur Lisbet agissant par rotation, comme la tarière à main représentée figure 133, mais apte à fonctionner dans des roches plus dures que le gypse. Ce perforateur convient pour les terrains houilleux tendres et sehisteu où il accélère notablement le travail du forage d'un trou de mine. Son emploi est d'autant moins indiqué que la roche est plus dure (voy. le texte du n^ 149) .

FiG. 135. — N** 150. — Perforateur I^schot. Cet appareil, à l'exclusion de tous ceux où Ton n'emploierait que l'acier, peut agir par rotation dans des terrains durs et siliceux. L'outil est citux et disposé à son extrémité en forme d'une couronne garnie de diamants noirs. Cette forme creuse diminue beaucoup le travail de rodage de l'instrument, parce qu'elle laisse subsister dans l'axe du trou un témoin qu'il est facile d'arracher.

Contrairement au perforateur Lisbet, le perforateur Leschot convient surtout aux terrains très-durs.

Fio. 136. — Hf 151. — Dessin d'ensemble de la baveuse proposée par m. Gay, applicable à des terrains tendres, tels que la houiOet certains minerais de fbr, les marnes solfifëres, etc. , etc. Elle agit par un mouvement de rotation, sur un des bords delà sous-cave, qu'elle élargit successivement à chaque passe de Voutil. Le poids qui détermine la pression de Poutil contre le bord de l'entaille n'est pas représenté sur la figure.

«Planches XXI et XXn. — FIsiuhmi 137 et 138,

et 139 A 141.

FiG. 137. — N"* 153. — Baveuse de M. Delahaye, agissant par percussion, pouvant également faire les entailles et les trous de mines.

L'objet de l'appareil est de supprimer la fatigue qui résulte pour l'ouvrier, de ce qu'il a, dans les procédés ordinaires, à «upporter le poids de son outil, et de ce que cet outil a trop de masse et prend trop de vitesse.

FiG. 138 et 139. — N*" 155. — Ces figures et les suivantes, jusqu'à la figure 144, se rapportent à l'emploi de moteurs naturels autres que l'homme, pour l'exécution des travaux d'abattage.

Les figures 158 et 159 représentent des baveuses dont l'emploi se répand beaucoup en Angleterre depuis quelques années.

La figure 138 représente une vue d'ensemble de la baveuse de BIM. Carrett and Marsball, qui est mue par une chute d'eau.

La figure 139 se rapporte à celle de MM. Jones and Levick, qui est mue par Pair comprimé.

L'emploi principal de ces appareils est dans les mines de houille. On les applique également dans les mines de fer du Qeveland.

Cet emploi suppose des couches bien réglées, suffisamment puissantes, et, en outre, assez résistantes et possédant un toit assez solide pour qu'on puisse les exploiter par un système de grandes tailles, en tenant les boisages suffisamment en arrière du front des chantiers.

Hors de ces conditions, qui seront très-rarement réunies dans Us houillères françaises^ il n'y a pas à songer à leur emploi.

Il est vraisemblable qu'elles pourraient Être employées dans les mines de fer des départements de l'EIst, comme elles le sont dans les mines similaires du Gleveland. '

(Yoy. le texte du n"" 155.)

Fie. 140. — N» 158. — Perforateur Leschot et Perret. L'outil fonctionne sur le même principe que celui de la figure 135, sauf qu'il est mû mécaniquement, à Taide d'un récepteur qui n est autre chose qu'une petite machine à colonne d'eau de rotation. La figure représente Tapparell récepteur et sa transmission de mouvement jusqu'à la tige de l'outil.

On profite de l'eau en pression pour simplifier beaucoup l'appareil mû à bras, en supprimant les organes du mouvement de translation dans le sens de l'axe de l'outil. L'outil est simplement maintenu contre le fond du trou par une pression constante due à la chute d'eau, que Ton est maître de régler paroin jeu de robinets, selon la nature du rocher, en dessous d*un maximum donné. Cette même eau en pression est introduite dans Taxe de l'outil qui est creux, et employée à expulser à chaque instant les boues formées par l'action des diamants sur le rocher.

FïG. 141. — N* teo. — Perforateur Sommeiller, employé aux travaux de percement du mont Cenis.

La figure représente, en plan et en coupe, le dernier modèle adopté, après de nombreux perfectionnements successifs.

11 est parfaitement automatisé dans toutes ses fonctions; mais il serait trouvé un peu long et un peu lourd, pour des galeriesde mines qui n'auraient que les dimensions ordinaires.

Outre le cylindre A pour la percussion, on distingue sur la figure, en B, la petite machine spéciale qui commande les diirers mouvements accessoires que comporte l'emploi de l'appareil.

A cet effet, cette machine auxiliaire, dont on régie la vitesse à volonié, commande par une roue d'angle, un long arbre US qui occupe la longueur du bâti.

On remarquera :

En C, l'espèce de came qui, en agissant sur un goujon, règle la distribution dans le cylindre A ;

En D, le système de roues à'rochet qui transmet , au moyen d'un excenlrique; le mouvement de rotation ù l'outil ;

En EE', le mécanisme qui communique à l'ensemble de Tap-

APPEKDICB. 461

pareil un mouvement de translation le long de ses longerons, lorsque le tasseau t vient, à la fin de la course, bu l ter contre la fourche f. Le mouvement de cette fourche vient faire manœuvrer un manchon d*embrayage m, qui fait alors tourner la vis sans fin V. Cette vis, folle sur la tige T, commence à tourner en engrenant avec la partie interne des longerons qui est filetée, et fait avancer ainsi tout le système ;

Enfin en FP, le mécanisme qui sert à imprimer le mouvement de recul à tout l'appareil quand il s'agit de changer d'outil. L'engrenage intermédiaire F' sert à renverser le mouvement de rotation du chariot porte-outil, celui de l'arbre MN restant constant.

La disposition qui consiste à rendre la percussion indépendante des autres fonctions de la machine, imprime à l'appareil Sommeiller un caractère particulier qui la complique un peu, mais qui a divers avantages et qui, notamment, présente des facilités de fonctionnement très-appréciables.

Ainsi, l'appareil s'adapte très-bien aux diverses nature de rocher, qui peuvent demander de faire varier les conditions de rotation et de percussion.

Il eût été facile d'ailleurs, comme on Ta fait souvent dans d'autres appareils du même genre, d'emprunter le mouvement de tous les oi^anes auxiliaires au mouvement rectiligne alternatif du piston percutant.

Planche XXIDU — FI«ares l^Z et 148.

Fio. 142. — N"" 161. — Affût sur lequel sont montés les appareils décrits ci-dessus.

La figure représente l'affût disposé pour recevoir 8 perforateurs. Ce nombre a été ultérieurement porté jusqu'à 14.

L'affût est une sorte de grand chariot allongé, qui porte à l'avant les supports des perforateurs. Ces supports se composent de manchons qui peuvent monter ou descendre, sans tourner, le long de grosses vis Y, portées par l'un des longerons supérieur

4ûS COURS D'EXPLOITATION DES MINES.

OU inférieur. Le manchon projette, à Tintérieur ou à rextërieur, un bras fileté sur lequel se trouve un autre manchon, muni d'un œil servant, à l'aide d*un boulon, à fixer J'arriére du perforateur. Ce second manchon peut glisser le long du bras, et la face d'appui du perforateur prendra ainsi diverses inclinaisons.

