‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 4)Chapitre 44 sur 63 · QUATRIÈME POSITION. SA · texte numérisé non relu

QUATRIÈME POSITION. SA

Des. Accouchemens où l'enfant présente la face postérieure du tronc, la tête rHPORGATEE à la symphyse sacro-iliaque

gauche.

Dans cette position , les pieds, situés à a | et en avant, doivent sortir à droite; àl Par donc se servir de lamain gauche. On Pintroduit en supination sous la région de la face postérieure qui se présente ; on soulève le tronc, et on l’incline sur le côté gauche, en lé refoulant vers la fosse 1liaque droite,

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k DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. (481

pendant que de l’autre main , appliquée sur le ventre de la femme , on incline le fond de la matrice vers la fosse iliaque droite. On va saisir les pieds sur les fesses , et on continue d'opérer , comme dans là seconde position de ces extrémités.

REMARQUE

Si la face postérieure de l’enfant se présentait de front au pubis ou au sacrum, comme dans les deux premières positions admises par la plupart des auteurs, il faudrait donner au tronc une situation diagonale, et en réduire la face postérieure à l’ane des positions que nous avons adoptées ; ensuite on irait chercher les pieds, et on terminerait l’accouchement suivant la méthode que nous avons décrite.

De même, si la face postérieure du tronc se présentait en travers , d’une fosse iliaque à l’autre, on inclinerait les pieds vers la symphyse sacro-iliaque à laquelle ils correspondraient, et on irait les chercher avec la main du côté opposé. Ces sortes de manœuvres ne présentent aucune difficulté, quand on à un mannequin sous les yeux.

DEUXIÈME CENRE.

Des Acecouchemens où l'enfant présente la face antérieure du tronc.

L'enfant ne peut présenter la face antérieure du tronc , sans être plus où moins renversé sur le doss attitude qui n’est point naturelle , et dont il ne tarde pas à être victime , pour peu que les eflorts de la

matrice soient énergiques. Heureusement que cet Lire

acconchemens sont aussi rares qu’ils sont défavorables. » | -

Accuser l’obliquité de la matrice de chatben ainsi la situation naturelle de l'enfant , c’est nébb ane) la véritable cause d’un tel désordre ; elle ne tient qu’à l’excès de mobilité que lui communique la trop} grande quantité d’eau renfermée dans les mem» branes.

rois régions divisent la face antérieure du tronc ÿ savoir, la gorge , la poitrine et l'abdomen , dont la première est la plus dangereuse, à cause du ren-

versement de la tête sur le dos. &

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Avant la rupture des membranes, ces régions sont plus ou moins difficiles à reconnaître, parce qu’elles sont hors de la portée du doigt ; il faut donc

nécessairement attendre que les eaux se soient écou-

lées, pour la sûreté du diagnostic.

A cette époque, le menton, l’échancrure ster-

nale de la poitrine et les clavicules caractérisent la”

présence de la gorge.

On reconnait la poitrine à une surface étendue, où

l'on distingue le sternum , les clavicules et les côtes. Les signes de l’abdomen sont une tumeur molle; terminée d’un côté par les côtes asternales et l’ap-

pendice xiphoïde ; de l’autre par les os des ileset le.

pubis. On y rencontre aussi l'insertion du cordon

-ombilical ; ce qui achève d’ôter le nn ou l’équivoque. | l'on Ma face antérieure du tronc peut se placer de

— tai

quatre différentes manières, à l'égard du détroit supérieur.

Dans la première position, la tête répond à la cavité cotyloïde gauche, et les membres abdominaux à la symphyse sacro-iliaque droite.

Dans la seconde position , la tête se dirige vers la cavité cotyloïde droite, et les membres abdominaux vers la symphyse sacro-iliaque gauche,

Dans la troisième , la tête est tournée du côté de la symphyse sacro-iliaque droite, et les membres abdominaux du côté de la cavité cotyloïde gauche.

