‹ Cours professes à l' Ecole des mines de Paris, Deuxième partie. Cours d'exploitation des minesChapitre 43 sur 53 · COURS FEIPLOmnOIff DES MINES · texte numérisé non relu

COURS FEIPLOmnOIff DES MINES

Fhï. m et 67. — N* 9S. — Êlargisseurs, dits à coins, smant soit comme les alésoirs à rendre à un tron rétréci ses dimensions primitives, soit plutôt à continuer un forage en contrebas d'un tube, sur un diamètre supérieur au diamètre intérieur de ce tube.

La figure 66 représente Foutil fermé pour passer à Fintérieur du tuyau ; la figure 67 le représente ouvert par Faction do coin et prêt à fonctionner^ soit de haut en bas, soit de bas ea haut, suivant les cas. L'ouverture se fait en exerçant sur le coin un effort de bas en haut avec une ficelle ; la fermeture en desserrant le coin, à l'aide de l'artifice spécial indiqué au n" f 01^ page 132.

FiG. 68. — N* 88. — Trépans mbanés agissant, comiDe alésoirs, par une rotation lente, accompagnée de quelques petits mouvements de battage, pour traverser des sables légèrement agglutinés.

Fio. 69. — N^" 88. — Bonnet carré, ou casae^îerre, employé en cas de très-grande dureté, pour briser ou refouler sur le côlé soit un fragment d'outil, soit quelque pierre dure rencontrée au fond du trou ou tombée des parois, eonune un gros silexi par exemple.

Fio. 70 à 72. — N» 89. — Types* d^oulil» cureurs agissant par rotation, d'une manière assez analogue à eeHe des tanères qu'emploient les ouvriers qui travaillent le bois.

La figure 70 représente la cuiller, ou tarière, qui eonifient pour les débris ayant un degré de plasticité ordinaire.

La figure 71 représente la tarière à gkûêe^ qui sert à eurer les débris très-plastiques, ou même à entailler les terrains argileux qui les produisent.

La figure 72 est la cuiller à trépan rubanné^ qui peut conTenir pour les débris de consistance un peu sableuse. (Voir pour le 4ètail le texte du n' 89.)

Fie. 75 et 74. — N» S9. — ^Type d'outils cureturs qm'on /ait agir en les descendant tu bout d'une corde et leur imprimant un moutement de pompage. Ce sont les eloehes à soupape et les cloehes à bouleL Elles curent moins à fond que les cuillers dans le cas de terrains plastiques ; mais l'opération est beaucoup plus prompte, parce qu'on les descend à l'aide d'une corde qui file dans le trou d'une manière continue, et non à Taide des tiges de la sonde.

FiG. 75. — N^ 89. — Outil cureur qui combine l'emploi de la soupape avec celui du trépan rubanné, et qui, par là, peut être applicable aux terrains aabloaneax %ue la cuiUer ne retiendrait pas couvenaUemeuL

Planche XI. - Fl|purai 96 A M.

FiG. 76. — N' 90. — OuUl vérificateur, servant à constater après coup la nature des terrains qui ont été traversés à una^ profondeur quelconque. (Voir le texte du n* 90.)

Fio. 77 à 79. — N* 90. — Collection d^outils servant à échantillonner, c'est-à-dire à obtenir des morceaux des terrains trairersés par le forage.

Les figures 77 et 78 représentent les outils aux moyen desquels on forme au fond du trou une rainure circulaire qui réserve une sorte de témoin plus ou moins long.

La figure 79 représente Toutil au moyen duqifel on casse ce témoin et on le ramène au jour, après avoir pris les dispositions nécessaires pour pouvoir le repérer dans une position parallèle à celle qu'il occupait dans le trou avant d'être détaché^ et déterminer ainsi, non-seulement la nature du terrain, mais encore son orientation dans le sein de la terre. (Voir le texte du n"" 90.)

PiG. 80 et 81. — N^ 92. — Exemples d'outils servant à ramener les tiges restées dans le trou, en cas d'accident.