Un système de vis V, semblable aux vis V, sert, au mo^en d'autres manchons, à porter Favant des perforateurs. A cet effet, le bras projeté parle manchon, au lieu d'être fileté, présente un évidement dans lequel on fixe, à Taide de deux boulons, une fourche qui reçoit les deux longerons du perforateur.

De cette manière, on conçoit qu'en déplaçant les manchons des vis verticales et les points d'attache du perforateur sur les bras, on puisse, dans certaines limites d'amplitude, placer chaque appareil dans un plan vertical déterminé, et lui donner, dans ce plan, une inclinaison également déterminée.

A l'arrière de la partie de l'afiTût qui porte les perforateurs se trouvent deux compartiments : l'un sur .lequel on place les outils de rechange et qui porte le tuyau dit clarinette amenant l'air aux perforateurs, au moyen de l)ranchements indépendants formés de tuyaux en caoutchouc; lautre qui sert d'atelier pour les petites réparations qui peuvent être faites sur place.

L'affût porte encore deux mécanismes qui servent, Tun à le faire mouvoir à bras pour l'amener avec précision à la distance voulue du front de taille, l'autre à le fixer invariablement dans la position qu'on lui a donnée.

Le premier, placé à l'essieu des roues d'arrière, consiste en un système d'engrenages et une roue à poignée, à l'aide desquels on imprime à l'essieu un mouvement lent de rotation.

Le deuxième mécanisme, placé aux deux roues d'avant qui sont indépendantes, sert à abaisser le chariot relativement à ces roues, en le faisant tourner autour de l'axe des roues d'arrière, de manière à faire mordre dans le sol deux espèces de grappins dont sont munis à l'avant les longerons inférieurs.

L'affût décrit ci-dessus a 9 mètres de long, 1*,08 de large et l'',90 de haut. Il pèse 8,000 kilogrammes. Ce grand poids est

ÂPPENDIGB. 463

favorable à la stabilité de tout le système, qui subit d'assez tbrtes réactions par le fait du jeu des appareils perforateurs.

Fio. 145. — N^ tUtfe. — Cette figure montre en A la section en forme de Z qu'il convient de donner au tranchant des fleurets mus mécaniquement, afin d'être assuré de faire un trou de mine bien rond et non en forme de triangle ainsi qu'il est indi^ que en B (voir le texte du n® t6S).

Planche XXIV. — figure 144.

FiG. 144. — N"" 166. — Perforateur de MM. François et Dubois. Cet appareil est le dernier qui se soit produit. Il est simple et d'un emploi commode.

La disposition dé cet appareil, dans son ensemble, rappelle beaucoup l'appareil Sommeiller, dont il dérive en effet.

Mais il en difTëre, au fond, par les mécanismes de la distribution et de la rotation, qui sont tout à fait spéciaux, bien qu'entièrement automatiques comme dans Tappareil Sommeiller, et par le mécanisme de l'avancement de l'appareil percusseur sur son châssis, qui est conduit par la main de l'ouvrier.

La distribution se fait au moyen d'un tiroir ordinaire lié à deux pistons A et A', de diamètres inégaux. Le plus grand de ces deux pistons, le piston A', est traversé par un petit canal qui permet à la pression de l'air comprimé de s'égaliser sur sa face interne et sur sa face externe. Par suite, le tiroir se meut dans un sens ou dans l'autre (de droite à gauche ou de gauche à droite), suivant que la pression de l'air comprimé s'établit ou est supprimée sur la face externe.

La pression établie par l'intermédiaire du petit canal est subitement supprimée lorsqu'un bourrelet, fixé sur la tige du piston percusseur vient ouvrir la soupape dont est munie la capacité qui communique avec la face externe du piston A'.

La rotation du fleuret est donnée par le jeu alternatif de deux

cames soulevées par deux petits pistons à simple effet, sous chacun desquels on fait arriver successivement l'air en pression.

Enfm Tavancement est obtenu à l'aide d'un petit volant à manivelle, qui est mû à la main selon la vitesse d'approfondissement du trou.

On fait varier ainsi autant, qu'on le veut, la course du fleuret en dessous de son maximum, ce qui permet de rapproprier à des roches de dureté différente.

Le nombre des coups est réglé par la section du petit canal qui traverse le piston A' ; plus ce canal est grand, plus vite léquilibre est établi entre les deux faces de ce piston, et plus vite le fleuret est ramené en arriére après avoir choqué contre le fond du trou.

Les figures de la planche XXIV représentent Tensemble et les détails du perforateur, ainsi que son affût, qui rappelle, sous une forme plus compacte et avec une grande réduction de poids appropriées à un ouvrage moins important, l'affût employé au mont Ccnis par M. Sommeiller.

Planche XXV. — FI«iims 145 A f 51 .

FiG. 145. — N* 176. — Hache deboiseur, outil spécial de l'ouvrier boiseur, qui doit être d'ailleurs, en outre, plus ou moms familier avec les outils du piqueur et du mineur au rocher.

FiG. 146 et 147. — N" 178. — Figures représentant une butte, ou chandelle, posée dans un chantier pour en soutenir le toit. On remarquera les dispositions prises pour mettre celte butte en charge, tout en donnant au système une certaine élasticité, qui permet, au besoin, un premier petit mouvement du faux toit, sans qu'il en résulte nécessairement la rupture immédiate de la butte.

Fio. 148. — K® 179. — Butte ou chandelle, en fonte, employée en Angleterre, dans les tailles où Ton déboise en arrière, soit

APPEHDICK, 465

au moment où l'on remblaye, soit lorsqu'on teut régulariser la chute du toit. Ces buttes sont souvent composées de deux pièces^ comme le représente la figure, afin de faciliter leur desserrage et leur enlèvement.

FiG. 149. — N** f 80. — Ensemble et détails du système de bottes employées dans quelques mines du déparlement du Norè^ pour remplacer les chandelles en bois ou en fonte représtwtiiw par les figures 146 à 148 (voir le texte du n** f 80).

Fio. 150 et 151. — N* 181. — Boisage complet d'une taille, au moyen de bois de taille supportant des rallonges qui servent à appuyer contre le rocher les garnissages, ou esclimbeSr que peut nécessiter ce rocher quand il est très-friable et trës-ébouleux.

La figure 150 représente une taille en plateur, la figure 151 une taille droite ; Tune et l'autre sont chassantes, c'est-à-dire menées suivant la direction, ou avec un front parallèle à Tinclinaison. »

On remarquera que la taille droite présente des garnissages sur le mur comme sur le toit de la couche. On est souvent obligé d'en agir ainsi dans les couches très-dressées dont le mur est une roche friable.

Planehe XXVL — FI|parM ISIt A 159.

FiG. 152. — N* f 8îC. — Cette figure représente la section transversale et la coupe longitudinale d'une galerie de mine boisée au moyen de cadres complets (voir le texte du n^ 18!^, qui donne la nomenclature des pièces dont ce cadre est composé, * et des détails sur leur mise en place) .

TiG. 155 et 154. — N* 183. — Manière dont les cadres ordinaires peuvent être renforcés, soit par des tendards placés horizontalement, soit par des chandelles placies verticalement, lors-

466 COURS D'ETPCOItAnON DES MINES.

qu'on est eondoit à augmenter la haateur oui la largeur d'une galerie par quelque motif spëeialt tel quela nécessité^ dé irésèrver un compartiment pour Pépuisement : ou pour la Tentilbrtion, d'établir un croisement pour le roulage, etc.. ' >

FiG. 155. — N^ 183. — Deuxeiemples des formes dirersés que les boiseurs peuTent et doÎTent donner à leurs assemblages, seloo le sens dans lequel ils supposent que la pression du rocher se fera principalement sentir.

