‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 40 sur 63 · TROISIÈME GENRE · texte numérisé non relu

TROISIÈME GENRE

Des Accouchemens où l'enfant présente le visage. L'expérience atteste que les accouchemens de ce

genre ne sont pas fréquens, sans être néanmoins très-rares.. Lorsqu'ils se présentent , ils ne peuvent

se terminer seuls, ou sans le secours de l’art, moins : que la tête de l'enfant ne soit très-petite ou le Bassin

de la femme très-large. On a donc raison de lesconsidérer en général comme des accouchemens non naturels, À

Lorsque le visage se présente, on doit moins en

accuser l’obliquité de la matrice quela mobilité de la . tête avant la rupture des membranes. La sortie prématurée des eaux de l’amnios peut aussi contribuer |

à cette mauvaise situation. Car si, après l'écoulement

de ce liquide, le haut du front est appuyé contre le rebord du bassin, les progrès du travail, au lieu de . faire plonger le sommet dans l’excavation , tendront.

à y faire avancer le menton et à augmenter de plus en plus la déviation de Ja tête. : SAR.

Les signes qui caractérisent le visage sont le nez,

la bouche, le menton, le rebord des orbites et la su-

ture coronale; mais, pour les reconnaitre, il faut

toucher la femme immédiatement ou peu de temps après la rupture de la poche des eaux. Car, si l'on attend plus tard, cette région de la tête, naturelle ment recouverte de parties molles, se gonflé, se défigure , et devient méconnaissable.

Le visage peut se présenter au détroit Supérieur dans quatre positions que nous ässignerons encore, en nous écartant de la division admise par les auteurs.

Dans la première, le front regarde la cavité cotyloïde gauche , etle menton est situé vers la TOP Rninque droite.

Dans la seconde, le front se trouve contre la cavité cotyloïde droite , et le menton vis-à-vis la $ymphyse sacro-iliaque gauche. |

Dans la troisième , qui est opposée à la’ première ; ; le front est appuyé sur la symphyse sacro-iliaque droite , et le menton sur la cavité cotyloïde gauche.

Dans la quatrième , qui est opposée à la seconde, le front est placé vers la symphyse! sacro-iliaqué gauche, et le menton versla cavité cotyloïde droite.

Lorsque la femme éprouve de trop grandes difficultés à se délivrer seule des enfans qui présentent le visage , il y a deux indications à remplir : la première consiste à redresser la tête, ét la seconde à retourner l'enfant et à l’'amener par les pieds.

Le but qu’on se propose en redressant la tête, est d'en rappeler le sommet au centre du détroit supérieur, conformément au mécanisme de l’accouchement naturel. Pour y parvenir, ou tâche de faire remonter le visage vers la poitrine , soiten agissant sur

466 . : 4110) PRINCIPES \ les côtés du nez ou sur le menton, soit en, aëcrochant l’occiput du bout de quelques doigts. Mais comment se flatter de réussir dans une pareilleentreprise, si les eaux s'étaient écôulées depuis long-temps, et si la tête, fortement serrée par la matrice , était entièremenñt immobile ? D'ailleurs, après avoir redressé la tête dans les troisième et quatrième positions, le visage nese présenterait-il pas en devant ? Il faudrait donc remédier encore à cet inconvénient, toujours plus ou moins défavorable , et tächer de ramener l’occiput vers l’une des cavités cotyloïdes, ce quiserait très-difficile, pour ne pas dire impraticable , même dans le moment où les eaux de l’amnios vien-

draient de $’écouler. | DE

Il résulte de ces considérations que , si des circonstances accidentelles obligent de terminer l’accouchemént sur-le-champ, lorsque l'enfant présente le visage, il faut le retourner et l’extraire par les pieds. C'est le plus court et le meilleur moyen de … venir au secours de la nature, quand elle est impuissante, ou qu ‘ele s'écarte de sa marche ordi naire. ia Le procédé manuel dans chaque position du visage est, pour ainsi dire, le même que dans la Pn tion correspondante et analogue du sommets «| Dans la première position, on introduit la main sauche ? à l'entrée de la matrice, suivant les-règles Sens on repousse la tête vers la fosse iliaque gauche, on parcourt le côté gauche de: l'enfant, et en le pelotonne comme dans la première position

du sommet, pour achever de l’extraire, comme dans:

la seconde position des pieds.