Dans la quatrième , la tête regarde la symphyse sacro-iliaque gauche, et les membres abdominaux, la cavité cotyloïde droite. |

Ces quatre positions sont les mêmes , et présentent les mêmes indications pour lagorge, la poitrine et l'abdomen. 11 serait donc inutile de répéter les procédés manuels pour chacune de ces régions en particuzier. |

Que la face antérieure du tronc se présente de front , en travers ou obliquement à l'entrée dubassin, il est certain que l’aceouchementne peutse terminer qu'avec le secours de Part. Mais alors faut-1l toujours aller chercher les pieds de l'enfant, ou peut-on quelquefois le faire naître par la tête ? D'abord, cette dernière indication serait absolument impossible à remplir , lorsque la poitrine et l'abdomen se présentent. Elle ne pourrait donc offrir quelque espoir de succès, que lorsque la gorge vient la première ; encore la réduction de la tête à sa situation naturelle

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offrirait tant de difficultés dans ce cas-là, que, d’après l'avis de tous les accoucheurs, il vaudrait mieux ÿ renoncer que de l'entrée) quoique les eaux vinssent de s’écouler. Bornons-nous donc à décrire succinctement la manière d'aller chercher les pieds, ét de les amener à la vulve, puisque c’est le seul moyen de terminer ce genre d'accouchement.

Dans la première position où les pieds correspondent à la symphyse sacro-iliaque droite , on ne peut dégager ces extrémités qu'avec la main gauche; la droite les renverserait sur la face postérieure du tronc, ce qui est contraire aux PONGIRES du pen tonnement. On introduit donc la première dans l’état de supination sous la région antérieure qui se pré- 4 sente ; on refoule Le tronc vers la fosse iliaque gauche de la mère ; on suit le côté gauche de l'enfant ; on arrive sur les fesses ; on y accroche les pieds qu’on entraîne à la vulve, pendant que de la main droite en porte la tête à gauche et en arrière : on termine ensuite l'accouchement comme dans la seconde position des pieds.

Dans la seconde position, les pieds se dirigent vers la symphyse sacro-iliaque gauche; c’est done à la main droite qu'il appartient exclusivement deles dégager. On l’introduit en supimation sous la région antérieure qui se présente; on refoule le tronc vers la fosse iliaque droite de la mère ; on suit le côté droit de l’enfant PUS fesses; on y saisit les. pieds, et on les amène à la vulve, FAST que de la main gauche on reponsse la tête à droite et en

arrière ; on termine ensuite l’accouchement comme

dans la première position des pieds.

Dans la troisième position, les pieds sont places vers la cavité cotyloïde gauche. Pour les dégager , on introduit la main droite en supination sous la région antérieure qui se présente ; on refoule le tronc vers la fosse iliaque droite de la mère, pendant que de la main gauche on incline les extrémités inférieures

en arrière et à gauche ; on suit le côté droit de len-

fant ; on arrive sur les fesses , on y saisit les pieds, et on les amène à la vulve. Le reste comme à l'ordinaire.

Dans la quatrième position, lef pieds sont situés vers la cavité cotyloïde droite. On introduit donc la main gauche en supination sous la région antérieure qui se présente ; on refoule le tronc vers la fosse iliaque gauche de la mère, pendant que de la main droite on incline les extrémités inférieures en arrière et à droite; on suit le côté gauche de l'enfant, on arrive sur les fesses, on y saisit les pieds, et on les amène à la vulve, pour terminer ensuite l’accouchement comme dans la seconde position des pieds.

Si la face antérieure du tronc se présentait directement du pubis au sacrum, ou transversalement d’un côté du bassin à l’autre | comme les auteurs le supposent, on réduirait ces sortes d’accouchemens à l’une des positions que nous avons admises. À cet effet , on se servirait indifféremment de luné ou de Pautre main dans le premier cas ; mais on Ciegerait toujours les FEU vers le côté du bassin, qui réponidrait à celle qu’on aurait introduite. Dans le second

486 PRINCIPES cas, on emploieraït exclusivement la main correspondante au côté du bassin où se trouveraient les

pieds.

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