MA LUC 5 PRINCIPES TE MR
la poitrine, à l’abdômen, aux extrémités inférieuress
et le! renvoient même ‘au placenta : pa les: artères ombilicales.: NOMME. LÉ do tt eut
On peut donc MU nt le sang'du fœtus comme partagé en deux colonnes qui, dansileur progression, s'entre-croisent au ‘cœur , en formant une:
espèce de huit de:chiffré ; l'une , poussée par le‘ven+
twicule :‘aortique, arrose les parties: supérieures tandis que l’autre part duventricule! pulmonaire hi pour,gagner les paîties ‘inférieures et retourner au placenta. | ag nociaoltsb des aa Mmo0tI0e
«Si l’on considère: mainténant! que la colonne dé sahg qui se revivifie dans la veine ombilicale;, est la plus grosse et Ja plus riche en prinéipes, et que Pautre plus petite j‘au contrairé;, S'appauvrit con“ tnuellement en s’éloignant du cœur, on concevra sans peine pourquoi le foie ést bréportiotmélleient plus rouge: et plus volumineux dans'le: fœtus que
dans l’adulté; pourquoi la tête et les‘membresthoz .
raciques s’accroissent plus rapidement avant latnaïssance que:le resté dû ‘corps; pourquoï:lé: poumon est compacte!, d’un nor et affaissé sur Iui-
même avant la respiration ;! ‘pourquoi cet organe}
au dieu de surnager , se précipite dans l’ easOns ces
phénomènes, dont l'explication découle naturelle= ment: des principes, que nous venons 'd'exposér,/ne prouvent-ils pas que cette théorie cadre-avec ob:
2 . ; CS Li 7.» , 4 servation , et n’en attestent-ils pas , sinon la vérité ,
du moins la très-srande vraisemblance ?
Tout paraît donc concourir à faire adopter ce
DE L'ART DES ACCOUCHEMENS.: 15t mode de circulation chez le fœtus, en attendant qu’on en découvre un autre qui mérite Ja préférence: Nous observerons seulement'que le cours! n’en est pas aussi ch Né ni aussi uniforme qu'on. pourrait le croire, jusqu’à la fin de la grossesse ; car , à mesure que le fœtus s'approche’ au térme de sa maturité, le trou de Botal est moins ouvert, le canal artériel se rétrécit, et le poumon recoit plus de sang ; de là quelques modifications que la circulation fœtale éprouve pendant la grossesse ; et qui ne sont que le prélude ou le commencement de plus grands changemens quelle doit subir pendant le travail de l'accouchement et au moment de la naissance.
SECTION PREMIÈRE
Des changemens qui surviennent dans la circulation du sane S q é chez le Fœtus pendant le travarl: de l'accouchement.
La plupart des phénomènes qui accompagnent le ‘travail de l'accouchement prouvent jusqu’à l’évidencé que la matrice sé contracte ou se resserre pour expulser le fœtus. Les vaisseaux qui forment ce viscère doivent donc nécessairement diminuer de calibre et changer de direction ; d’où il résulte qu'ils recoivent moins de sang et qu'ils en transmettent aussi beaucoup moins aux cellulles du placenta. On conçoit même qu a une certaine époque ,
ce corps spongieux ne recoit plus une seule goutte de sang de la matrice, soit parce qu’il en est entièrement décollé, soit parce que les sinus utérins
sont trop comprimés. Alors plus de circulation-de l'enfant à la mere; le sang revient encore au placenta par les artères oembilicales, mais:il n'y retrouve plus ce suc réparateur qui le rendait si-propre à la nutrition pendant la grossesse, Il est donc forcé de retourner au fœtus tel qu'il en était sorti, c’est-hdire, dans un état d’appauvrissement dont la durée ne pourrait manquer d’être dangereuse , si elle était long-temps continuée.
