‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 35 sur 63 · PREMIER GENRE · texte numérisé non relu

PREMIER GENRE

De 1 "Accouchement où l'enfant présente les pieds.

"C8 genre d DRE est le plus facile et le

. favorable de tous ceux qui réclament le secours | . de lamain. Aussi tous les-praticiens.de nos jours, dès |.qu ils trouventies pieds.de l’enfant à l’orifice de lu ‘lérus ou à l'enirée du bassin, .s’ ‘empressent, de:les saisir et de les dégager, au lieu deles. repousser dans |

Ja matrice pour aller chercher la tête, comme.on

le recommandait dans des:siècles d'ignorancé. | Nous avons déjà exposé les signes auxquels on re-

connaïtles pieds. Les positions emsontiei les mêmes.

} d Eee

* La main seule ne peut suflire alors pour terminer

… l'accouchement, que dans le cas où le travail se com plique de quelque accident grave, tel qu’une hémorragie, des convulsions, etc. Car , sile bassin était mal conformé , il faudrait nécessairement recourir aux instrumens , au moins pour extraire la tête, D'un autre côté, l'enfant ne peut être arrêté ici à cause desa mauvaise situation, puisqu'il offre, à l'entrée du bassin, l’une des extrémités dela forme ovoïde , SOUS laquelle il est naturellement ployé dans la matrice.

La mère ne court presqu’aucun danger à raison du procédé manuel; l'enfant > au contraire, risque d'autant plus, qu’il a plus long-temps séjourné dansla matrice après l’écoulement des eaux , que la tête, la. poitrine et le cordon ombilical ont été plus fortement comprimés, que la ‘colonne vertébrale est plus fatiguée , et le prolongement rachidien du cerveau plus tiraillé pendant l'opération.

La principale indication à remplir est de dégager les pieds, et de les entrainer hors de la vulve. Lorsqu'une seule de ces extrémités se présente, il est utileetmème nécessaire d'aller chercher l’autre ; sans cette précaution, la première supportant tout l'effort de la main, risquerait d’être luxée dans ses articulations, peut-être même d’être arrachée du tronc.

Qu'on n'oublie pas surtout de vérifier si les deux pieds qu’on dégage appartiennent au même enfant.

On est quelquefois obligé d'extraire les pieds de bonne heure, parce qu’on craint qu'ils ne soient arrêtés par les fesses qui menacent de s'engager en

même temps. Si cet obstacle avait déjà lieu, il fau drait refouler les fesses au-dessus du détroit supé= rieur avant d'entreprendre le désagement des pieds.

PREMIÈRE POSITION

De l’.Accouchement où Penfont présente les pieds, les talons répondant à la cavité cotyloïde gauche.

Cette position est la plus favorable , non-seulement parce que les hanches, les épaules et la tête viennent

s'engager diagonalement au détroit supérieur , mais encore parce que l GocIput tend à se placer sous Parcade soupubienne , après l'extraction du tronc.

Dès que la poche des eaux est ouverte, si les pieds sont dans le vagin, on les saisit avec quelques doigis de la main droite , éton les entraîné au dehors. S'ils sont encore à l’entrée de la matrice, on y avance toute la main, qu’on dirigeconvenablement, eton les accroche avec les doigts, dont l'index s’insinue entre les talons que les autres serrent assez étroitement.

* Arrivés à la vulve, on les enveloppe d’un linge sec et doux, de crainte qu’ils ne glissent et n’échappent . à cause des nucosités dont ils sont recouverts, let

pi tire. sur eux parallèlement à l’axe du détroit su-: périeur. |

A mesure que les membres abdominaux descen=. dent ; on empoigne , on enveloppe et on tire succéssivément les jambes, les cuissesiet les hanches , pour en ménager les articulations. )

Hamain droite ne doit tirer que sur le membre de mire mom qui est-en dessous, «et Ja main gauche,

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 439 sur celni qui est en dessus. Quand on a empoigné Mes hanches, on ne les abandonne que pour aller dégager les épaules. On ne doit donc jamais appliquer la main sur le ventre nisur la poitrine ; car on

risquerait alors de contondre le foie , naturellement :

plus volumineux chez le fœtus que chez l'adulte, ei on intercépterait peut-être la circulation, en gènant les mouvemens du cœur.