Dans la seconde position du visage , on se sert dé la main droite, on refoule la tête vers la fosse iliaque droite , on suit le côté droit de l’enfant, et on le pe-

| Lee comme dans la seconde PONS du som-

met, pour achever de l’extraire, comme dans la pre: mière position des pieds. :

Dans la troisième position , la main droite refoule encore la tête vers la fosse iliaque droite, suit le côté droit de l'enfant, et le pelotonne comme dans la troisième position du sommet de la tête:

Enfin, dans la quatrième , la main gauche se con duit comme dans la quatrième position du sommet.

Si le front répondait à la saillie sacro-vertébrale ou à la symphyse du pubis, comme dans la première ou seconde position dont les auteurs font mention, il faudrait commencer par le déplacer avec l’une ou l'autre main, pour donner à la tête une position diagonale. Après avoir ainsi réduit le visage à l’une des positions que nous avons adoptées, on opérerait comme si celle-ci s'était présentée naturellement.

QUATRIÈME CENRE.

Des Acéouchemens où l'enfant présente l’un des côtés

de la téte. t

Dans ce genre d’accouchemens, la direction de la tête est essentiellement vicieuse, puisque le plus arxand de ses diamètres, au lieu d'être parallèle à Vaxe du détroit supérieur, se présente de front à

AGGN PRINCIPES l'entrée du bassin ; ce qui est contraire au mécanisme de l'accouchement naturel. ie

Parmi les causes auxquelles on attribue cette déviation , aucune ne paraît plus propre à la produire que la grande quantité d’eau renfermée dans la matrice. On concoit en effet que la tête, plus ou moins. ‘ mobile au milieu de ce liquide, peutse pencher sur l'une ou sur l’autre épaule, et présenter le côté qux: lui est opposé.

Rien de plus facile, après l'évacuation des eaux ;. que de reconnaître les accouchemens dontil estiquestion ; l'oreille en est le signe caractéristique, et les: rapports de son pavillon avec le bassin indiquent toujours quel-est le côté de la tête qui se présente, et quelle en est la position. L 4f 46

Chacune des parties latérales de la tête peut se présenter de quatre différentes manières à l'entrée du bassin. Dans la première position , le sommet de la tête répond à la cavité cotyloïide gauche, et la base: du crâne à la symphyse sacro-iliaque droite. Mais.

‘alors le bord concave de l'oreille, et par conséquent

le visage, répondent à la fosseiliaque gauche, sic’est le côté droit, et à la fosse iliaque droite , si c’est le côté gauche. D? «P Dans la seconde position, le sommet de la tête: est appuyé sur la cavité cotyloïde droite, et la basedu crâne sur la symphyse sacro-iliaque gauche: Les. rapports de l'oreille avec le bassin sont les mêmes que dans la position précédente pour chaque côté de la tête; ce qui aide à les distinguer l'und’'avec l'autre.

Dans la troisième position, le sommet de la tête

. «st placé vers la symphyse sacro-iliaque droite, et a base du crane versla cavité cotyloïde gauche. Mais alors on distingue la région temporale droite d’avec la gauche, parce que dans l’une le bord concave, et dans l'autre le bord convexe du pavillon de Poreille st tourné vers la fosse iliaque droite.

Dans la quatrième, qui est opposée à la seconde, le sommet de la tête se dirige vers la symphyse sacroiliaque gauche , et la base du crâne vers la cavite cotyloide droite. Mais le bord concave ou convexe de l'oreille répond à la fosse iliaque droite , selon que la fégion temporalé droite ou gauche se présente à l'entrée du bassin. À |

Ces accouchemens présentent deux indications différéntes , dont lune consiste à redresser la tète, pour en abandonner lPexpulsion aux efforts de la