Le n* 1 convient au cas où la pression s'exercerait principapaiement de haut en bas sur le chapeau ; le n^ 2 au cas où la pression viendrait principalement sur le côté. (Le principe à soiyre, en général, est de s'arranger pour intéresser la section entière de la pièce qui doit surtout résister longitudinalement.)

Fio. 156. — N"" 188. — Exemple du boisage d'une galerie d'allongement, réservée sous un massif exploité, dans un filon à époih tes solides.

On remarquera que, par le motif indiqué au n® 177, le chapeau, auquel le cadre de boisage est ici réduit, n^est pas tout i fait normal au plan du gite.

FiG. 157 à 159. — N"" 184. — Ces figures donnent, en plans etcD coupes transversale et longitudinale, des exemples de boisage de galeries en mauvais terrain ; depuis un terrain simplement ébouleux {flg. 157) jusqu'aux tarrains coulants, presque fluides (fig. 159).

Le travail, dont les détails sont donnés au n* 184, a toujours pour principe d'essayer de retenir le terrain, autant qu'il est nécessaire, pour n'avoir à extraire que la quantité qui correspond au vide utile de la galerie et à l'espace occupé par les bois.

Tout ce qu'on extrait en sus est inutile, au point de vue do résultat à obtenir, et même essentiellement nuisible^ en ce qu ^ tend à mettre le terrain en mouvement, et à rendre ainsi le travail plus difficile et les réparations plus coûteuses.

APPESDICfi. 4ffl

Planche XXTU. — Wî^parem 160 A 169.

FiG. 460. — R* 185. — Boisage proyîsoire d*im puits destiné à être muraille (Toir le texte du n* 185).

Fio. 161 et 162. — N"" 186. — Exemple de boisages définitifs pour puits rectangulaires : la première figure suppose des cadres espacés les uns des autres et formés de pièces équarries, la seconde les suppose joinfifs et formés de rondins.

Fio. 163. — N" 186. — Cette figure montre comment on peut pratiquer une entaille dans le cété d'un cadre qui doit recevoir un bois d'entre-fend, pour satisfaire à la double condition d'afiTaiblir le cadre le moins possible et d'utiliser toute la section du bois d'entre-fend, pour résister à la poussée du terrain sut* le cadre (voir n"* 1818 et 186) .

Fie. 164 et 65. — N^ 18*7. — Boisage d'un puits en terrain coulant. Ces figures sont des coupes verticales parallèles au grand côté et au petit côté du puits.

Le principe du travail est le même que celui qui a été indiqué ci-dessus pour les figures 157 à 159, c'est-à-dire qu'on doit s'efforcer de retenir le terrain et de n'en enlever, autant que possible, que ce qui est nécessaire pour l'exécution du travaill

Fio. 166. — N^ 191. — Combinaison du boisage et du muraillement à pierres sèches, pour une galerie à maintenir au milieu de remblais.

Les bois neufs sont employés pour faire les chapeaux ; les vieux bois le sont, soit à Tétat de parpaings pour lier la maçonnerie sur toute son épaisseur, soit à Tétat de semelles^ ou sablièreSy pour répartir la pression que supportent les chapeaux (voir la figure ainsi que le texte du n^" 191).

Fie. 167. — N* f OS. — Muraillement ordinaire d'une galerie de mine, avec pieds-droits en moellons et voûte en briques.

FiG. 168. — N^ 198. — Tracé géométrique d'une courbe à plu sieurs centres, formant la section d'une galerie de mine muraillée. Le demi-profil BCHD est tracé à l'aide de trois arcs de cercle BC, Cil, HD, qui se raccordent en C et en H, et dont les œnlres sont respectivement aux points 0 0' 0''.

Quant au radier, si on veut le former d'un arc de cercle se raccordant en B avec l'arc BC^ le centre de cet arc est en (^ iotersection de BO et de DIK, si l'on veut remplacer cette condition de raccordement par celle que l'arc ait une flèche donnée DU*, son centre est 0^ intersection avec la même ligne DD'de la perpendiculaire élevée sur le milieu de BD*.

FiG. 169. — N^'fSS. — Muraillement immédiat d'une galerie en mauvais terrain, au moyen de cadres et de'palplanchersenfer.

Les figures donnent la coupe en long de la galerie, et les principaux détails des cadres et des palplanches employés au tranil de l'avancement (voir le texte du n"" 195).

On rappelle que, sauf Téchelle du travail et sauf les varianle§ que la différence d'échelle entraîne dans les détails, ce sysK^e de muraillement immédiat procède du même principe que celui qu'a suivi Brunel dans rétablissement du tunnel sous la Tamise.

Planche XXVm. - Fifi^nrea f 70 A 184»

FiG. 170 à 180. — N* 196. — Exemples divers de galeries d'alloîi gement muraillées.

Ces muraillements ont des dispositions différentes, selon !^ circonstances dans lesquelles les galeries sont supposées tracée

La figure 170 se rapporte au cas où la galerie d'allongcraeDest dons un filon vertical assez mince et à éponles solides ; leî ( hapcaux de la figure 156 destinée à porter des remblais son! rcini lacés ici par une voûte surbaissée, dont les coussinets ^oat

taillés plus ou moins obliquement dans les épontes, selon la dureté de celles-ci et la grandeur de la charge.

La figure 171 suppose l'une des parois de la galerie un peu déliteuse, ne fournissant pas d'appui solide à la voûte et ayant même besoin d'être soutenue.

En 172, on suppose une disposition analogue, avec cette différence que la nature déliteuse est commune aux deux ëponles.

En 173, on suppose que la galerie d'allongement doit être, en même temps, une galerie d'écoulement.

Le muraillement est complet, et le radier forme cunette pour retenir les eaux et les empêcher de s'infilter dans la masse plus ou moins perméable du filon. Une ligne de planches clouées sur des traverses forme, au-dessus du niveau de l'eau, la voie sur laquelle on circule dans la galerie.

Les figures 174 et 175, plus ou moins analogues à la fig. 171, supposent la première un filon pourri et un mauvais mur, la seconde un mauvais toit.

Dans la figure 176, on suppose qu'on ne peut compter ni sur la roche du toit, ni sur la masse du gite, pour trouver un point d'appui solide, et l'on reporte dans le mur même la fondation sur laquelle doit reposer le revêtement du toit.

Les figures 177 et 178 sont d'autres manières de résoudre la difficulté signalée à la figure précédente. Elles s'appliqueront convenablement aux cas où le filon serait ou assez puissant, ou assez rapproché de la verticale, et elles éviteront alors d'aller chercher trop loin un point d'appui pour la fondation du revêtement du toit.

La figure 179 se rapporte, comme la figure 170, à un filon mince, très-dressé, et à épontes solides ; la différence entre les deux cas est qu'ici on suppose ces épontes extrêmement dure8\ on ne les entaille donc que de place en place, pour poser une série de bandeaux isolés, qui servent, à leur tour, à appuyer des portions de voûtes jetées longitudinalement d'un de ces bandeaux à l'autre.