Aussitôt que les fesses arrivent au passage, on insinue l'index et le médius de la main gauche le long

du ventre de l’enfant pour s’assurer de l’état de l’om-

bilic. S'il est trop fortement tiraillé, pour en prévenir la rupture / on fait descendre une anse du

cordon, en tirant sur Ja portion qui tient au pla= centa, et on réitère la même chose autant de fois |

qu'il est nécessaire , à mesure que le tronc se dégage. Quand le cordon passe entre les cuisses de l’enfant , on üre sur la portion qui remonte le long du dos, et on tâche d’en faire une anse, dans laquelle on fait passer un des membres abdominaux, pour le faire

glisser ensuite sur la fesse et vers le côté qui lui ré-

pond. Dans ce dernier cas , si le relâchement du cordon est impossible , parce qu’il est naturellement irop court , ou parce qu’il s’entortille autour du col de l'enfant, on le coupe, et on en froisse les bouts avec les doigts. En tirant alors avecopiniätretésur les hanches, on aurait à craindre la déchirure de l’ombilic ; accident qui , quoique rarement fâcheux , doit étrenéanmoins prévenu toutes les fois qu’on le peut.

Après la sortie des membres abdominaux, le trone

436 | PRINCIPES descend pour l'ordinaire sans difficulté, jusqu’à l’ar-0 rivée des aisselles au détroit supérieur. Mais alorsil est plus ou moins retardé dans sa marche , soit par la saillie des épaules, soit par la flexion des bras qui ne s’allongent que lentement le long du col et de la tête. Pour surmonter cet obstacle, au lieu de continuer sûr les hanches des tractions, qui pourraient fatiguer ou tirailler la colonne vertébrale, on relève d’abord le tronc de l'enfant vers l’aine droite de la femme , et on le rabaïsse ensuite vers la partie postérieure et interne de la cuisse gauche. Ces mouvemensalternatifs d’élévation et d’abaissement doivent s’exécuter avec beaucoup de lenteur, et ayoir néanmoins assez d’étendue pour faire descendre peu à peu les épaules dans l'excavation du bassin, sans

nuire à l’enfant. RE

Aussitôtque les aisselles paraissent à la vulve, on s'empresse de dégager les bras, en commençant toujours par ‘celui qui est en dessous, et qui est moins serré que l’autre. Pour cela on relève le tronc de l'enfant vers l’aine droite, et on le soutient de la main gauche , pendant que le pouce, l'indicateur et 16 médiug dé la droite saisissent et abaissent l’épaule autant qu'ils peuvent, suivant la longueur du tronc: On change ensuite la position de la dernière main: | On insinue dans lé creux de Vaisselle le pouce?qui était auparavant sur l’epaule , et réciproquement on glisse limdex etle médius qui étaient sous Vaisselle , le long du bras et de la partie postérieure du col de l'enfant. Arrivés au pli du coude, ces trois doigtsle

LH

. font descendre et dégagent l’avant-bras etla main, en

les ramenant de dehors en dedans vers la poitrine.

Lorsque le bras est dégagé, on l’enveloppe du .même linge qui entoure l’enfant, et on abaisse le tronc vers la partie postérieure et interne de la cuisse gauche de la femme. On le soutient alors de la main droite , tandis que de l’autre on abaisse eton désage, suivant les mêmes règles, le second bras qui est en dessus, |

Après avoir dégagé les membres thoraciques , on songe à l'extraction de la tête. Pour en venir à bout, on saisit les pieds de la main gauche, et on avance la droite jusqu’au visage, afin d’en reconnaître la position. Alors, conformément au mécanisme de l’accou-

chementnaturel, on le place de côté vers la symphyse di

sacro-iliaque droite ; on introduit un doigt dans la bouche , non pour accrocher et entraîner la màchoire inférieure, mais pour fléchir le menton sur la poitrine , et l'empêcher de s'arrêter dans le bassin ; on fixe le tronc sur l’avant-bras droit, et on porte

l’index et le médius de la main gauche au-dessus des {

épaules ; on fait descendre la tête dans l’excavation , en Urant suivant l’axe du détroitsupérieur ; ensuite , on lui fait exécuter le mouvement de rotation, et on

ramène l’occiput sous le pubis ; on relève le tronc, sans cesser de tenir le menton appuyé sur la poi-

trine; on tache de dérider le vagin, en portant la tête de droite à gauche; enfin dès que le périnée fait saillie, on le soutient de la main gauche pour en prévenir la déchirure, et on achève de dégager la

458. "4 X PRENOIPES tète en la relevant vers le pubis avec la main droite.