“aturé, etl’autre à rétourner l'enfant pour lextraire parles pieds. | Dans la première position , on introduit une main à l'entrée de amatrice, et on écarte la base du crane dé’lasymphyse sacro-iliaque droite, pendant qu'on Hitdé l'âtre maïn une préssion plus ou moins forte sur J’aine gauche, pour obliger le sommet de la tête qui y répond à descendre vers le milieu du bassin. | Porsque ces tentatives sont inutiles pour ramener la tête à sa situation naturelle, soit parce que les eaux de l'amnios se sont écoulces depuis trop long-temps, $ôit parce que l'accouchement est compliqué de quélque accident qui en exige avec urgence la

prompte terminaison, il faut retourner l'enfant de {a manière suivante : fo Si c’est le côté droit qui se présente , on ntnoduit la main droite vers la symphyse sacro-iliaque gauche où répondle visage, et on écarte la tête, qu’on pousse vers la fosse iliaque droite ; ensuite: on parcourt le côté droit de l'enfant, et on va en saisir les pieds-sur les fesses, pour le pelotonner comme dans la seconde position du sommet. |

Si c’est le côté gauche qui est à l'entrée de. la. matrice, on introduit la main gauche vers la fosse iliaque droite, où répond le visage ; on repousse la tête vers la fosse iliaque gauche, etonretourne l'enfant comme dans la premiére position où le sommet se présente, Dans la seconde position, on introduit l’une des deux mains vers la symphyse sacro-1liaque gauche,

M: pour en écarter la base du crâne, pendant que, de l'autre main, on presse ayec plus ou moins de force

sur le sommet de la tête qui répond à l’aine droite,

* pour le faire descendre au milieu du bassin ; mais lorsque ce déplacement est impossible » Ou que des circonstances exigent qu’on termine l'accouchement sur-le-champ, on retourne l'enfant, et.on l'extrait

par les pieds. oi: ue 9018 4608

On se sert alors de la: main fee ou, + Le main gauche, suivant que le visage répond à la fosse, iliaque gauche ou droite, et on se conduit comme, dans | la seconde ou première position du sommet de la tête. Dans la troisième position, on tâche de corriger l'obliquité dela matrice , en la refoulant par une pres:

DE L'ART DES AGCOUCHEMENS. 491 sion convenable vers la partie latérale droîte et un peu postérieure du’ bassin ; mais lorsque cette précaution est infructueuse, on tâche de déplacer latête, ew introduisant une main vers la symphyse sacroiliaque droite, pour accrocher:le sommet qui y répond, et l’entrainer au centre du détroit supérieur.

Des circonstances particulières exigent-elles qu’on termine l’accouchement sans délai, on retourne l’enfant, et on l'amène par les pieds Si c’est le côté droit de la tête qui se présente, onintroduit la main gauche vers la symphyse sacro-iliaque droite, au dessus du vertex, pour le ramener à sa situation naturelle; dans le même temps on exerce une pression convenable sur le ventre de la femme pour redresser la matrice;

qui est inclinée à gauche et en avant: On pelotonne ensuite l’enfant, comme si le vertex se présentait naturellement dans la quatrième position. : | Lorsque le côté gauche de la tête se trouve à l’entrée du bassin, on se sert de la main droite ; on xamène d’abord le sommet au centre du détroit supérieur , on corrige l’obliquité de la matrice , et on continue l’opération comme dans la troisième position du vertex. TA TIE

Dans la quatrième position ,:on ee d’abord de redresser la matrice, qui est inclinée à droite et en avant. Si cette précaution est insuffisante pour ramener la tête à sa situation naturelle, on introduit une main vers la symphyse sacro-iliaque gauche; et on accroche le sommet qui y répond, pourle faire descendre au centre du détroit supérieur:

Lorsqu'on ne peut plus différer la terminaison, de l'accouchement, on introduit la main droite ou la

main gauche dans la matrice, suivant que le côté

gauche ou le côté droit de Ja tête se présente ;' on

ramène le sommet. au centre du détroit supérieur,

on:corrige l’obliquité de. la matrice , et on retourne

l'enfant comme dans la seconde ou le première: .

sition du sommet. Lecrsd ados Gt “SECOND SOUS- ORDRE.

