‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 37 sur 63 · LA · texte numérisé non relu

LA

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 455 direction vicieuse des forces expulsives, suivant le professeur Baudelocque ; soit qu’elle vienne de la mobilité de l'enfant avant la déchirure des membranes , comme c’est plus vraisemblable. Quoi qu'il en soit, si l’on est appelé de bonne heure, ou peu de temps après l'évacuation des eaux , on tàchera de prévenir l'obstacle qui pourraît s'opposer à Vaccouchement , en maintenant le plus grand diamètre de la tête dans la direction de l’axe du détroit abdo-

, minal , jusqu’à ce qu’elle se soit engagée. Pour y

parvenir, on corrigera d’abord lobliquité de la matrice , si elle est excessive, en faisant coucher la femme sur le côté opposé, ou en exerçant. une pressionconvenable sur le ventre. Si ces moyens né suffisent pas, on introduira un ou plusieurs. doigts vers lorifice de l'utérus, et on essaiera de ramener le vertex au centre du détroit supérieur , en repaussant la partie qui se présente à sa place, ou en abaissant celle qui lui est opposée ; par exemple, lorsquele front avance, on le soutient, on le refoule même pendant les douleurs , en évitant soigneusement d'appuyer du bout des doigts sur la, fonta nelle antérieure , et on laisse. descendre ‘J'occiput par les seules forces de la nature , ou bien on introduit l'index et le doigt du milieu’ de l’autre main derrière la protubérance occipitale pour l’abaisser. Il en serait de même, si lun des pariétaux:se présentait au détroit supérieur ; on repousserait le bas de la région temporale, ou lon tâcherait d'abaisser le sommet. Tels séraient-encore les mo yens qu'on

LE

456 a PRINCIPES | VAUT |

devrait Fsay pr de mettre en usage, si dE ne se trouvait auprès de la femme que lorsque la tête, déjà arc-boutée contre le rebord du bassin, ne pourrait plus descend re à Cause de sa mauvaise direction: Mais on conçoit que l'espoir du succès diminuerait alors en raison du temps qui se serait écoulé depuis! l'évacuation des eaux ; il vaudrait donc mieux entre: prendre de suite de Delo on l'enfant et de l'amener par les pieds.

Nous ne parlerons point ici de la mauvaise situa-

tion ni de la mauvaise direction que la tête peut

prendre dans l’excavation, ou au détroit inférieurs l’une peut rarement être corrigée avec la main sans le secours du forceps , et l’autre sans le secours du levier ; nous aurons donc occasion d’en reparler, en

traitant de l’application de ces deux instrumens.

Après avoir ainsi déterminé le cas où la main peut être de quelque avantage pour terminerles accouche: mens contre nature, lorsque l'enfant présente le sommet de la tête, il ne reste plus qu’à décrire les procédés opératoires dans chacune des positions dont nous avons fixé le nombre et indiqué les signes, en parlant des accouchemens naturels du même genre.

MAC à

sw 2

PREMIÈRE POSITION

De l’ Accouchement. où l'enfant présente le sommet de la téte, l’occiput répondant à la cavité cotyloïde. gauche.

Pour peu qu’on réfléchisse sur cette position , on voit que le tronc de l’enfant doit être pelotonné de

LA

gauche à droïte, par rapport au bassin de la mère, C'est donc alors dela main gauche qu'il fautse servir,

après avoir préalablement porté la droite sur l’ab-

domen, vers le fond de la matrice.

La femme étant convenablement située , on introduit la première dans le vagin , en lui donnant une position presque moyenne entre la supination et la pronation, et en la dirigeant parallèlement à l’axe du détroit inférieur. Parvenue à la hauteur de la saillie sacro-vertébrale, on l’insinue dans la matrice de bas en haut et de derrière en devant, suivant la direction de l’axe du détroit supérieur; on empoigne le sommet de la tête, sans trop serrer; on le soulève un peu, et on le refoule vers la fosse iliaque gauche, d’où on l’empèche de redescendre pendant le reste de l'opération, en l’y maintenant du poignet et de Vavant-bras. ue:

Ensuite on passe successivement les doigts réunis sur l’oreille gauche , derrière l'épaule , dont on évite la saillie, sur le côté correspondant de la poitrine, sur le flanc, sur la hanche, et on arrive sur les fesses, où l’on trouve le plusordinairement les pieds. On les saisit du bout des doigts lésèrement recourbés, et on les entraine tous les deux en même temps, ou un seul à la fois, en les faisant glisser l’un sur l’autre de dehors en dedans, vers la poitrine de l’enfant. Des qu’ils sont arrivés à la vulve , on tire uni-

quement sur celui qui est en dessus ou qui répond

au pubis , pour faire engager les fesses , et pour ramener le tronc à la seconde position des pieds ; le

458 ons PRINCIPES

reste comme si cette dernière s'était PPSAET na.

turellement.

Quelquefois l’un des deux pieds vient à échapper ;

ou l’on ne peut en dégager qu’un seul : alors, dès que celui-ci est à la vulve, on y attache un lacs, sur

lequel on tire de loin avec la main droite, pendant que la main gauche, introduite à l’entrée de la matrice, écarte encore la tête du détroit supérieur, si

. cela ést nécessaire , et va chercher l’autre extrémité. |

Lorsque les deux pieds sont dans le vagin, si l'on

a besoin de recourir au lacs, on ne lapplique j jamais 4

que sur l’un d'eux, et préférablement sur celui € qui

est au dessous du pubis. Dans tous les cas, on prend

‘un rüban qu'on plie dans son milieu, et dont on fait un anneau où un nœud coulant, en passant les deux chefs dans anse us en résulte. On y engagé en-

suite le pied jusqu’au bas de la jambe ; ce qui est |

d'autant plus facile , que cette extrémité est plus près de la vos |

SECONBE POSITION.