La figure 180 représente le même système, établi, non au faite, mais à la sole de la galerie d'allongement considérée :

419 COURS IKEIPLOITATIOH DES HUIES.

c'est ce que Ton pratique très-comreiisdilementy si Ton doit eolever les piliers qui sont en ayal-pendage de la galerie, et, en même temps, conserver là sole de celle-ci parfaitement intacte, soit pour le roulage, soit surtout pour retenir les eaux.

F». 181. — N* 198. — Exemple du muraiUement ordinaire d'un puits de mine en terrain assez solide, permettant de procéder par une série de reprises successiTCS, exécutées dans l'ordre descendant, et portées chacune [sur un système convenable de roulisses.

Ite. 182. — N^ 1 99. -^ Cette figure suppose le terrain moins solide que dans le cas précédent. La consistance du terrain est telle qu'une roulisse, même colletée au ferme et soutenue sur une corniche, ne supporterait pas sûrement le poids de la maçonnerie dont on la surmonte. Il faut avoir alors quelque moyen de relier successivement ces roulisses à des points d'appui supérieurs. La figure 182 représente une des dispositions qui peuvent être avantageusement employées à cet efTet. Les divers corbeaux qui surplombent dans le puits et fournissent ces points d'appui, sont de longues pièces de bois noyées dans b masse du terrain, qui ne pourraient descendre sans que le terrain lui-même descendit en masse.

fM. 183 et 184. — N^ »Ot. — Ces deux figures se rapportent au cas où le terrain est devenu tout à fait ébouleux, et où Ton veut murailler immédiatement le puits.

Le système consiste alors à construire, sur le fond d'une première excavation boisée, une tour en maçonnerie portée sur un rouet armé d'un sabot tranchant (qu'on appelle une trousse coupante), et à allonger cette tour par le haut, tandis qu'on l'enfonce dans le terrain.

Des disposiiions sont prises pour bien relier les diverses parties de la tour et pour empêcher la maçonnerie de se disjoindre en frottant contre le terrain.

A cet effet, des roulisses m bois, liées les tmes aux antres par

des tirants, sont intercalées de distance en distance dans la maçonnerie, et sur les tranches de ces roulisses sont cloués des madriers allant de l'une à l'autre, formant unVevêtement continu qui empêche le contact du terrain et de la maçonnerie.

Ce système est usité en Silésie et en Wesphalie, même pour des puits de grand diamètre, jusqu'à 40 et SO pieds de profondeur (voir le texte du n"" 201).

Les figures 183 représentent le travail à deux degrés d'avancement ; dans Tune* on vient de mettre en place une nouvelle roulisse et le coffrage en bois qui la relie à la précédente ; dans l'autre, la hauteur de ce coffrage a été maçonnée, et l'on s'occupe de faire descendre la tour.

La %ure 184 rq^résente à line plus grande échelle une disposition de trousse coupante. Cette disposition peut être variée de diverses manières.

Planche XXIX. — Pigurem 185 H 190.

Fw. 185. — N^ S06. ^- Embranchement oràinaire de ^eux galeries, dans lequel, pour éviter la sujétion d'une voûte d*arête au point de croisement, on se borne à exhausser la galerie principale, de manière que la voûte cylindrique de l'embranchement ne pénètre que dans le pied-droit de cette galerie.

Fio. 186. — N"" S06. — Plan et coupe d'une recette, ou place d'accrochage, dans un puits boisé. La recette est supposée n'avoir qu'une largeur qui, eu égard à la solidité du terrain, permet de la boiser avec des cadres ordinaires.

Fi6. 187. — N^ 1B07. — Les cadres en bois de la figure précédente sont remplacés par deux murs épais en bonne maçonnerie, qui supportent, par l'intermédiaire de fortes sablières, une série de chapeaux formés par des fers à T, ou par des rails de grande voie. Ces chapeaux sont légèrement eourbes, comme l'indique la figure, et eoavenablement ei^etoisés. Quand il y a

478 GOUBS D'EIPLOFTATION DBS MINES.

lieu, on emploie pour garnissage, au-dessus de ces dkapeanx, des petits rails de mines.

Fi6. 188. — N"* ItOlf. — Autre exemple des dispositions que Ton peut prendre pour un accrochage, point dont il est très-important d'assurer la soUditë, et qui fatigue beaucoup. La figure représente un arceau en bois ; le soutènement se

^ fait par une série d*arceaux semblables qui forment un revête-

; ment discontinu très-solide, se prêtant mieux qu'une maçonnerie ordinaire aux petits mouvements qu'il n'est pas toujours

I possible d'évitei^

Fi6. 189. — N* ZOS. — Exemple d'une recette dans un puits rond muraille.

Cette disposition est celle qu'on employait dans le Nord et en Belgique, lorsqu'on extrayait par grands euffiUs chargés à la recette et vidés au jour.

FiG. 190 -— N"" MI. — - Cette figure représente une chambre de roue hydraulique établie sur un filon, pour y faire un service d'extraction ou d'épuisement. On trouve de nombreux exemples de cette disposition dans les mines métalliques, surtout en Allemagne. La figure suppose qu'il s'agisse d'une roue à augets. ta chambre est un espace de forme lenticulaire 'placé perpendiculairement à la direction du gfte. Le terrain est supposé assez solide pour se soutenir sans muraillement. On se borne àmurailler d'une éponte àTautre du filon, dans le plan de chacune des grandes faces de la chambre, et c'est dans cette maçonnerie que sont ménagés les vides qui reçoivent les coussinets destinés à porter les tourillons de la roue.

Planehe XXX^ -^ Vîgumem f M A 1911»

FiG. 191. — N» «tt. — Chambre de roue hydraulique, établie comme la précédente, mais dans un terrain moins solide, qui

exige que Pexcavation soit entièrement muraiilée. On remarquera que le muraiUement des grandes faces de la chambre n*est pas plan, mais légèrement cylindrique, pour résister à la poussée au vide que manifestent toujours de larges parois de rocher.

FiG. 192. — N* ItlB. — Coupe transversale d'un tunnel à grande section, exécuté en mauvais terrain. La coupe est faite à un moment où une reprise est entièrement boisée, à l'aide de bois de dimension ordinaire, roidis par un système convenable d'extraits.

On est prêt à commencer le muraiUement de cette reprise ; les gabarits pour le radier et pour la partie inférieure des pieds-droits sont déjà posés.

FiG. 193. — N"" SSl. — Les figures 193 représentent, dans ses phases principales, le système à suivre pour agrandir la section d'un tunnel, qui aurait été établi, par exemple, pour un chemin de fer à une voie, et qu'on voudrait ultérieurement mettre à deux voies.

A. Section primitive du tunnel ; le plancher de sûreté est déjà en place, sans que le travail d'agrandissement proprement dit soit commencé ;

B. Travail d'exhaussement et d'élargissement fait au cerveau de l'ancienne voûte et sur le côté, pour préparer l'emplacement de la nouvelle voûte ;

C. Pose de cette nouvelle voûte, d'ua côté sur le rocher, soit directement, soit par l'intermédiaire de sablières, de l'autre sur le pied-droit de l'ancien muraiUement ;

D. Battage au large, au niveau des rails, après achèvement de la voûte et enlèvement du plancher de sûreté, pour venir reprendre en sous-œuvre la nouveUe voûte, du côté où elle repose suV le rocher. On peut ensuite, si l'on veut, reprendre, de l'autre côté, le pied-droit de l'ancienne voûte

Ce système permet de continuer le service du chemin de fer ' pendant toute la durée du travail (voir le texte du n* S2f ).