Cependant la matrice redouble ses efforts; le air
centa est affaissé et comprimé ; il ne peut s ‘abreuver
de sang comme à l'ordinaire. Alors le foètus cesse de communiquer avec ce corps , et la veine ombilicale ne charrie plus que la faible portion de sang
qui lui est transmise par quelques radicules des artères de même nom. Cet état, plus dansereux encore »P S
que le précédent, rend aussi plus nécessaire la terminaison du travail pour le salut de l'enfant. Enfin, les contractions de la matrice sont parie à leur dir période; le cordon ombilical , à son tour, est comprimé, et la circulation du fœtus est entièrement interrompue. Dès-lors le sang est .arrêté dans les artères ombilicales : ils ‘accumule dans laorte, dans le canal artériel, dans. le ventricule droit et l'oreillette correspondante ; ; la veine-cave supérieure s’engorge, et -le sang qui, de la tête révient au cœur, retarde et arrêté son cours. D'un
autre côté, la veine-cave inférieure continue encore
de se de dans l'oreillette gauche et le ventricule aorlique, d'où le sang ne peut être poussé que vers
la tête; en ‘sorte que les vaisseaux du cerveau, distendus par le sang qu’ils ne peuvent chasser dans les jugulaires et: par celui qui leur arrive des carodes, compriment l’origine des nerfs.et produisent un. état apoplectique, toujours dangereux s’il persévère , ou se rompent et donnent lieu à un épanchement mortel. |
Tels sont les changemens qui arrivent à Ja circulation fœtale pendant le travail : changemens qui sont encore une conséquence de la théorie adoptée par les physiologistes , et qui expliquent pourquoi le fœtus est pâle ou privé de sang, lorsqu’après le décollement prématuré du placenta, la matrice tombe dans l’inertie, ou re se contracte que faible ment. Dans ce cas-là, le sang circule encore du ‘fœtus au placenta, mais il s’ en épanche à à tout instant une portion dans la cavité ‘de la matrice ; êt la veine ombilicale ne reçoit plus rien de la mère qui puisse la dédommager de cette perte,
C'est encore d'après les mêmes principes qu’on peut se rendre ‘raison du danger qui. menace le fœtus, lorsqu’ après l'écoulement dès eaux, la tête séjourne trop long-temps au passage, malgré les violentes contractions de la matrice. Alors ss vais seaux de la tête s'engorgent, le sarig s’épanche dans Le cerveau , le visage se gonfle, et l’apoplexie ou la mort sont à suite de ce long et pénible tr -vail.
Enfin, le même raisonnement conduit, par une conséquence nécessaire, aux véritables moyens de
VS NE PRINCIPES prévénir ces funestes accidens. Favoriser l'expulsion du fœtus, telle ‘est la première indication : à
remplir ; ensuite se bien garder de lier le cordon
ombilical, mais se hâter au contraire de le couper,
“et de le faire dégorger ; jusqu'a ce que la congestion
sanguine qui menace la tête soit dissipée ; voilà la seule ressource qui reste à l'accoucheur pour sauver l'enfant trop gorgé de sang ou déjà frappé
d’apoplexie.
On ne saurait donc sony les auteurs qui, dans cette circonstance, recommandent de conserver le cordon SHiblical entier , afin de révivifier l'enfant par le sang de la mère ! Quel avantage peuton retirer de cette pratique dangereuse, puisque le placenta ne communique plus avéc la matrice, et que la circulation est suspendue Sr lé fœtus ?
Tenir alors: letfant anprès de la mère; sous prétexte de le réchauffer, n'est-ce pas le faire croupir . dans l’ordure , et l’'exposer encore à l'asphyie, ma-
ladie non moins redoutable que la première ?
Il n’en serait: pas de même , ‘sl l'enfant était ne pâle, décoloré, ru Nous croyons qu alors il serait utile ét même nécessaire de conserver Île
cordon, jusqu’à ce que la respiration füt ‘complè-
tement établie. Dans des cas de cette espèce, on'a
vu périr des enfans dont on ne pouvaït attribuer la mort qu'à leur trop prompte séparation d’avec la matrice ou d'avec le placenta. Il ne leur restait pas
‘assez de sans pour stimuler le cœur et t lui conserver
le mouvement.
SECTION 11
Des changemens perl arrivent dans pi Are fætale
immédiatement apres. la naissance.