EN ET vd

À | © Dés Accouchemens où à l'enfant présente 5 tronc. FRE 24

he concoit, au premier abord, que ces accou-

chémens ne peuvent se terminer. d'eux-mêmes où parles seules forces de la nature , puisque: le, trone de d'enfant bien conformé et à terme est toujours plus:long, que le bassin de la mère n’est large: Mais comme cette: disproportion n'est quérrelative et non. absolue , on peut toujours espérer dela corriger, ou de lafaire disparaître avec la main Il ne s’agit pour. cèla que de retourner l'enfant, et de lui faire -présenter au détroit supérieur! lune des extrémités de l’ovoide, sous la forme duquel ikest naturellement: ployé dans la matrice. Hippocrate et les plus célebres médecins de:Fantiquité-avaient si: bien senti cette vérité fondamentale ,: qu'ils recommandaiént: toujours: de faire descendre la tête à l'entrée: dubassin; lors même qu'il eût été facile. de: saisir l'extrémitésopposée., et: de lentrainer au! dehors. Nous n’entreprendrons:point ici.de réfuter les manœuvres qu'ils avaient imaginées) pour opérer cetle conver-

sion ou ce déplacement. Elles étaient, pour la plupart , Si grossières et si bizarres, qu’on ne pouvait jamais y avoir recours sans Sn tr le salut de la mère et de l'enfant.

Parmi les modernes, lesuns, trop zélés partisans de la doctrine des anciens, et d’ailleurs effrayés des dangers qui menacent l’enfant quand on l'amène par les pieds, préfèrent de l’extraire par la tête; les autres, au contraire, en bien plus grand nombre; convaincus des difficultés et des obstacles qui s’opposeraient à cette dernière manœuvre, lors même que le tronc de l'enfant serait encore mobile, conseillent exclusivement de le retourner et de lan par les pieds.

"Cette ‘pratique , il faut en convenir , si elle és pastoujourslaplussäreetlaplusavantageuse, comme Smellie l'avait pensé, ‘estrau moins da plus facile à exécuter: Car si l’on pouvait entreprendre de ramener la tête jaudétroit supérieur ; ce serait tout au plus'quand elle n’en est pas éloignée, par exemple, quand’elle-présente la nuque; encore faudrait-il alors que les eaux ne se fussent pas écoulées depuis très-long-temps: Sans cette condition, quel espoir aurait-on de réussir: lorsque: le: tronc de: l'enfant serait immobile sous les contractions de la matrice, ou lorsque des circonstances accidentelles presseraient avec urgence la délivrarice de la femme ?!

474 PRINCIPES | LUÈeREES 1h: AULE 1 DNS OO O OR

(PREMIER GRNRE.

ONE: + 1) Ü ê < Des Accouchemens où l'enfant. PRIE Fe face Posténieure

du tronc. Em sl e 6h

quens tail titi rt ilestunesuite, en quelque sorte naturelle, de ceux:où l'enfant vient. par le sommet de la tête. Il mérite donc la priorité: dans! ladémonstration des procédés manuels , quelque spécieuses que soient d’ailleurs lesraisonsqu'on pourrait xp lan en faveur des faces money rt : tronc... : Nés ste Ni rS to EI

“Gette mauvaise situation de Left priés äé pendre uniquement de la trop 8 grande quantité de liquide qui l’environne,et quile Leu plus oumoins mobile dans la matrice ;+e’est-dônc sans raison que certains auteurs l’attribuent à l'obliquité dé ce vis cère;, qui n’y contribue en aucunemanière. 1:19

On. distingue trois régions sur la face. postérieure da tronc; savoir, la nuque, le dos et les lombes ;; les deux:dernières sembleraient devoir se présenter plus fréquemment que l’autre, parce que leur forme arrondie s’accomniode mieux à celle du bassin ÿ mais elles:sont plus éloignées de la tête, : ce qui pourrait les-rendre:plus rares. Ces trois régions ont chacune des sipes: propres qui les caractérisent, et.qu'ilimporte à l’accoucheur de bien connaître; Yquoique lindication soit la même pour toutes, quant à la manière d'opérer.

Il faut néanmoïns convenir.qu’avant l'évacuation

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 475 des eaux de lamnios, ce diapnoctic peut offrir quelques difficultés; mais elles s’'évanouissent immédiatement après la déchirure des membranes; car alors les angles de la mâchoire inférieure, le bord supérieur de chaque omoplate et les apophyses épineuses des vertèbres cervicales indiquent CARE la pré sence de la nuque. pus

On reconnait le dos à une tumeur arrondie, large et inégale, où l’on rencontre le bord dorsal ou postérieur, ainsi que l'angle inférieur.de chaque omoplate , les apophyses épineuses des vertèbres correspondantes et les arcs osseux formés par les côtes.