Planche XXKJL - Fleure 194 à, «18:

FiG. 194. — N*» «»6. — Plan, coupe et détails relatifs à l'exécution d'un cuvelage ordinaire en bois posé sur une trousse colktée. L'objet du cuvelage est de former un revêtement ëtanche, qui diminue Fafiluence des eaux pendant le fon^age dapuiU, et qui les retient définitivement, à partir du moment ov î'oo^ a pu établir une dernière reprise dont la base est dans des terrains convenablement imperméables. Le texte du n"". 2S6 décrit les différentes phases de TeKécution d'une reprise. ,

Fie. 195. — N* «»9. — Détails d'une pièce de cuvelage en fouie. L'emploi de la fonte, en remplacement du bois, peut être nécessité, surtout pour les puits à grande section et les cuvelages profonds, par la difficulté, quelquefois même Timpossibililô de trouver des pièces de bois d'un ôquarrissage suffisant.

FiG. 196 et 197. — N^ 235. — Ces deux figures se rapportent au système de Tapplication de lair comprimé au fonçage des puits de mine ; application faite pour la première fois par M. Triger, qui a donné son nom au système.

La figure 196 représente les dispositions employées par M. Triger, dans la première application qu'il a faite de son procédé (voir les détails n"" S86).

Depuis lors, le système a été firéquenunent empbyé, soit par H. Triger lui-même, soit par d'autres ingénieurs, à des fonçages de puits en terrain aquifère, à des fondations de piles de ponts, de phares, de murs de quai, etc., etc.

L'artifice sur lequel il repose, considéré d'une manière générale, consiste à établir sur le point même où les ouvriers doivent travailler, une enceinte fermée dans laquelle on maintient une pression d'air suffisante pour y empêcher l'afiluence des eaux : c'est) à vrai dire, l'équivalent d'une docbe à plongeur.

Le procédé est iadépendant de la ^juintité d'eau, et n'est limité

AFfE^DICI. 419

que par la pression maxima à laquelle peuvent être soumis les ouvriers pendant leur travail (environ 3 atmosphères).

La figure 197 représente les disporations qui ont été employées dans les environs de Liège, pour appliquer le système au foncemœt de puits à grande section, qui avaient k traverser, sur une dizaine de mètres de profondeur, les alluvions très- ' meubles et surtout très-aquifëres de la lieuse (voir le texte du n'usas).

fto. 498. — N* 986. — Système proposé par M. 6uU)al, pour traverser des terrains très-ébouleux et très-aquifères, situés à de grandes profondeurs.

Le système revient, en dernière analyse, à appliquer au fonçage d'un puits un bouclier, ou prisme tranchant, analogue à celui que Brunel a appliqué au percement du tunnel sous la Tamise. Le bouclier et sa gaine sont poussés en avant dans le terrain, à Taide de presses qui prennent leur pointd'appui sous le dernier cadre de cuvelage relié au précédent par des vis à bois. On facilite le mouvement du bouclier, en travaillant, à Taide d'outils appropries, à rintèrieur de la colonne d'équilibre. Quand le bouclier est descendu d'une quantité suffisante, pour placer un nouveau cadre de cuvelage, on le met au-dessous, en Ty fixant comme il vient d'être dit.

Planehe XXXn. — Fli^orm §99 A 998.

Fi6. 199 à 200. — N"" 986. — Ces deux figures se rapportent au même objet que la précédente. La figure 199 représente le joint étanche qui doit exister entre Textrémité postérieure de la gaine et la surface extérieure du cuvelage, pour empêcher l'accès de l'eau dans la chambre où se manœuvrent les presses et se posent successivement de haut en bas les cadres du cuvelage.

La figure 200 représente le trépan dilatable, employé pour désagréger les sables à travers lesquels le bouclier doit se faire place*

47« COURS D'EIPLORAnON DES MINES.

On remarquera que les systèmes Triger et Guibal sont, Tua et l'autre, indépendants de rabandanee des eauxaffluentes, puisqu'on n'a pas à les extraire. Le système Guibal est, en outre, indépendant de leur pre$sion, ce qui n'est pas le cas du système Triger; mais, par contre, ce dernier, dans les limites dépression où il est applicable, offre à l'ouvrier beaucoup plus de ressources, pour parer à tous les accidents et pour exécuter toutes les opérations qui peuvent être nécessaires. L'ouvrier est en eiïeten contact avec le terrain même, et peut l'attaquer directement, tandis qu'avec le système Guibal, il en est séparé par le bouclier et ne peut l'atteindre que par l'intermédiaire, parfois bien insuffisant, d'une longue tige traversant l'étroite colonne centrale qui s'élève jusqu'au-dessus du niveau naturel des eaux.

FiG. 201 à 203. — N"" 1tS9. — Système employé par MM. Kind et Chaudron, pour le foncement des puits dans les terrains aquifères. Le système, considéré d'une manière générale, consiste à faire un sondage sur un grand diamètre, par les procèdes etaifec l'outillage ordinaire, sauf les modifications de détail que ce diamètre peut comporter ; puis, une fois le trou do sonde terminé et curé bien à fond, à descendre un revêtement métallique imperméable, muni à sa base d'une garniture étanche. Le système est indépendant de l'abondance des eaux, comme les deux précédents, et de leur pression comme le système Guibal; mais il offre beaucoup plus de ressources que ce dernier, en cas d'accident, ou si les terrains sont résistants.

En somme, il a toutes les difficultés et aussi toutes les ressources que présente l'exécution d'un trou de sonde.

Il semble d'ailleurs que le grand diamètre soit de nature à diminuer les premières et à augmenter les secondes. C'est donc un procédé pratique appelé à se répandre beaucoup. (Voir les détails N'* S39 à S43.)

Planche XXXIII. — FIcotmi S04 A e08.

Fio. 204. — N* 1969. — Cette figure et les suivantes, jusqu'à celles de la planche 40 inclusivement se rapportent aux méthodes d'' exploitation.

La figure 204 représente en coupes verticales, perpendiculaire et parallèle à la direction du gile, le système de galeries d'allongement et de cheminées, qui servent, dans Texploitation d'un filon ordinaire, à en opérer la division en massifs pour le reconnaître.

FiG. 205. — N'^dVO. — Celte figure donne les deux méthodes distinctes, par gradins renversés ou par gradins droits^ suivant lesquelles peuvent être exploités, dans- un ordre arbitraire, les divers massifs de la figure précédente (voir le texte du N^ Itl^ qui ftiit ressortir les propriétés caractéristiques de chacune de ces deux méthodes).

FiG. 206. — N® 1è'7Z. — Cette figure indique comment un massif peut èlre attaqué, par l'une ou par l'autre méthode ci-dessus, au moyen d'un ouvrage montant^ ou d'un ouvrage descendant^ commencé en un point quelconque d'une galerie d'allongement, sans qu'une cheminée ait été préalablement pratiquée en ce point. •

FiG. 207. — N*^^^. — Application de la méthode par gradins renversés à un filon d'une puissance quelconque, sous la condition que la solidité du gite soit en rapport avec cette puissance, et permette de pousser des gradins ayant toute la largeur de ce gîté.

FiG. 208. — K** »77. — Quand la condition ci-dessus n'est pas remplie, c'est-à-dire quand on ne peut pas mener un front ayant toute la largeur du gîte, l'enlèvement du gîle doit se faire par

tranches, dont chacune est prise en plusieurs fois par divers chantiers contigus. Cette disposition caractérise ce qu'on nomme là méthode en trmmrs.