L'enfant n’est pas plus tôt expulsé du sein de la
matrice , qu’il éprouve le besoin de respirer. Aussitôt le cerveau, centre de toutés les perceptions, commande ‘aux niuscles inspirateurs, et la poitrine ‘s'élève, s'agrandit; l'air: pénètre et dilate les poumons ; quelques cris se font: entendre et la vie est complètement établie.
Dès lors, par un mécanisme inconcevable ,:le sang ne passe plus dans le canal artériel qui s'obhiière; la portion de ce liquide qui retournait au placenta arrose les poumons; le trou de Botal se ferme ; le sang rapporté au cœur par les deux veines-caves se mêle dans le: ventricule pulmonaire; quelques pulsations se manifestent dans le cordon ombilical , «et le bout qui tient au fœtus verse peu dersang; enfin ce bout se flétrit y se dessèche et tombe peu de temps après. A |
Ce’ nouveau mode de circulation est essentielle ment lié à la respiration du fœtus; car 1l persévère après là naissance ;, tant que cette dernière fonction est libre , et il. s’interrompt au contraire dès qu’elle devient laborieuse. Dans le premier cas , la ligature du cordon ombilical est absolument inutile, et l’enfänt ne risque point de périr d’ hémorragie, puisque le sang ne trouvant aucun obstacle dans les pou- mons;ne tend plus à repasser dans le canal artéricl,
n} à retourner au placenta par les artères ombilicales. Mais il n’en est pas de même si l'enfant est emprisonné dans un maillot qui serre ét comprime sa poitrine, ou bien s’il vient à pousser des cris aigus, à cause de quelques impressions fachéuséss alors la respiration cesse ou se ralentit, et le sang reprend encore le cours qu’il suivait avant la naissance. Qu’arrivest-il ? si les artères ombilicales sont encore ‘ou: vertes, le sang s’en échappe avec rapidité,‘et l'enfant périt baïgné dans ce liquide. Au contraire, le‘cordon est-il lié, il s'engorge et s'agite quelque temps; mais bientôt le visage du fœtus se gonfle et devient hvide; le cerveau est comprirhé, et l'enfant succombe à l'apoplexie , à moins qu’une main secourable né déliele cordon, etneproduise une prompte et salutaire dérivation.
D'après ces changemens dans la AR fo tale, on expliquera facilement pourquoi la poitrine de, l'enfant qui à respiré est plus élevée, plus voûtée, ‘plus arrondie et plus ‘évasée ‘en: tout sens ; pourquoi ses poumons sont plus volumineux et plus pesans par rapport à tout le corps, tandis * qu'ils sont spécifiquement ‘plus légers qu'avant da naissance; pourquoi ces organes recouvrent le péri carde et le ‘cœur; pourquoi äls surnagent , quand on les projette en masse ou en partie dans l’éau, tandis qu'ils s'enfonçaient auparavant dans ce liquide ; pourquoi ils:sont d’une couleur plus rouge , “et moins foncée; pourquoi ils donnent plus de sang, quand on les coupe , et pourquoi ils crépitent sous
| DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 45m le tranchant du scalpel, comme les corps spongieux, élastiques et emphysémateux ; pourquoi le canal artériel et le canal veineux sont vides, tandis que les vaisseaux pulmonaires sont gorgés de sang; pourquoi le trou de Botal est fermé, le diaphragme déprimé la vessie entièrement ou presque exem: qe d'urine et l'intestin de méconium.
ARTICLE IX
De la nutrition du Fœtus.