448 CÛUMS D'EXPLOITATION DES UINES.

. La caracole (fig. 80), peut servir quand la rupture a eu lieu très-peu au^essus d un emmanchement ; la cloche à écrou {fig. 91) peut servir dans tous les cas, et est nécessaire quand la rupture a eu lieu un peu au-dessous d'un emmanchement. Le texte du n® 9Z donne le détail de la manière dont fonctionnent ces deux appareils.

Fig. 82. — J^ 9Z. — Tire-bourre, servant à saisir la corde de la cloche à soupape, si elle est tombée accidentellement au fond du trou.

Fig. 85. — N"" 9ft. — Accrocheur à pince, pouvant remplacer la caracole et la cloche à écrou, et les remplaçant néeessmrement^ lorsque la rupture a eu lieu loin d'un emmanchement, et que la tige n'est pas calée dans le trou, de manière à ne pas pouvoir tourner trop facilement.

La première circonstance exclut en effet la caracole, et la seconde exclut la cloche à écrou.

tia. 84. — N"" 98. — Ensemble et détails de l'assemblage des tuyaux de retenue au moyen de boulons et d'écrous. (Voir le texte du n"" 98.)

Fig. 85. — N* 98. — Outil pouvant être employé pour faire la jonction des tuyaux de retenue, au moyen d'une rivure à froid remplaçant l'assemblage précédent.

■ Fig. 86 et 87. — N" 95. — Outils servant \k enfoncer une colonne perdue j pour la placer dans le trou à une hauteur voulue. Le premier outil se dégage par un mouvement semblable à celui que Ton fait pour ôter la baïonnette d'un fusil ; le second en tirant sur Tétai qui mainlient les branches écarlées, au moyen d'une ficelle dont l'extrémitc libre est restée au jour pendant qu'<>n descendait la colonne. (Voir le texte du n"^ 95.)

Fig. 88 et 89. — N"" 95. — Outils servant à enfoncer une co-

iPPEKDICE. 149

lonne de tubes qui se prolonge jusqu'au jour, en agissant à la fois par choc et par rotation.

La figure 88 représente une sorte de mouton, servant à frapper sur un bloc qui coiffe la partie supérieure des lubes ; la figure 89 est une manivelle^ au moyen de laquelle on communique à la colonne des tubes un petit mouYement alternatif de rotation. Ces deux moyens d'action (le choc et la rotation) doivent être employés simultanément.

FiG. 90. — N"^ 95. — Disposition dans laquelle le choc du mouton représenté ci-dessus {fig. 88), est complété dans ses effets» ou remplacé par une pression continue. Cette disposition, qui permet de réaliser de très-grandes pressions, est nécessaire, lorsque la colonne à enfoncer a une grande longueur et une grn de masse.

FiG. 91. — N"" 96. — Arrache-tuyaux de Kind, ou navette. Cet instrument agit en se coinçant fortement contre les parois, lorsque ayant été descendu à la hauteur voulue dans l'intérieur d'une colonne de tubes n ar^cher, on remonte à l'aide de cordes le cylindre qu'on a descendu plein de gravier avec l'instrument, et qu'ensuite on exerce une forte traction sur le câble de Tengin.

Planche XII. — Pi|riires ^% A tOO.

Fio. 92. — N* 96. — Arrache-tuyaux de d'Alberti, ou arrachetuyàiuc à coinsy fonctionnant sur un principe analogue à celui de Toutil jt^écédent, sauf que le coinçage contre les parois du tuyau se fait par une série de coins en bois, au lieu de se faire par l'interposition de graviers.

Fig. 93. — N® 96. — Exemple d'un appareil dit coupe-tuyaux^ qui sert à découper la colonne en plusieurs parties, qu'on remonte successivement, si elle est trop longue et trgp engagée

160 COURS D'EXPLOITATlOn DES MilSES.

contre le terrain pour pouvoir être remontée d'une seule pièe^. L'emploi de cet outil se combine . avec celui de l'un des outils précédents.