Il est rare que l’extraction de la tète présente de grandes difficultés à l’accoucheur instruit et bien

pénétré des vrais principes de l'art, lorsque le bassin®

est bien conforme , et que les parties molles, dont ilest tapissé, prêtent convenablement, comme nous l'avons supposé. 1 ne s’agit alors que de seconder les efforts de la nature, et de suivre exactement les règles Wii trace en agissant toute seule. Mais, pour peu qu’on s’en écarte, on risque de travailler sans fruit, etla main, au lieu d’être sécourable, devient presque toujours meurtrière pour l'enfant. Dans les cas où la tête se trouverait arrêtée, soit à cause d’une légère disproportion avec le bassin, soit à cause de la rigidité des parties molles, Smellie, et tous les accoucheurs prudens qui lui ont succédé, conseillent d'agir immédiatement et exclusivement sur élle , et de l’entrainer avec le forceps. Cette méthode peut bien n'être pas toujobrs suffisante pour sauver la vie à l'enfant, mais elle est au moins le plus souvent préférable à toutes les secousses, à tous

les mouvemens en fronde ou de rotation; enfin à

toutes les manœuvres inconsidérées qu’exercent des

isnorans plus accoutumés à compter sur la vigueur

de leur bras, qu’à réfléchir sur le mécanisme de l’accouchement naturel qu'ils devraient toujours imiter.

ae DL =

Fr D

ù DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 439

SECONDE POSITION

De Accouchement où l’enfant présente les preds, les talons répondant à la cavité cotyloïide droite.

Dans cette seconde position, le dos de lenfant regarde le côté droit de la mère, tandis que dans la première 1l en regardait le côté gauche. Mais cette légère différence n'indique aucun procédé particuher, puisqu'elle n'apporte aucun changement dans le rapport des dimensions de l'enfant avec celle du bassin. |

Ainsi, la main gauche saisira les pieds pour les dégager, et lorsque les fesses arriveront au passage, la droite ira relächerle cordon ombilical, s'ilest trop tendu; ensuite, la première relèvera l’enfant vers ! laine gauche, et la seconde l’abaissera à son tour vers la partie postérieure et interne de la cuisse

droite, pour faite descendre le tronc et les épaules.

Les aisselles paraissant à la vulve, la main gauche dégagera le bras de même nom qui est en dessous, et la droite celui qui est sous le pubis, mais toujours d’après les règles que nous avons établies.

Pour extraire la tête, la main droite saïisira les # pieds et soutiendra le tronc, pendant que la gauche wa reconnaitre la position du visage, et le placera de côté vers la symphyse sacro-iliaque gauche. Eusuite , le tronc étant assujetti sur l’avant-bras gauche, : l'index et le médius de la main droite, légèrement courbés, se placeront au-dessus des épaules. L'indicateur de la main gauche introduit dans la bouche

de l'enfant tiendra le menton penché sur la poitrine » et facilitera la descente de la tête dans l’excavation du bassin. Les deux mains agiront alors simultanément et en sens opposé, pour lui faire exécuter le mouvement de rotation; et lorsque le périnée sera fortement iendu , la main droite ira le soutenir, pendant que la gauche achevera l’opération en relevant le tronc vers le pubis.

TROISIÈME POSITION

De l’ Accouchement où l’enfant présente les pieds, les talons répondant à la symphyse sacro-iliaque.

Cette position, entièrement opposée à la première, est bien moins favorable qu’elle. A la vérité, le tronc et la tête de l’enfant se présentent diagonalement à l’entrée du bassin ; maïs le visage répond

à la partie antérieure gauche de la mère, ce qui peut

entrainer plus ou moins de difficultés.

“Pour les prévenir , on corrige cette position, et on la réduit à la seconde. On saisit donc les pieds avec la main gauche, aussitôt que les eaux se sont écoulées, et on les dégage, en tournant peu à peu les talons vers la fosse iliaque et la cavité cotyloïde droites. Ensuite, à mesure que le tronc descend, les

deux mains empoignent les deux hanches , et leur,

impriment un mouvement de spirale, pour diriger le dos vers la même cavité cotyloïde, et la poitrine vers la symphyse sacro-iliaque gauche. Aprés cette réduction , on termine l'accouchement comme dans la position précédente.

