‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 36 sur 63 · D SECOND ORDRE · texte numérisé non relu

D SECOND ORDRE

Des Accouchemens qu'on ne Peut terminer avec la main seule Z':

sans retourner l'enfant.

Ce serait en vain, ou avec un faible espoir de réussir, qu’on entreprendrait de términer un accou:

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430 F 5 SM NPREN CIPES

chement, quelconque avec la main , sanstavoir préa= lablement amené. les pieds de l'enfant ära, vulve.…. Or: Ces extrémités se dirigent ordinairement vers le fond de la matrice , lorsque la tête se présente au, détroit supérieur ; et 1ls sont toujours plus.ou moins éloignés de l'orifice de ce viscère, lorsque le tron est situé en travers , Ou d'avant en arrière à F nie ñ du bassin: donc la premiére , indication, dans! ces. deux cas , est de retourner ou de pelotonner l'en fant en totalité ou en partie, avant d'en. faire l'ex, traction , lorsque la mère ne peut s'en fébarreses

par les seules forces de la nature.

- he 55 PREMIER SOUs- ORDRE.

Des Accouchemens où ? enfant présente la iéte.

. Lorsque ésEat be par la tête, il peut en à of- |

frir le sommet, l’occiput, le visage où les deux rés.

gions. temporales à l'entrée du bassin : de là. quatre

genres d’accouchemens bien distincts. … . gs C4 1 TO QT ; | 1% PREMIER GENRE. Aloe “4

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Des Accouchemens où Penfant présente. Le sommet de la #10 " au détr oi Sun than Le (es AQU . 10

| nt tee Séhre d'accouchement se terminerait, tonjour# de lui-même, si la tête, constamment proportion

née au Häkèn: pouvait en traverser la filière, confor-*

mémerit au vœu-de:la nature ; si, d'un autre “côté, les parties génitales ‘de la femme étaient convenable. ment, disposées: à Jui hvrer ‘passage, et si le. travail

ne se,.compliquait jamais d’ accidens. Ce n'est, en ge |

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 4ot effet , que de ces différentes sources que proviennent les difficultés qui exigent Pis Où MOINS impérieusement les secours dé l’art

Or, la main est le plus souvent, etmême e presque toujours insuflisante pour terminer l'accouchement, lorsque les dimensions de la tête sont Doias tionnées à celles du bassin; il serait donc inutile alors de retourner l'enfant, «et d’en entreprendre l'extraction par les pieds, à moins que cette disproportion ne fût très-légère. Toutefois nous sommés bien éloignés de partager à ce sujet l'opinion d’un des accoucheurs modernes qui ont eu le plus de célébrité. I prétend que la tête, à raison desa struc= ture , s’affaisse et s'engage plus facilement, quand l'enfant vient par les pieds, si elle. est bien dirigée que lorsqu'elle vient la PÉpAÈre Nous pensons, au

contraire, avec un grand nombre d’autres prati-

ciens, qu’elle offre alors sa plus grande lemaux de front au détroit supérieur, comme on peut s’en con-

vaincre en jetant un coup d’œil sur l'enfant. D’ailleurs, dans l'accouchement arüficiel, la main agit toujours d’une. manière plus où moins brusque, et ne peut imiter celte lenteur ou cette modération que la nature met dans ses œuvres; Ce qui doit nécessairement diminuer ’ espoir de. conserver l'enfant,

La main est encore insuffisante, lorsque les partes génitales de la femme, à cause d’un vice de conformation naturel ou Robien & ‘opposent au pas-

fage de l'enfant, Ce cas-là, ainsi que:le précédent,

peuvent exiger l'application des instrumens , tel4

que le forceps, les crochets , même d'ofération: césarienne , etc.