FiG. 94. — N"" 98. — Clef de retenue, que l'on pose sur le plancher de manœuvre, pour arrêter les tiges qui pendent dans le trou, pendant les nanœuvres successives d'assemblage et de dësassemblage de leurs divers tronçons, lorsqu'il s'agit de descendre ou de sortir un outil.

FiG. 95. — N"" 98. — Grande clef de manœuvre pour assembler ou désassembler les tiges.

Fw. 96 et 97. — N' 98. — Fausse tête et pied de bœuf, ao moyen desquels on prend successivement chaque tronçon de tige, pour le suspendre au câble de l'engin, et descendre ou remonter le système des tiges de la quantité que permet la ban* teur utile de l'engin.

Fie. 98. — N* 99. —Manivelle, au moyen de laquelle on fait toQ^ ner la tige pendant le battage (voir le texte du n° 99).

Fio. 99. — N"* 108. — Celte figure et les suivantes, jusqu'à la figure 104 inclusivement, représentent l'ensemble des installations au moyen desquelles on mettra en action, pour reiècotion d'un sondage, les différents appareils spéciaux décrits précédemment et représentés figures 48 à 98.

La figure 99 serait une installation très-sommaire, applicable à un sondage peu important. Les manœuvres se font eidusiiement à bras, et ne permettent ni un battage énergique, ni ^ descente rapide des tiges.

* F». 100. — N"" 1 08. — La figure représente une installation propre à un travail de sondage à la corde.

Elle a été employée dans une mine des environs de Saisi* Etienne.

On sait que l'un des avantages revendiqués par les partisans

APPEIIDICE. 451

du sondage à la corde est la simplicité de Tins^ation, qui résuite de ce qu'on n'a pas besoin d un point d'appui élevé, et de ce que le poids à manœuvrer, soit pendant le battage, soit pendant le relevage, est peu important. C'est ce qui explique le peu de hauteur de l'engin et la faiblesse des moyens d'action installés, soit pour le relevage, soit pour le battage.

Fio. iOl à 104. — N' t08. — Les quatre planches XIII à XVI représentent des installations pour grands sondages, essentiellement distinctes de celles auxquelles se rapportent les deux figures 99 et 100, par leur ampleur et par la nature des inoyens d'action employés.

Ces installations ont été employées, savoir :

Celle de la figure 101 pour le puits de Passy, par M. Eind.

Celle de la figure 102 pour le puits de la graade raffinerie de M. Say, au boulevard de la Gare, par M. Dru.

Enfin, celles des figures 103 et i 04 pour les deux grands puits en cours de fonçage au compte de la ville de Paris, la première à la Butte-aux-Cailles, par M. Dru, et la seconde, à la Chapelle, par MM. Degousée et Laurent.

Sur la figure 101 (pi. XII), on voit en A, tant en plan qu'en coupe, les bobines portant les cftbies plats qui servent à la manœuvre des tiges. Elles sont actionnées par une machine à vapeur horizontale à un seul cylindre. Les cables plats guidés pdi des rouleaux vont passer sur deux poulies, placées à une hauteur telle qu'on peut assembler et désassembler la tige par portions de 30 mètres.

En B est le levier de battage, ou levier à secteur, mû par un cylindre à vapeur spécial, au piston duquel il est relié par une chaîne de Galle. La figure indique la disposition du ressort élastique qui limite sa course.

C est le treuil de la cloche à soupape, mis en mouvement par la machine à vapeur au moyen d'une chaîne de Galle sais fin.

io» COURS D'EXPLOITATION DES HINES.

Le câble delà cloche passe sur une poulie D, portée par im(* chape à axe vertical, qui permet de la détourner pour laisser ^tasser les cûbles plats. Il est entendu que les bobines sont débrayées, lorsque la machine à vapeur actionne le treuil de la cloche à soupape. Inversement on débraye ce tfisuil lorsqu'on embraye les bobines.

Le puits, destiné à recevoir un diamètre de 0",60 à l'inlérieur du tubage définitif en bois, a été commencé sur un diamètre primitif de 1",1 0.