De l’Accouchement où l'enfant présente le sommet de. la téte},

l’occiput répondant à la casité cotyloïde droite. … 01

Dans cette position , la face antérieure de l'enfant répond à la symphyse sacro-iliaque g sauche du bassin. Il faut donc le an de droite à gauche, et avec la main droite, après avoir porté Pautié sur l'abdomen, vers lé fond de là matrice. 11?

La première, introduite x l'entrée de la matrice,

suivant les règles déjà indiquées , soulève un peu la \

de | 0

DE L'ARTIDES ACCOUCHEMENS. ‘459

. «tête, et la refoule vers la fosse iliaque droite. Elle

parcourt ensuite le côté droit de l'enfant jusqu'aux fesses , et y accroche les pieds qu’elle entraîne à

Ja vulve ; on tire ensuite un peu plus sur l'extrémité gauche qui est sous le pubis , et on place le tronc ‘comme dans la première position des pe

TROISIÈME POSITION

De l Accouchement où l'enfant présente le sommet de la téte, l’occiput répondant à la symphyse sacro-iliaque droite. Cette position est opposée à la première, et là face

antérieure de l'enfant répond à la partie antérieure

et latérale gauche du bassin; il faut donc le pelor

tonner encore avec la main droite , et le réduire à

la première position des pieds.

QUATRIÈME POSITION

". De l'Accouchement où l'enfant présente le sommet de la téte, l'occiput répondant à la symphyse sacro-iliaque gauche. Cette position est opposée à la seconde, et la face

antérieure de l'enfant répond à la partie antérieure et latérale droite du bassin ; il faut donc le pelotonner. avec la main gauche et l’extraire, comme dans la seconde position des pieds.

REMARQUE

| v1Si locciput répondait à la symphyse du pubis,

- comme dans la troisième position admise par les

» âuteurs, le procédé manuel que serait indiqué sc

4 déduirait facilement des principes généraux que

ñous ayons établis.

460 PRINCIPES Dans ce cas-là , il serait indifférent de se servir de l’une ou de l’autre main; la droite, après avoir uh

peu refoulé he en dirigerait l'occiput vers la cavité cotyloïde droite , et pelotonnerait l’enfant,

comme dansla seconde position du sommet; la main

gauche, au contraire, dirigerait locciput vers la cavité cotyloïde gauche , et se conduirait comme dans la première position de ce genre.

De même , si l’occiput répondait à la saillie sacrovertébrale, comme dans la sixième position admise par les auteurs , l’une ou l’autre main pourrait être employée indifféremment. La droite , après avoir un peu refoulé la tête, en dirigerait l’occiput vers la symphyse sacro-iliaque droite du bassin, et la gauche au contraire , vers la symphyse sacro-iliaque gauche. L’une pelotonnerait donc l’enfant , comme dans la . troisième position que nous avons adoptée , et l’autre comme dans la quatrième.

DEUXIÈME GENRE

Des Accouchemens où l'enfant présente la région occipitale

au détroit supériéur.

Dans ce genre d’accouchemens, il est évident que …

e LA e } la tête est dans une disproportion relative avec le bassin ; donc elle ne pourrait en traverser naturel-

lement la filière, si elle conservait toujours la même

direction dans le cours du travail. d , La plupart des accoucheurs attribuent la présence, de la région occipitalesur l’entrée du bassin à lobli-

* quité de la matrice ; maïs il est plus wraisemblable,

de RC

he

qu’elle dépend de la grande quantité d’eau renfer-

mée dans ce viscére , d’où résulte nécessairement la mobilité de la tête et la déviation de son diamètre occipito-mentonnier , par rapport à l'axe du

détroit supérieur.

Les signes auxquels on éco la région OC—

cipitale , sont la fontanelle postérieure , la suture

lambdoïde ou occipito-pariétale, et les espaces membraneux qui en terminent les branches.

Cette région peut se présénter dans quatre positions différentes. Dans la première , le sommet de la tête est appuyé contre la symphyse sacroiliaque droite, et la nuque sur la cavité cotyloide gauche.

Dans la seconde position, le sommet de la tête répond à la symphyse sacro-iliaque gauche , et la

… nuque à la cavité cotyloïde droite.

Dans la troisième position , le sommet de la tête regarde la cavité cotyloïde gauche , et la nuque est contre la symphyse sacro-iliaque droîte : cetie positon est donc opposée à la première. db

Dans la quatrième position, le sommet de la tête se dirige vers la cavité cotyloïde droite, et la nuque vers la symphyse sacro-iliaque gauche : cette posi+ tion est donc encore opposée à la seconde.

Nous avons déja exposé les motifs qui nous ont déterminées à nous écarter de la division des accouchemens admise par les ‘auteurs; nous ajouterons que les quatre positions ci-dessus ont la plus grande analogie avec celle du genre précédent, et que par

NAS UNIS NNQIPES conséquent elles doivent exiger des Poanétes mia nuels à peu près semblables.

Lorsque les contractions de la matrice ne peuvent réduire , après l'écoulement des eaux, la tête à sa

r , CRTNTIM ET NOM TENTE "Are à) | AE 1e ET TU

direction naturelle , 1l se présente deux indications …

à remplir BORE terminer ce genre d'accouchement:

June consiste à ramener le sommet de la tète au. milieu du bassin , et l’autre à retourner l'enfant, afin de l’extraire par les pieds. Pour remplir la pre-

mière , on recommande à la femme de se coucher sur le côté opposé à l’obliquité de la matrice, où

sur celui qui répond au sommet de la tête; et si

cette précaution ne suffit pas, on introduit une main

dans la matrice, pour accrocher le haut de la tôte, U

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