” Cette opération est toujours assez facile, sion nca aussitôt que les membranes se sont déchirées. Mais on n’arrive souvent auprès de la femme que long-temps après l'écoulement des eaux, et lorsque la matrice s’est fortement contractée; l'enfant doit donc éprouver alors beaucoup de frottemenset de résistance pour exécuter les mouvemens qu’on cherche à lui imprimer ; on conçoit même que la poitrine peut être ramenée vers la symphyse sacroilaque gauche, sans que la tête change de situation, et sans que le visage s’écarte de la cavité cotyloïde du même côté ; d’où résulte nécessairement une espèce de torsion du col d’autant plus dangereuse qu’elle a été exécutée plus brusquement. Dans cet état de choses, après avoir dégagé les bras avec beaucoup de ménagement, on s’empresse d'examiner la position du visage, pour lui faire subir le même déplacement qu’à la poitrine, et pour extraire ensuite la tête, suivant les règles indiquées. | Quelquefois le tronc est sorti jusqu'aux lombes,

tandis que la poitrine et la tête sont étroitement embrassées par la matrice. Dans ce cas-là, au lieu de faire rouler le corps de l'enfant sur son axe, comme quelques praticiens le conseillent, on introduit les quatre doigts de chaque main dans le bassin ; ceux de la droite vers le pubis, et ceux de la gauche vers le sacrum de la mère. Appuyant alors de l'une sur les lombes, et de l’autre sur le ventre de l'enfant ,

on le refoule dans l'intervalle des douleurs , ei on lé tire aussitôt après, en inclinant le dos vers la ca-

442 PRINCIPES vite cotyloïde droite , et la poitrine vers la sym= physe sacroltaque opposée. Cette répulsion et cette traction alternatives doivent être répétées et'continuées jusqu’à ce que lé tronc soit situé comme dans la seconde position des pieds. On dégage ensuite les épaules ; on corrige la position du visage , si elle est encore défectueuse, et on achève l'opération comme à l’ordinaire. | F Si la tête , encore mal placée et fortement retenue au détroit supérieur , était le seul obstacle à vaincre pour terminer l'espèce d'accouchement qui nous occupe, ce serait encore mutilement qu’on essaye rait de ramener le visage à une position convenable,

du col, toujours d'autant plus facile qu’il a été plus

en faisant rouler le tronc sur son axe. La mobilité

üraillé, faciliterait plutôt la détroncation du fœtus que ce déplacement. Il faut donc, pour émouvoir | la tête, agir immédiatement sur elle. En consé-.

quence , après avoir dégagé les bras avec le plus } ñ 4 grand soin, on porte les doigts de la maïn gauche 4

sur locciput, et ceux de la droite sur le menton ; on ébranle ét on refoule un peu la tête; ensuite on

ramène l’occiput vers la cavité cotylo droite, et.

le visage vers la symphyse sacro PRE gauche; dé

restée comme ci-dessus. VI:

Dans les mouvemens de rotation ou de spirale

qu on imprime au tronc pour co rriger a position du.

visage, presque toujours le bras qui est en devant | se Me obliquement vers le col, et se trouve en-”

suite plus ou moins serré entre Ja tête et le bébis{ ÿ W Pa

. DE L'ART DES ACCOUCHEMENS.". 443 Quand on s'aperçoit de cette déviation, on refoule la tête, comme nous venons de le dire, et du doigt indicateur porté derrière le pubis, on ramène Pavantbras vers la fosse iliaque gauche ; ce qui en facilite l’abaissement. |

QUATRIÈME POSITION. | De l’Acéouchement où l'enfant présente les pieds, les tadons répondant à la symphyse sacro-iliaque gauche. Cette position est opposée à la seconde; elle offre les mêmes indications que la troisième, avec cette différence qu'il faut la réduire à la première, pour

empêcher le visage de s'engager derrière le pubis,

“après le mouvement de rotation.

On saisira donc les pieds avec la main droite ; on inclinera peu à peu les talons, le dos et l’occiput

vers la cavité cotyloïde gauche, tandis que les or-

teils, la poitrine et le visage se dirigeront vers la

physe sacro-iliaque droite. Après ce déplacement on se conduira comme dans la première position des pieds.

Si la tête ne change pas de situation pendant qu’on fait rouler le tronc, ou que le bras gauche, dirigé obliquement vers le col, soit serré entre la tête et le pubis, on surmonte ces difficultés en suivant les règles déjà indiquées.