Comment se nourrit le fœtus, et d’où tire:t:il l'aliment qui le fait vivre et croître avant la naissance ? Cette question, entièrement oiseuse ‘pour le physiologiste qui réfléchit sur l’origine et la progression des fluides chez le fœtus, présente ‘encore bien moins d'intérêt à laccoucheur, dont le principal objet est de savoir, non comment le fœtus subsiste dans la matrice, mais comment il en'sort quand il est à terme. Nous espérons donc que le lecteur nous saura quelque gré delui avoir épargné la froide et stérile récapitulation de toutes les rève= ries physiologiques sur la nutrition fœtale. Certes; il faut l'avouer, après avoir exposé la connexion du placenta avec la matrice, nous ne pouvons eonce-
voir comment on :1v éprouve pas une répugnance
insurmontable à discuter encore si les sucs nourriciers viennent de la mère au fœtus par le cordon: ombilical ? Au reste, que signifient ces anciennes hypothèses , où l’on fait sucer au fœtus certains ma-
mélons utérins, dont personne n'a encore prouvé
kid” 1ù
158 SPANAN 'PRENCIPES l existence ; ou ses propres mamelles dont il nepeut approcher les lèvres ? Quoi ! l'impossibilité d'expliquer cet instinct naturel qui porte l'enfant à téter sa mère immédiatement aprés la naissance, per elle justifier les erreurs ou les absurdités qu’on a imaginées pour le faire vivre dans la matrice ? D'ailleurs, en admettant lasuccion dans ce viscère , comment expliquera-t-on la nutrition, soit des fœtus acéphales, soit de ceux dont la bouche est fermée par une membrane, ou dont les mächoires et les lèvres sont divisées comme dans le bec-delièvre compliqué ? |
Ce que nous avons dit de la succion, pére s'entendre aussi de la déglutition. Nous nous garderons bien de croire que le fœtus avale la liqueur de Vamnios , après l'avoir vu naître, non-seulement avec l’occlusion des lèvres et des narines, mais encore. avec l’adhérence membraneuse de la langue aux gencives, et avec des intersections qui séparaïent. l'estomac du duodénum, ou la portion grêle dela portion grosse de l’intestin. Qu'il absorbe en partie l'eau de lamnios, nous ne trouvons absolument rien qui répugne dans cette hypothèse ; maistloin. d'admettre la nécessité d’un tel aliment, nouslle regardons au contraire comme absolument inutile attendu que les sucs apportés par le cordon ombi=" lical suffisent , et que, d’ailleurs, la nature nemul- | tiplie pas ses moyens pour arriver au même réstltats tout nous porte donc à croire ne le fœtusrecoit la . vie et l'accroissement de la mère par. T'intermède: F
du placenta et du cordon ombilical. C’est là. une,
vérité démontrée par les hémorragies utérines qui
font périr le fœtus avant la naissance , et par les hémorragies du cordor ombilical quituent la mére, lorsque le placenta est encore: adhérent. Mais le.
A 1e ° 7) ° Sang passe-t il de la matrice au fœtus ? Quoique
certains auteurs l’aient pensé, 1l faut convenir que leur opinion est.trop opposée à la saine physiologie pour avoir encore des partisans. D'abord ; il est de fait qu'il n’y a aucune anastomose immédiate entre les vaisseaux utérins et ceux du placenta. En second lieu, l'injection des artères utérines ne pénètre point jusqu'a la veine ombilicale; d’ailleurs le sang de la mère ne serait-il pas trop animalisé pour le fœtus, et le corps encore frèle et délicat de ce dernier, surtout au commencement de la grossesse, ne serait-il pas froissé et pour ainsi dire écrasé par l’impétuosité de. ce liquide, sil n'était modifie en circulant dans le système utérin ? Examinerons-nous si le placenta peut être considere, comme un foie ou.un poumon physiolo sique ,etsil est destiné à colorer ou à régénérer, à dépurer ou à. réchauffer le sang du fœtus ? Ce qui paraîtle plus vratsemblable, c’est que le sang versé par lessinus utérins dans les cellules du placenta y dépose seulement les matériaux d’un sue nourricier ; qui s’élabore en circulant dans le tissu vasculaire de ce corps spongieux,
‘pour être ensuite pompé par Les radicules de la veine
ombilicale, et porté à sa destination. En, attribuant au placenta cette fonction qui parait sl naturelle,
160 PRINCIPES 4 0 on concoit que le fœtus ne doit recevoir que des fluides blancs ou séreux extrémement ténus, lorsqu’il est à peine ébauché, ou lorsqu'il n’offre encore qu'un amas de gélatine; mais ensuite, à mesure qu’il se développe et qu'il suit pour ainsi dire les accroissemens progressifs du système utérin dont ik. fait partie, il recoit des sucs qui, devenant plus colorés et plus substantiels de jour en jour, le conduisent au terme de sa maturité, Alors la matrice, dont la fonction nutritive est terminée, se contracte et se débarrasse du dépôt qui lui avait été confié ; l'enfant naît et commence un nouveau mode de nutrition et de vie.