Elle est représentée en plan et en coupe parla figure 208.

Elle consiste à enlever un massif par une aérie de tranchai superposées prises dans^ Tordre ascendant» les divers massifs , superposés étaient pris au contraire dans Tordre descendant.

Les numéros portés sur le plan indiquent Tordre suivant le* quel peuvent-être prises les diverses tailles en traven, qu'on remblaye successivement pour arriver à enlever méthodiquement une tranche entière.

La série (1), par laquelle on commence, enlève un quart du gtte ; la série (S) un autre quart, et enfin la série (3) la moitié qui subsiste au milieu du remblai.

On comprend d'ailleurs que cette maAière de procéder à Tenlèvement de la tranche puisse et doive même être variée, selon les cas, qu'il y ait lieu, par exemple, pour faciliter Tabattage, de pousser les tailles dans le sens de la direction du gîte. Etc., etc.

Planche XXXTV. — Flores 209 à. M».

FiG. 209. — N"" IS78. Cette figure complète, en quelque sorte, la figure précédente. Elle représente en plan une exploitation par la méthode en travers, dans laquelle on suppose que le filon présente à l'intérieur de sa masse une, partie stérile importante, qu'il convient de laisser en place. On voit comment les chantiers partant de la mère galerie s'arrêtent à cette partie stérile, à l'exception d'un chantier qui la traverse pour la reconnaître, et pour permettre de reprendre, au delà, le prolongement de ces chantiers.

F». 210. — N*" 279. —Application de la méthode en travers à on amas plus on moins irrégijlier.

La mère galerie d'un filon règle est remplacée id par une gaj

APPSifDICB. 479

Imie de eanUmrj qm suit toutes les sinuosités du gîte, de manière à en déterminer et à en circonscrire exactement la section horizontale.

Ensuite^ on trace, dans le gtte même, quelques galeries de niireau qui serrent de points de départ à des chantiers en travers au moyen desquels on procède à renlèvement de la tranche correspondante. Ces chantiers peuvent être orientés et multipliés ' selon les besoins.

La 1'* tranche exploitée et remblayée (sauf les galeries principales), on monte en seconde tranche, puis en troisième et ainsi de suite.

La figure suppose qu'on est en sixième tranche ; les 5 précédentes sont remblayées complètement, sauf les galeries principales de la l**, avec lesquelles la ff** est en communication, au moyen de cheminées ménagées à travers les remblais des quatre tranches intermédiaires.

Fi6. 211. — N* lS8f . — Exploitation d'une masse puissante fournissant peu ou point de remblais. La méthode est encora une méthode en travers ; mais au lieu de remblayer, on procède par dépîlage avec ébouleraent. Un étage se prend par tranches successives dans Tordre descendant. Chaque tranche a pour hauteur la hauteur d'une galerie de traçage, augmentée de l'épaisseur d'un estau qu'on enlève autant que possible en dépilant* La coupe en travers représente plusieurs tranches en traçage en dessous d'un étage déjà dépilé. Là coupe en long montre comment les diverses tranches d'un étage doivent être prises en battant en retraite. Le dépilage d'une tranche quelconque doit être en arrière de celui de la tranche supérieure et en avant de celui de la tranche inférieure.

FiG. 212. — N* 983. — Exploitation d'une masse puissante qu'on nepeut remblayer et qu'on ne veut pas dépiler. On applique une méthode en travers avec estaus^ Les traçages doivent être faits dans les diverses tranches, de

4 go COURS D'EXPLOITATION DES KINES.

manière à superposer exactement les plmis d'un côté, et les vides de Tautre.

En passant d'une tranche à une tranche inférieure, on augmente la hauteur de Testau, et Ton augmente également la largeur des piliers, en diminuant d'autant celle des chantiers.

One telle méthode est regardée aujourd'hui comme surannée, et applicable, tout au plus, dans quelques cas très-particuliers, de matière peu précieuse, ou de remblais très-chers, ou de terrains ayant une très-grande valeur, etc..

Planohe XXXT. — FiffiirM SIS et M4.

fiG. 213. — N"* !S85. — Cette figure représente le système d'exploitation par longues tailles, ou grandes tailles, tel qu'on peut l'appliquer à des couches de houille minces rapprochées delà position horizontale.

Ces tailles sont successivement prises sur une des parois d'une voie de fond, au fur et à mesure que cette voie est avancée d'une quantité suffisante.

On a ainsi une série de tailles contiguês, en retraite les unes par rapport aux autres, qu'on étend jusqu'à la limite du champ d'exploitation.

Fio. 214* — N^ S89. — Variante de la disposition précédente, consistant en une série de tailles montantes, de largeur moyenne, desservies chacune par une voie inclinée dans laquelle on met un plan incliné automoteur dont on déplace tous les deux ou trois jours le mécanisme, pour le remonter à mesure que le front de taille avance.

On remarque, sur la figure, la galerie de recoupage parallèle à la cosleresse, que Ton ouvre lorsque les voies montantes ont acquis une grande longueur (voir le texte du n*" 289). On réduit ainsi l'étendue des galeries à l'état d'entretien de tailles montantes. Cette disposition convient aux couches ayant une inclinaison prononcée, mais non très-forte (15 à 20*" par exemple, au nMximum).

iPPBIlDICE. 481

Planehe %XX\1. — Wîgwtem «16 et M 6.

FiG. 215. — M"" itBS. — Cette figure représente un maintenagej c'est-à-dire un système de gradins renversés applicable à une couche trës-dressée, dans laquelle les tailles sont, obligatoirement, menées suivant la direction.

FiG. 216. — N* S9!S. — Variante de l'exploitation par grandes tailles, dans laquelle on mène des tailles chassantes desservies par une galerie diagonale, dite une demi-pente, ou une voie tierne, qui remplace les plans inclinés automoteurs.

La figure montre comment on peut, par une nouvelle diagonale venant recouper les diverses voies de niveau qui aboutissent au bas de chaque taille, supprimer toute la partie de ces voies de niveau comprise entre cette diagonale et celle qu'elle remplace.

Cet artifice diminue la longueur des galeries à l'état d'entretien; la première diagonale joue par rapport à l'ancienne le même rôle que la galerie de recoupage de la figure 214 par rapport à la costeresse.

La disposition de la figure 216 porte le nom de gradins couchés.

Elle convient particulièrement dans le cas où l'inclinaison de la couche, toujours assez prononcée, varie d'un point à un autre entre des limites assez étendues : les diverses voies qui aboutissent au bas de chaque gradin conservent leur niveau ; c'est seulement la longueur de ce gradin qui varie.

Planche XXXTII. — Flfl^iire tlS7.

FiG. 217. — K* »99. — Type d'une exploitation par massifs long*., applicable aux couches de houille d'une épaisseur moyenne.

On distinguera sur la figure coQiment, à l'aide de quelques galeries, suivant la direction et suivant la pente, on fait une

I Si

m coift-s va^ummm. des uses.

pfMtthre Hyinion en quartiers, qui s'étend progre»irenient jusqu'aux lirniles des champs d'exploitation ; puis comment chaque qufirlier peut être divisé en longs massifs et même dépilé, pendurii que les aulres quartiers situés au delà ne sont encore qa^en traçage (voir n^^SSS et suivants les considérations g^iérales sur l'exploitation des couches moyennes).