La raison et l'expérience s'accordent à prouver que les talons ne répondent que très-rarément au

pubis ou à la saillie saéro-vertébrale, comme dans

la troisième et quatrième positions admises par les auteurs; voilà pourquoi nous ayons jugé à propos

444 PRINCIPES de n’en point faire mention d’une manière expresse. w Au reste, dans ces sortes de cas, s'ils venaient à se rencontrer, la nature elle-même indique presque toujours la marche qu’on doit suivre. Car le visage 1 ou l’occiput, arrivés sur la saillie sacro-vertébrale , s’en écartent presque toujours par un mouvement de rotation spontanée, et se dirigent vers l’une ou l’autre des symphyses sacro-iliaques, pour se placer ). comme dans les positions que nous avons adoptées. M Par conséquent, dans l'hypothèse des auteurs, la véritable indication serait d'opérer cette réduction ou ce déplacement avec la main, en faisant exécuter À de bonne heure au tronc les divers mouyemens ou w inclinaisons nécessaires pour changer la situation de la tête et la position du visage. |

DEUXIÈME GENRE

Des Accouchemens dans lesquels l'enfant présente les genoux:

Ce genre d’accouchement n’exige le secours de. la main que lorsqu'un des genoux s'engage, l’autre Î étant retenu sur la marge du bassin, ou lorsque les. % deux genoux, parvenus dans l’excavation, sy ACCrO= + | chent de manière que les jambes se présentent de front ; ou enfin lorsque le travail naturel se one l que d’accidens qui menacent les jours de la mère ou de l’enfant, tels que l’'hémorragie, les convulsions , | la syncope, etc. | * Nous avons déjà indiqué les différentes positionsh que les genoux peuvent prendre à l'égard du bassins et les signes qui les caractérisent. Il ne reste donc,

plus qu'à exposer les indications à remplir pour dé-

gager les pieds; car ensuite l'accouchement se termine comme dans les différentes positions du genre précédent auquel il se trouve réduit.

De deux choses l’une : ou les genoux sont encore au-dessus de la marge du bassin, ou bien 1ls en occupent l’excavation. Dans le premier cas, on intro+ duit dans la matrice la main qui répond aux jambes de enfant, on l’avance jusqu'aux fesses, on saisit les pieds, et on les dégage , en faisant glisser les membres l’un sur l’autre, et de dehors en dedans.

Dans le second cas, si l’on ne rencontre qu’un genou dans l’excavation du bassin, on va préalablement chercher l’autre; sis se présentent tous Îles deux en même temps, on en favorise la progression de l'index de chaque main, un peu recourbé sur le pli du jarret, ou à l’aide d’un lacs, ou avec le crohet mousse qui termine le forceps de Levret. Lors-

ue les genoux sont fortement arc-boutés dans Île bassin, et que les fesses font avancer les deux jambes de front, il faut nécessairement refouler le bas du tronc, afin de dégager les pieds avec plus de facilité.

Pour appliquer les lacs dont nous venons de par-

ler, on prend un ruban de fil d’un pouce de large et d’une aune de long, plié en deux. On en faitune anse dont on recouvre l’extrémité du doigt indicateur, et qu'on y assujettit, et tirant plus ou moins de l’autre main sur les deux chefs. On l’insmue dans le pli du jarret, jusqu’à ce qu’on puisse le fixer du

poucé dirigé entre les deux genoux. On le reprend

due

re «

Ne

ensuite des deux doigts, et on en dégage un chef, qu’on assemble avec l’autre, pour les entortiller au- | tour de plusieurs doigts, et pour tirer défus ; SUi- ï vant l’axe du bassin; pendant ces tractions, le doigt » indicateur de l’autre main, lévèrement recourbé , |

s'applique sur le côté externe du second genou, gt

l’entraine dans la même direction.

Pour se servir du crochet qui termine le forceps « de is on en insinue de même l'extrémité ol « vaire dans le pli du jarret de dehors en dedans, eton ! tire ensuite sur l'instrument comme sur le lacs. |

TROISIÈME GENRE. | 4 De l’Accouchement où: l'enfant présente les fesses.

Peu importe au praticien d’expliquer pourquot l'enfant vient par les fesses; le point essentiel ici est » de prêter une main secourable à la mère, lorsqu'elle ne peut se débarrasser du produit de lai conceptigus | par les seules forces de la nature. si |

Il est toujours assez facile de reconnaitre les fesses | H immédiatement après Ja rupture des membranes Ë mais les signes qui les caractérisent sont plus ou! moins équivoques , avant Ou long-temps après l’écou-. lement des eaux : dans le premier cas, l'enfant, 2 cause de sa mobilité, fuit l’approche et les recher= ches du doigt; dans le second, les fesses, plus’ ou moins tuméfiées et engorgées, ont perdu la HNmGE ét la mollesse qui leur sont propres. ET |

Le ministère de la main est nécessaire pour ter 1 miner ce genre d'accouchement, toutes les fois que.