ARTICLE X
De la viabilité du Fœtus.
La viabilité n’est autre chose que la possibilité de vivre; le fœtus est donc censé viable, lorsqu’au moment de sa naissance il a des organes assez développés ou une constitution assez parfaite, es exécuter toutes les fonctions de la vie.
Si l’on examine un certain nombre de fœtus à terme ou à une époque quelconque de la grossesse , il est très-difficile, pour ne pas dire impossible, d'en trouver deux qui aient le même degré de force, de vigueur et de santé. On observe, au contraire, parmi eux autant de différences sous le rapport de la constitution, qu’il y a d'individus; ce qui doit nécessairement dépendre d’une infinité de causes’
DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 167 qui influent sur l'accroissement du fœtus dans le sein de la mère. | | | |
Il suit de là que l’époque déila viabilité n’est point invariable , comme on l’a prétendu, et qu'elle ne peut être déterminée d’une manière exacte et précise, en considérant seulement le temps qui s’est écoulé depuis la conception. D'abord il n’est pas facile de constater l’âge du fœtus lors même qu’on sen rapporte à l’aveu de la mère, qui est assez souvent intéressée à tromper ; en second lieu , ilest encore très-rare que tous ceux qui naissent à la même époque soient également développés, ou aient leurs organes également propres à remplir
les fonctions de la vie. Ils exigent tous des soins
diflérens, plus ou moins assidus, et plus ou moins sagement administrés, pour continuer de vivre. Le plus grand nombre même périssent en très-peu de temps, malgré tous les soins qu’on leur prodigue.
-Baudelocque a vu naître beaucoup d’enfans vivans
au terme de six mois, et pas un n’a survécu audelà de cinq ou six jours; parmi ceux de cinq MOIS, aucun n'a été au-delà de quelques heures; et la majeure partie de ceux de sept moisn’ont point parcouru une plus longue carrière que les enfans de six. Le même praticien n’ignore point qu’on cite beaucoup d'exemples pour faire croire le contraire; mais nous croyons comme lui qu’il y a eu souvent excès de crédulité, erreur ou mauvaise foi. |
| Que faut-il donc penser des physiologistes qui fixent l'époque de la viabilité à sept mois révolus, et
Se nn PO PRINCIPES croient, avec Hippocrate, qu'il y a plus d'espoir à fonder sur un fœtus de sept mois que sur celui de huit? N'est-ce pas là, sauf le respect qu'on doit au: père de la médecine , une de ces opinions que l’expérience contredit formellement, et dont l’absurdité saute aux yeux? car elle tend à diminuer l’espoir de conserver le fœtus à mesure qu'il approche du terme de sa maturité parfaite, ou qu'il acquiert PIbs d'aptitude à vivre : paradoxe le plus outre
qu ’on puisse imaginer, et qui ne peut certainement
avoir pris naissance que dans la supposition non moins gratuite que chimérique de la culbute du fœtus à sept mois.
Toutefois, il faut convenit avec des accoucheurs distingués, que les accidens qui provoquent ou accompagnent l'accouchement doivent influer sur la viabilité du fœtus. Ainsi, qu'une femme accouche
haturellement à sept mois, elle aura plus d'espoir
de conserver et d'élever son enfant, que s1 elle accouchait à huit ét même à neuf mois, par l'effet d’une violence externe, ou d’ane maladie aiguë:
Concluons donc que les signes les moins équi-
voques de la viabilité du fœtus sont ceux de sa maturité parfaite, et non ceux qu'on tire de époque de la grossesse. Un enfant, à Pépoque de sa naissance , n'offre-t-il n1 vice de conformation dans ses
organes, ni maladie incurable, telle que Phydro-
cie ou Je spina bifida ; exécute-t-il'avee liberté les fonctions naturelles propres à cet'Age ; surtout respire-t-il d’une manière complète, on peut, sans.