‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 28 sur 63 · partie chatonné , selon qu'il occupe l'une ou l’autre · texte numérisé non relu

partie chatonné , selon qu'il occupe l'une ou l’autre

de ces poches, ou qu'il se prolonge dans les ‘deux. : Outre cette espèce de chatonnemient que presque tous les accoucheurs ont! observée , et dont il est

facile dese rendre raison , Levret a parlé d’une autre

quiestibien différente, et sans doute bien rare, puis:

qu'il n’en cite qu'un exemple , et que nul autre pras!

ticien; avant ou après lui, n’ên a fait mention. Le

placenta était renfermé alors dans une cellule ; dont l'ouverture exactement ronde, et ayant deux pouces de diamètre , était de niveau avec la surface de la ma-

trice ; ce chaton devait donc s'être formé aux dépens :

de la cavité de ce‘viscèré, ‘et ne pouvait être con fondu avec celle ducorpsyniavec celle du col utérin; lämatrice aurait donc êté partagée en trois loges si lorifice interne éût'été resserre/comme dans le chas

ka

tonnement: ordinaire: Cette espèce de kyste, selon,

Plessmañn, tenait à l’inertie, ou au défaut de con-

traction , dans la région:utérine , que la présence du placenta avait empêché d’être stimulée ;: ou irritée par l'impression immédiate de l'enfant : ce qui paraît assez vraisemblable. | . Leroux de Dijon rapporte avoir rencontré un placenta encadré dans les parois de la matrice , comme un verre de montre dans sa châsse; mais 4l parait que ce corps spongieux lui en avait imposé par l’adhérence de son bord circulaire , tandis que le milieu, entièrement décollé, faisait saillie à l’intérieur. Herbin, docteur de Montpellier , assure ausst avoir trouvé le placenta renfermé dans un kyste de: forme cylindrique , lequel n’était que l’origine de la trompe utérine droite. | Quoiqu'il en soit, le Sato vétent du placenta nes’oppose pas toujours à, la délivrance naturelle; 11 la rend seulement un peu plus longue et plus diflicile, à cause de l'entrée du chaton, qui ajoute à la résistance ordinaire du col utérin. Il ne s’agit donc: que d’avoir un peu plus de patience, pour donner à la nature le temps de surmonter ce double obstacle. | | L'art devient-il nécessaire alors pour extraire lardénédfilk , on tire méthodiquement sur le cordon ombilical. Mais si ce procédé est impraticablerouinsuffisant, on dilate convenablement avec la: main l'entrée du chaton, et-on saisit le placenta, On bien. on le décolle , s’il est encore adhérent ;, et on Jl’en-

traîne à mesure que la matrice revient sur ellemême. | "

Si le cas dont parle Légrét véniait à se présenter , il faudrait ; après l'extraction du placenta ; débarrasser la poche où il était emprisonné, des caillots. qui pourraient s’y être formés; .et en tenir la gorge entr’ouverte avec la main ou quelques doigts, jusqu’à ce que les deux pochesse fussentréunies en uneseule.

SECTION V

De la Délivrance dans le cas d'implantation du placenta sur

le col de La matrice. 7

Lorsque le placenta s’implante sur le col de la matrice, il commence nécessairement à. se décoller dès que l’orifice de ce viscère vient à s’entr” Ouvrir. De là l’hémorragie plus ou moins abondante qui se manifeste alors, vers la fin de la grossesse tantôt dès le sixième mois, le plus souvent du septième au huitième, quelquefois pendant le neuvième, toujours dans le courant du travail : hémorragie qui provoque l'avortement, ou empêche la femme de se débarrasser quand elle est à terme, et la fait périr,d’épuisement; si l’on ne fait à propos l’extraction de l’enfant par les pieds.

L’implantation du placenta peut donc étre mise au nombre des causes de l’accouchement non naturel, et mérite sous ce rapport beaucoup plus d’attention que sous celui de la délivrance, qui n’est jamais bien difficile en pareil cas.

Le point essentiel est ici de s'assurer si l’orifice

344, ..irnnwmommodèrses 1441 ua utériniest le siéce-durplacenita, ce qu'on ne:peut re: connaître qu’au moyen du toucher. Mais omwest présque jamais engagé à faire de telles recherches, xmoins que l'hémorragiepquiest toujours inévitable, ne’se déclare avant ou peñdant le travail de 'accouchéméënt, Alors, auliewdés membranes ou dela tu: meur ‘élastiüe qu’elles forfhént durant la douleur, on'trouve:à l’eéñitrée de la matrice lune ‘substance molle et fongueuse , dans laquelle on sent qu'on pourrait enfoncer Je doigt ; c'est le seul signe rare, ristique de la présence. du placenta. Toutefois, qu'on procède : à cet examen avec le plus de pi td | possible , ét qu on se gardé ‘bien de déranger le cai ot salutaire qui se orme quelquefois see le placenta et l extrémité dés vaisseaux ‘utérins , et A suspend

Fa: LU &

ou modère Ÿ hémorragi ie. ‘Ce qu il y a ya de plus : avan

tageux € dans cette RE PTS et ce. nr doit être même Je but principal ‘des s praticiens, ; € est d’e empécher que la femme ne pe rde trop de sang , avant | la

dilatation c con iplète de Voie ice utérin; car $i elle gi } GLCILTIA

Page 1