L'outillage a permis de faire en dix mois 420 mètres environ de percement ; mais ultérieurement le travail a été entravé par de nombreux accidents.

La figure 1 02 représente :

1* En A, le treuil pour la manœuvre des tiges, sur lequel s'enroulent, en sens contraire, les deux chaînes servant à la suspension des tiges. Une chape fixe à quatre poulies est placée au haut de l'engin, et la chaîne est attachée à la chape d'une poulie mobile, qui porte le crochet do suspension des tiges; la tension de chaque chaîne est ainsi réduite au tiers de la charge à soulever. Ce treuil est commandé, au moyen de courroies, par la machine à vapeur, qui est horizontale et à un seulcylmdre;

2* en Bj le levier de battage mû par un cylindre à vapeur spécial, au moyen d'une bielle attachée à la tige du pislon. La queue du levier est limitée, dans la course ascendante, par un ressort élastique, et dans sa course descendante par un heurtoir contre lequel elle vient battre et dont le choc produit le déclancWment de l'outil (voir fig. 54 et n' 84);

S"" en C, le treuil,'ou cabestan, de la cloche à soupape portant un câble en fil de fer.

La même transmission par courroie commande à volonté les treuil.s A et C, en déplaçant simplement un pignon au moyen d'une fourchette d'embrayage.

Le changement de marche se fait au moyen de deux courroies, l'une à brins parallèles et l'autre à brins croisés.

La figure 105 représente les mêmes dispositions générales que 1» figure 102, sauf que les divers appareils ont reçu plus d'îui-

portance, le puits ayant été commencé sur 2 mètres de diamètre, et étant destiné à être poussé à une très-grande profondeur.

La figure 104, où les mêmes lettres ont la même signification que dans les j précédentes, présente quelques dispositions difTérentes.

Ainsi le treuil de manœuvre porte une seule chaîne, et cette chaîne est disposée de manière que sa tension est la moitié de la charge soulevée.

Le battage se fait à l'aide de la même machine que le relevage des tiges. La commande du levier à secteur se fait au moyen d'une bielle et d'un plateau-manivelle percé d'une série de trous permettant de varier le rayon, selon la hauteur de chute qu'on veut donner à l'outil. L'outil se détache de lui-même, quand la manivelle est à son point mort inférieur, ou la tige de sonde à l'extrémité supérieure de sa course (voir n*' 84 et 99) .

Le sondage a été commencé au fond d'un puits de 2 mètres de diamètre.

Les figures 101 à 104 sont extraites du Bulletin de la Société (T encouragement (année 1856), du Portefeuille économique des machines (année 1864), et des Annales industrielles (année 1869) , publications auxquelles nous renvoyons, pour les détails plus étendus dans lesquels notre cadre ne nous permet pas d'entrer.

Planche XTII. ^ Fifl^nve f 06 A ISO.

Fio. 105. — N^ 112. — Ces figures et les suivantes jusqu'à la figure 132 exclusivement, s'appliquent aux outils et procédés employés dans les travaux d'abattage.

Les figures 105 représentent diverses variétés de pioches à un ou à deux fers, employées dans le travail des roches dites ébouleuses. (Voir le texte du n'élis pour les détails relatifs à la forme, au poids, à Temmanchement, etc., de ces outils, détails qui ont tous leur importance.)

FiG. 106. — N* 112. — Pelles, ou escoupes, employées pour le chargement.

FîG. 107. — N" 118. — Épîeu et masse employés pour faciliter les trayaux de déblai à la pioche, lorsque le déblai doit se faire sur une hauteur notable.

FiG. 108. — N* 113. — Élévation et coupe verticale d*un ouvrage à gradins, disposé pour exécuter un grand travail de déblai dans des roches ébouleuses, à l'aide des outils représentés figures 105 à 107.

FiG. 109. — N* 114. — Outils pour le travail au pic des roches tendres.

A. Pic ordinaire.

B. Pic à rocher.

Page 1