DE U CHALEUR GOMME FORGE NOTRIGE
mont à des nombres, il faut définir ce qu'on entend par quantité de chaleur, ou prendre une unité qui puisse servir de terme de comparaison.
On prend ordinairement pour unité de chaleur, qu'on nomme calorie, la quantité nécessaire pour élever de 0* à 1* du thermomètre centigrade un kilogramme d'eau pris sous la pression' atmosphérique.
Cette quantité correspond à l'augmentation dç l'énergie intérieure de ce poids d'eau, plus au travail extérieur PrfVqui est extrêmement petit à cause de la très-petite variation des volumes, qui est môme négatif au cas particulier, puisqu^on sait que Teau présente un maximum de densité à 4** au-dessus de zéro.
Toutes les fois qu'un phénomène calorifique quelconque se sera produit sous Tempire de causes qui auraient amené de O'^à 1*, n kilogrammes d'eau liquide, à la pression atmosphérique ordinaire, on dit que ce phénomène calorifique correspond a une dépense de n calories, c'est-à-dire, en définitive, à un nombre de Jtitogrammètres n fois plus grand que celui qui se produit lorsqu'un kilogramme d'eau soumis à la pression atmosphérique ordinaire passe de 0** à 1*.
(41 G) Si au lieu de prendre un kilogramme d'eau on prend 1* d'un autre autre corps, on reconnaît que pour l'élever deO° à 1**, sous une pression donnée, il faut une quantité de chaleur difTércnte, c'est-à-dire un nombre c de calories, c pouvant être un nombre plus grand ou plus petit que l'unité.
Celle quantité c caractérise le corps dont il s'agit au point de vue thermique, et donne ce qu'on appelle sa capacité pour la chaleur, ou sa chaleur spécifique sous pression constante.
Si Ion opère à une autre température ou à une autre pression, on verra en général, soit pour l'eau, soit pour un autre corps, que pour élever sa température d'un degré il faudra une autre quantité de chaleur.
On reconnaîtra encore que cette quantité de chaleur doit être différente, suivant que l'on cherche à élever la température du corps sous pression constante, ou sous volume constant.
^eO COURS DE MAGHir^ES.
(41 f ) En général, si nous prenons un corps à un état détermiaë de pression de volume et de température, on peut considérer qu*il possède actuellement une certaine énergie intérieure déterminée, à laquelle correspond une quantité de chaleur U qu'on appelle la chaleur interne des corps; U est donc une fonction de p, de t; et de t, et comme deux de ces éléments déterminent évidemment le troisième, la quantité U est fonction de deux quelconques de ces quantités considérées comme variables indépendantes, et de la troisième considérée comme une fonction des deux autres.
On a donc à la fois U = f (p,v,t) et F {p,v,t) = 0.
De ces deux équations on déduirait par l'élimination la valeur de U en fonction, soit de p et de v, soit de p et de ^ soit enfin de v et de t.
En les laissant sous la forme ci-dessus et les différentiant, on aura d'une part
et de l'autre
dp ' dv dv
Cette dernière équation lie entre elles les variations simultanées des trois variables p, v, t, variations dont deux peuvent être prises arbitrairement, et dont la troisième se déduit des deux autres. On reviendra plus loin sur ces équations.
(41») Si Ton suppose que le corps passe d'un état donné (p.v^t) à un état infiniment voisin, la dépense de chaleur se compose de deux parties, la quantité rfU qui correspondra à la variation de Ténergie intérieure, et une quantité complémentaire qui correspondra au travail extérieur pdv.
Appelant dq\a quantité totale de chaleur fournie, on établira la proportion entre les quantités de chaleur du et rf^ et les quantités correspondantes dl et dl -f- pd v.
H' • * Al t dl (Il -h pdv
Désignant par A le rapport -j,-, = ~^ —