Fm. tllH. — N* 8M« — Dépilage des massifis longs de la figure préoèdi^nto par une série de tailles montantes^ lesquelles peuvent 61 ro ou bien immédiatement contigués, ou bien, comme Tindi(iue la AgQi*e, isolées les unes des autres par un petit massif do charbon qui limite des éboulements et dont on reprend ce que Ton |M>ut» en battant en retraite, quand on abandmne la taille et qu*oii la déboise en laissant les éboulements se produire.

FW. 410* «- N^ a— > — Dépilage par une taille chassante, ou, plus exactement, par deux tailles chassantes marchant en sens eonli^ire l^iue de Tautre, à partir du milieu d*mi massif que l'on dèpile (vuir aus^ lig. âl7).

P)e« !îâlK ~ K^ >••. — Déposition d%ra dépibge daus une couche trà^iuclinêet. La taille est menée ckmssmUâ; mais au Ken d'avoir un fironi reetili^noie* ou a une li^:tie brt^ analogue an mainteaa^e de b r^ure âl5« aca qtie les «&ref5 ««rvriers^ placés eu nHrJLte le§ uas parrar-port iuxautnes^ pa::sseBt trrfailler sans se i^uer le ^ncia supérieur de ce nidioiteiia;^ sot à euqpéclier b loille i*w'tnf eu^ahle rar le? ç^ûculcarents iu -iepîlage supérieur. Ou lu rajat eu arrOre jcor laSsser cou: a: ces éboulemeures. A iefiiut ie reoiiL^is. ojmiw ia:c^ i* ::k ie la dgure 215, les jo^ner^ ^se vîacjut eu j^echiiiittiinc lu mi^eu ies buttes qui

PsB^ i2i. 5* S^4. — •*- 'tiî f::nr^ ^ le? <m^"anie? « rapportent

APPERMCB.

à Texploitatioa des couches puissantes, e'est-à-dire ayant une épaisseur supérieure à la hauteur qu'on donne habiluellement aux galeries de mine. On suppose qu'on ait fait exactement la même division par massifs hxigs d-dessus indiquée pour les couches moyennes, en effectuant d'ailleurs le traçage au mur de la couche. U restera à dépiier les massifs^ en opérant, non-seulement sur la hauteur donnée d'abord aux galeries, mais encore sur les bancs supérieurs restés en couroone dans ces galeries. La figuré 221 représente l'application du système ci-dessus indiqué. On opère le dépilage par des tailles chassantes qui prennent directement les bancs inférieurs, et rabattent les bancs supérieurs en arrière du front de taille. L'éboulement du toit suit en arrière du rabattage : on tâche de le régler de manière que la distance du fiont de taille aux éboulements tarie entre des limites peu écartées.

Fis. 222. — N"" 806. — La figure 222 représente un autre mode de dépilage de ces couches épaisses* en^loyé dans les localités où Ton peut se procurer facilement des bois de grande dimension. On opère par une série de tailles montantes contigués, qu'on prend en gradins droits sur toute la hauteur de la couche ; puis après avoir circonscrit tout le chantier par des lignes de buttes, dont l'objet est de retenir les éboulements en les empêchant de couler dans la taille contigué et plus tard dans la taille inférieure, on déboise tout le chantier et on laisse ébouler.

On toit en A le plan d'un chantier, après que l'éboulement tient de se faire* et lorsque le chantier contigu n'est pas encore commencé.

En B, se trouve la coupe de la figure A, par un plan vertical passant par l'axe de la galerie de traçage inférieure au massif que Ton dépile.

En C, est une coupe semblable, faite quand un chantier est achevé et encore boisé.

En D, est la coupe de ce chantier fieiite suivant l'inclinaison de la couche pendant qu'il est en cours d'exécution.

COURS D'EXPLomnon. des mines.

première division en quartiers, qui s'étend progressivement jusqu'aux limites des champs d'eii()loitation ; puis comment chaque quartier peut être divisé en longs massifs et même dëpilè, pendant que les autres quartiers situés au delà ne sont encore qu'en traçage (voir n^ ItWB^ et suivants les considérations générales sur l'exploitation des couches moyennes).

Plaaohe XXXTIII. - Fi«wrai M8 A t9B.

Fn. 218. — M* SIM* — Dépilage des massife longs de la figitfe précédente par une série de tailles montantes, lesquelles peuvent être ou bien immédiatement contiguês, ou bien, comme Tindique la figure, isolées les unes des autres par un petit massii de charbon qui limite des éboulements et dont on reprend ce que l'on peut, en battant en retraite, quand on abandonne la taille et qu'on la déboise en laissant les éboulements se produire.

Ag. 219. — N* 8<M. — Dépilage par une taille chassante, ou, plus exactement, par deux tailles chassantes marchant en sens contraire Tune de l'autre, à partir du milieu d*un massif que l'on dépile (voir aussi fig. 217).

FiQ. 220. — N^ SIM. -^ Disposition d'un dépilage dans une couche trës-inclinée. La taiUe est menée ekassante ; mais au lieu d'avoir un front rectiligne, on a une ligne brisée analogue au maintenage de la figure 215, afin que les divers ouvriers, placés en retraite les uns par rapport aux autres, puissent travailler sans se gêner. Le gradin supérieur de ce maintenage sert à empêcher la taille d'être envahie par les éboulements du dépilage supérieur. On la rabat en arrière pour laisser couler ces éboul^ ments. À défaut de remblais, comme dans le cas de la figure 315, les ouvriers se placent en s'échafaudant au moyen des buttes qui forment le boisage.

Fio. 221 . — K* 804. — Cette figure et les suivantes se rapportent

APPBNDIGB. m

à Texploitation des couches puissantes, c'est-i-dire ayant une épaisseur supérieure à la hauteur qu'on donne habiluellement aux galeries de mine. On suppose qu'on ait fait exactement la même division par massifs longs cî4essu& indiquée pour ka couches moyennes, en effectuant d'ailleurs le traçage au mur de la couche. Il restera à dépiler les massifs, en opérant, nourseulement sur la hauteur donnée d'abord aux galeries, mais encore sur les bancs supérieurs restés en couronne dans ces galeries. La figure 221 représente l'application du système ci-dessus indiqué. On opère le dépilage par des taUles chassantes qui prennent directement les bancs inférieurs» et rabattent les bancs supérieurs en arriére du front de taille. L'tiboulement du toit suit en arrière du rabattage : on tâche de le régler de manière que la distance du fiont de taille aux éboulemenls varie entre des limites peu écartées.

FiG. 222. -— N"" 806. — La figure 222 représente un autre mode de dépilage de ces couches épaisses, employé dans les localités où Ton peut se procurer facilement des boi& de grande dimension. On opère par une série de tailles montantes contigués, qu'on prend en gradins droits sur toute la hauteur de Ja couche ; puis après avoir circonscrit tout le chantier par des lignes de huttes, dont l'objet est de retenir les éboulements en les empêchant de couler dans la taille contigué et plus tard dans la taille inférieure, on déboise tout le chantier et on laisse ébouler.

On voit en A le plan d'un chantier, après que l'éboulement vient de se faire, et lorsque le chantier contigu n'est pas encore commencé.

En B, se trouve la coupe de la figure A, par un plan vertical passant par l'axe de la galerie de traçage inférieure au massif que Ton dépile.

En C, est une coupe semblable, faite quand un chantier est achevé et encore boisé.