Enfin , les .lombes ont pour signe distinctif une tumeur, plus ou moins large et arrondie, traversée dans sa longueur par les. apophyses épineuses des vertèbres lombaires, et terminée:d’un côté par les crêtes iliaques, de l’autre; par les côtes asternales.

| # Quelle que soit. la région de la face postérieure qui se présente, , elle: peut se placer de quatre mamères différentes à l’entrée du bassin. : : : |

: Dansla première position, l'extrémité FES du tronc, répond à la cavité cotÿloide: gauche, et l'extrémité Méneune à la RRQ sagroiaque droite. ;: : ; à DR

Dans la seconde. rt Faune. ce est placée vers la cavité cotyloïde droite, et l’extré-

mité inférieure. vers la FonTP EEE: sacro-iliaque gauche. | de br à FAN el

FLE ect

Dans la troisième position , Lextiusts supérieure regarde la symphyse sacro-iliaque droite ; et l'extré-

mité inférieure se dirige vers la cavité lies gauche.

Dansla quatrième position , l'extrémité supérieure est appuyée contrela symphysesacro-iliaque gauche, et l'extrémité inférieure contre la cavité Ga an droite. Pi LITE Chacune de ces positions présente detdss indica-

tions. La première consiste à ramener la tête au déiroit supérieur, et la seconde à retourner l'enfant pour extraire par les pieds. Examinons dans quels cas elles conviennent, et quels ne ere on en FR retirer 801106 #9 KB 30 HNAIED EAU * D'abord, on ne saurait disconvenir que Ÿ éufhnt ne: coure beaucoup moins de risques en venant par la tête que par les pieds ; c’est une chose incontestables; Mais comment: lui procurer ‘unie naissance aussi avantageuse, quand il présente le dos où les Jombes? La tête est alors si éloignée de! l'entrée du bassin, qu'il serait: très-difficile ; ‘pour ne’ pas dire impossible » ‘de y ramener, “quoique les éaux de Yamnios se fussent écoulées depuis peu, et que le troncidel'enfantifit encore mobile. 'ILest déric hors de doute que , pour'ces deux régions , il fautréé bor-. ner exclusivement à retourner l’enfant et à l’extrairé parles pieds." Fout: autre procédé tiéndrait! +afins de la prudence que de la témérité. 1 : rage 7e 1Akn'en serait peut-être pas de même si l'enfant présentait la nuque. La tête est alors si peu éloignée du. détvoit-supérieur qu’on pourrait éspérér de l'y raméneë } non en agissant immédiatement sur elle,

mais en repoussant les lombes ou l'extrémité opposée du tronc. Toutefois il faudrait, pour entreprendre, une telle réduction , que l'enfant conservât encore assez de mobilité pour obéir à la main de l'accoucheur, ét que le travail ne fùt compliqué d'aucun accident; sans quoi l’extraction par les pieds serait encore exclusivement indiquée. |

Cette dernière manœuvre serait encore préférable à l'autre dans les deux premières positions de la nuque; car alors, en rameénant la tête à l'entrée du bassin, on ne pourrait empêcher le visage de se présenter en devant, lorsqu'elle serait descendue dans l’excayation : ce qui ne manquerait pas d’avoir des inconvéniens ou d'offrir des difficultés, pour peu que la conformation du bassin füt vicieuse.

D'après toutes ces considérations, l'extraction de Venfant par les pieds est exclusivement indiquée, lorsqu'il présente le dos ou les Jombes à l'entrée du bassin; elle est encore préférable à toute autre, lorsqu'il vient par la nuque. C’est donc cette manœuvre que nous devons exposer en peu de mots et avec le plus de clarté qu'il nous sera possible. |

Avant tout, nous ferons observer que, si l’on opère au moment où les eaux de l’amnios viennent de s’écouler, on peut se servir indifféremment de la main droite ou de la main gauche pour aller saisir les pieds, quelle que soit la région de la face postérieure, et de quelque manière qu’elle se présente à l'entrée du bassin. Cela est même vrai pour les lombes, quoique les eaux de l’amnios se soient déjà écoulées

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