Il résulte de là que l'usage de la main dans les ac-

- couchemens non naturels, où l'enfant présente le

sommet de la tète, n’est avantageux et ne mérite réellement la préférence, que lorsque le travail esty troublé ou suspendu par quelque accident plus ou moins dangereux, par une hémorragie , des convulsions, des syncopes, par la faiblesse ou l'épuisement de la femme , etc.; encore faut-il, dans ces cas-la, que la tête soit au- dessus du détroit supérieur, ou peu engagée dans l’excavation du bassin, sans quoi la version de l'enfant serait très-difficile, même impossible. | A

En effet, tant que la tête est dans le grand bassin, rien ne s'oppose aux mouvemens qu’elle doit exécuter pour remonter vers le fond de læ matrice, et

pour aller prendre la place des pieds qu’on amène à |

Ja vulve ; il ne s’agit alors que de surmonter la r'ÉSistance qu’oppose la matrice, plus ou moins con= tractée sur l'enfant. Au contraire, lorsque la tête a déjà franchi le détroit supérieur , le pelotonnement , ést d'autant plus difficile, qu’elle est plus avancée

dans l’excavation ; car alors, ou la tête est encore »

sHFIOppée du col de la matrice, ou bien elle a tra= versé l’orifice de ce viscère , et se trouve complétement dans le vagin. Le premier cas, quoique embarrassant, n erclui pas entièrement l'usage de la main ; il est possible encore de retourner l'enfant et de l’amener par les pieds, pourvu toutefois qu ‘on

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refoule auparavant la tête au dessus du détroit supérieur, dans une direction opposée à celle qu’elle a suivie pour descendre. Cette opération pire est d'autant pis facile, que le détroit supérieur est plus évasé, et qu’on a moins différé de terminer l’accouchement après l'évacuation des eaux del amnios. En général, il vaut mieux donner ici la préférence au forceps , pour entraîner la tête au dehors, que de la refouler. Mais ce dernier instrument est toujours exlusivement indiqué dans le second cas, lorsque la tête est æomplétement dans le vagin; car il est impossible alors de la faire rentrer dans la matrice d’où elle est déjà sortie, et on déchirerait plutôt les connexions de ce viscère avec le vagin, qu'onne réussirait dans une pareille entreprise. L’accoucheur: ‘ne serait-il donc pas inexcusable si, faute de s'être pourvu du forceps, il laissait périr la mère et l’enlfant ou l’un d’eux seulement ; ou si, trop plein de. confiance dans la force de son bras, il tentait quelque manœuvre téméraire ?

Mais ce serait trop restreindre le ministère de la main dans.les accouchemens non naturels, où le sommet de la tête se présente, que de le borner à pelotonner et à extraire l'enfant, lorsque le travail se complique de quelque accident. Il est encore d’autres circonstances où il peut être utile et avan-

. tageux ; c’est lorsqu'il s’agit de ramener la tête à sa situation ou à sa direction naturelle; car, pour peu qu’elle s’écarte de l’une ou de lautre, il est certain qu'elle ne peut plus suivre, en traversant le bassin ,

45à PRINCIPES.

une marche conforme au mécanisme de lPaccouchement naturel

Or, premièrement, la tête est mal située, lorsque . . Pocciput où le front , au heu de répondre à l’une des cavités cotyloïdes, regarde le pubis; car alors le diamètre occipito-frontal, qui est de quatre pouces ét ün quart, se présente de front au diamètre sacropubien du détroit supérieur , qui n’a que quatre

pouces; d'où résulte une disproportion relative,

qui, quoique légère, peut néanmoins retarder beaucouple travail, et le rendre même inutile oa imfruetueux. On doit donc alors tächer de ramener avec

la main la tête à sa situation ee setsice dé

placement est impossible , parce qu’on aura trop différé de l'entreprendre après l'évacuation des EAUX ,

Ou si, après lavoir opéré, on voit que la tête tarde

trop à s'engager, il faut nécessairément retourner l'enfant et amener par les pieds.

Secondement, la tête prend une direction vicieuse toutes les fois que ses deux extrémités, c'est-à-dire, la fontanelle postérieure et le menton, ne se trouvent point dans l'axe du détroit abdominal ; car alors elle tend à présenter le front où l'occiput, ou lun des parictaux, selon qu’elle s'incline trop ën os ou en avant, ou sur les côtés ; elle doit doncis'en= gager avec beaucoup de: dificultés , où plutôt s'arebouter contre quelqu'un des points ‘du détroit abdominal ; soit que la cause de cette déviation dépende de lobliquité de la matriee ;, ‘comme Levret:

. . e ’ e F “ LAN Lt | & +7 l'avait imaginé ; soit qu’on doive l'atiribucr à une)

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