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 447 Vune des fesses se présente, tandis que l’autre est encore retenue ou arc-boutée ; ou que les deux fesses forment un volume disproportionné à la filière du bassin ; ou que le travail se complique d’accidens plus ou moins redoutables.

La principale indication, dans ces différèntes cir- Dies. est de réduire d’abord l'enfant à la première ou à la seconde position des pieds , et de continuer ensuite l'opération comme si ces derniers se présentaient naturellement, |

Cela posé, ou les fesses sont encore au-dessus

du détroit supérieur, ou bien elles sont déjà engagées

dans l’excavation du bassin. Le premier de ces deux cas est celui qui offre le moins de difficultés, et le seul qui permette d'aller chercher les pieds, pour

les dégager avant de tirer sur les fesses. Or, voici

fs

les procédés qu’on suit pour atteindre ce but.

ans la première position, les fesses répondent : à ë cavité cotyloïde gauche, et les cuisses à la symphysésacro-iliaque droite. On introduit alors la mai

droite dans la matrice, on refoule les fessés vers

la fosse iliaque gauche, on conduit les doigts réunis le long de la partie postérieure des cuisses et des jambes, si elles sont allongées vers la poitrine ; enfin on saisit les pieds, «et on les amène à l'entrée de la vulve.

Dans la seconde position, les fesses répondent à la cavité cotyloïde droite, et les cuisses à la/sym-

physe sacro-iliaque gauche. On introduit alors la

main gauche dans la matrice, owrefonle les.fesses vers

445 | PRINCIPES | la fosse iliaque droite, on conduit les doisis réunis le long de la partie postérieure des cuisses et des jambes de l'enfant, si elles sont allongées vers la poitrine; on saisit les pie, et on les amène à l’éntrée de la vulve.

Dans la troisième position, qui est opposée à la premiere , les fesses répondent à la symphyse sacroiiaque droite, et les cuisses à la cavité cotyloïde gauche. On introduit encore la main droite dans la matrice, on empoigne les fesses, en fixant le pouce sur la hanche droite, etles autres doigts sur la hanche opposée ; on ds les cuisses de l'enfant vers la. symphyse Rte gauche, et les fesses vers la cavité cotyloïde . droite. Après avoir ainsi réduit cette position à la seconde, on continue l'opération comme si celle-ci se présentait naturellement.

Dans la quatrième position, les fesses répondent à la symphyse sacro-iliaque gauche, et les cuisses à Ja cavité cotyloïde droite. On introduit alors la main ï gauche dans la matrice, on empoigne les fesses, ent fixant le pouce sur la hanche gauche , et les autres j doigts sur la hanche droite ; on dirige les cuisses de là l'enfant vers la symphyse sacro-iliaque droite ; et les fesses vers la cavité cotyloïde gauche. Après avoir 4 ainsi réduit cette position à la première , on opère comme si celle-ci se préséntait naturellement. #0 ?

Lorsque les fesses sont engagées et comme enclavées dans l’excavation du bassin, on rencontre beaucoup plus d'obstacles pour dégager les pieds,

que dans le premier cas. Alors on tenterait inutile: “

ment de refouler les fésses pour aller chercher les pieds, surtout si elles avaient franchi l'orifice de l’utérus. Il vaut donc mieux en favoriser la progression au moyen des doigts, ou d’un lacs, où des crochets mousses introduits dans le pli des aines. Mais ces derniers méritent le plus souvent la préférence, soit parce qu’il est rare que les doigts suffisent , soit parce qu’il est très-difficile, pour ne pas dire impossible ; d'appliquer les lacs. Lorsqu'un seul crochet suffit ;

on l’insinue toujours dans le pli de laine qui répond

à la partie postérieure du bassin.

Quel que soit le moyen qu'on mette en usage ; on tirera sur les fesses parallèlement à l’axe du détroit supérieur, pour les amener à la vulve , et pour dégager ensuite les pieds ; mais dans les deux dermières positions , On tâchera en même temps de faire exécuter au tronc un quart de tour latéral > pour réduire la troisième à la seconde , et la quatrième à la première. | | |

Des praticiens, même célèbres, ont employé le

forceps pour extraire les fesses déjà engagées dans

lé bassin. Ce procédé, toujours fort dangereux, sinon meurtrier pour l'enfant > pourrait être imité tout au plus, quand celui-ci est ptivé de la vie.

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