En D, est la coupe de ce chantier &ite suivant l'inclinaison de la couclie pendant qu'il est en cours d'exécution.

484 COURS D'ElPLOlTATIOn DBS MIKES.

(Voir le texte du n*" 806 pour les détails de ce procédé de dépilage.)

Fi6. 223. — N^ 806. — Indication de quelques dispositions* au moyen desquelles, on peut, s'il y a lieu, déboiser un chantier tel que celui dont on vient de parler, sans exposer les ouvriers.

La chute et l'enlévèment des bois, au lieu de se faire à Taide de la hache, selon l'usage ordinaire, se font de loin, à l'aide de chaînes, sur lesquelles on agit avec des crics, ou avec des leviers convenablement disposés. Ce système pourrait être utile, si la consistance du toit était telle qu'on ne pût enlever un bois sans amener immédiatement la chute d'une partie correspon- . dante du toit.

Planeke XXXIX. - FiffOFM 884 à. 888.

FiG. 224. — N^ 808. — Exploitation delà grande couche du Staffordhire dite Tenyard^Coa/. L'exploitation consistée mener une séries de galeries très-larges ayant toute la hauteur de la couche, dans Taxe desquelles on réserve quelques piliers carrés pour soutenir le toit.

Les galeries constituent à peu près toute l'exploitation ; les massifs longs qui les séparent et les piliers carrés qui en soutiennent le toit sont considérés comme à peu prés perdus. Cette méthode d'exploitation suppose un charbon solide et un bon toit. Ces deux conditions amplement remplies, la méthode peut être économique, sans causer trop de gaspillage et sans être trop dangereuse pour les ouvriers (voir le texte des n~ 300 et 807). On remarquera les petites galeries ménagées dans l'intérieur des massifs au mur de la couche. C'est par laque se font les transports et la ventilation. Si l'on rapproche la figure de celle de la planche 57 ifig. 217), ces petites galeries pourrontétre assimilées au réseau primitif qui divise le champ d'exploitation en quartiers, et les grandes galeries dont on vient de parler pourront

fttre regardées comme équivalentes au travail de subdivision en massifs et de dépilage qu'on fait dans chacun de ces ^'quartiers.

FW. 225 et 226. — N"* 810 à 815. — Application du principe consistant à considérer une grosse couche comme formée par le rapprochement ou, la superposition de plusieurs couches * d'épaisseur moyenne, ou « en d'autres termes, à diviser la grosse couche en tranches parallèles à la stratification, que l'on exploite successivement, comme autant de couches distantes de moyenne épaisseur.

Dans la figure 225, on suppose qu'on les exploite successivement par dépilage, et par conséquent dans Tordre néeessairemetU deêcendanU

C'est la méthode dite de Blanzy.

Dans la figure 226, on les exploite avec remblai complet, et par conséquent dans un ordre qui sera le plus souvent ascendant.

C'est la méthode d^ Rive-de-Gier.

Dans Tapplication de la méthode de Blanzy, on donne aux tranches une hauteur sensiblement supérieure à celles des galeries, afin d'avoir un estau servant de toit pendant le traçage , estau qu'on reprend lors du dépilage, en le rabattant par le système indiqué à la figure 221.

Dans la méthode de Rive-de-Gier, on ne donne aux tranches que la hauteur même des galeries, pour pouvoir remblayer les chantiers plus facilement.

FiG. 227 et 228. — N"" 816. — Exemples de dépilages avec reinblai complet, dans l'application de la méthode de Rive-de-6ier

Le massif long est supposé dépilé par une série de tailles contiguës prises en travers du massif, soit de l'amont-pendage à l'aval ifig. 227), soit de l'aval-pendage à l'amont (fig. 228). On doit remarquer que ces mêmes systèmes de dùpiiages s'appliqueraient aux couches de puissance moyenne, que l'on jugei'ait utile d'exploiter par massifs longs en remblayant, au lieu de laisser les éboulements se produire dans les dépilages.

W COURS D'EIPLOITÂnON DES MINES.

¥m. 939. •— N* 8S0. — Plan et coupes d'une exploitation, dans le cas où la couche de houille est, à la fois^ très-puissante et très-ioclinée. Le principe à appliquer dans ce cas est la division du gile non en tranches parallèles à la stratificationt mais en tranches horizontales; en d'antres termes, on doit employer une n^ttodr en travers.

La figure 229 est, à proprement parier^ Tapplication de la méthode de Blanzy, aYecceUe particularité que les tranches sont prises en travers, et ont, par conséquent, une largeur limitée. Cette méthode peut-ètve désignée soustùnomûemétkodemtror vers avec dépikges.

Flanelle XJL. - Fl«iirai S80 à, »4Uk

IW. 230. — N* ms. — Cette figure et les deux suivantes sont relatives, comme la figure 229, à Texploitation des grosses couches très-dressées.

Le système consiste toujours à décomposer l'étage à exploiter en une série de. tranches horiiontales; mais i les prendre successivement en les remblayant. Cest une méthode en traven avec remblai^ tout à fSût analogue à celle qu'on applique aux filons puissants.

On peut dire encore qu^elleest i la méthode de Bive-de-Gierce qu'est le système de la figure 229 k la méthode de Blanzy.

La figure 230 offre une disposition particulière, qui n'est pas essentielle à la méthode, mais qui peut être fort utile avec des charbons fiidlement inflammables. A la mère galerie tracée i la base d'un étage, on ajoute une galerie autiliaiie tracée en dehors de la couche, par laquelle se fait le roulage, si un incendie vient à obliger de condamner par des barrages une portiofi quelconque de la mère-galerie (voir N^ SSS).

fm. 251 et 2S2 '— lïT «SS et «IM. — Ces deux ^ures mmitrent comment on peut, dans Tapplication de la méthode en traders avec remblai, faciliter l'abattage, et, en outre, ce qui est fort

important, augmenter la puissance de production d'une tranche, en lui donnant une plus grande épaisseur, comparable à celle des tranches d'une exploitation en travers avec dëpilages.

Il faut alors, en général, avoir deux mères galeries, l'une, la plus basse, pour enlever les charbons, l'autre, au niveau de la tranche supérieure, pour amener les remblais ; cette dernière pourra être, à son tour, la galerie au charbon d'une seconde tranche, et les remblais arriveront alors par la galerie prise au niveau de la troisième tranche. Etc., etc.

Dans la figure 231 , on suppose les chantiers menés transversalement.

Dans la figure 232, on peut supposer les chantiers poussés dans le sens de la stratification ; de telle sorte qu'une tranche s'enlève en prenant successivement les divers bancs qui la composent. Cette disposition peut être de nature à rendre l'abattage plus facile.

Elle est à recommander, lorsque la «couche présente de gros nerfs intercalés dans son épaisseur. Ils peuvent, en effet, par cette disposition, être laissés en place, tandis qu'ils sont complètement abattus, lorsqu'on enlève la tranche par une série de tailles transversales contigues.

FiG. 253 à 235. — N"" 886. — Les trois figures sont relatives à la manière de se procurer des remblais, en complément de ceux que Ton peut trouver au chantier même, ou au jour.

Les figure 233 et 234 représentent des chambres d'éboulement placées au toit du gîte.

La figure 235 suppose que le gtte est rencontré par une grande faille remplie de matières sans consistance. Un point où une galerie vient rencontrer cette faille peut, moyennant quelques dispositions, devenir ime carrière à remblais plus ou moins importante (voir le N"" 886).

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