‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 282 sur 527 · Dès qu'il faut obéir, le parti le plus sage · texte numérisé non relu

Dès qu'il faut obéir, le parti le plus sage

— est de savoir se faire un heureux esclavage. (Crèbillon.)

6. Le dernier degré de perfection de l'esprit humain , — est de bien connaître sa faiblesse, sa vanité et sa misère.

7. Le vœu du peuple, le salut d'un État, le devoir d'un gouvernement, le besoin d'une nation, — est la paix.

8. Le premier commandement de la religion , — est d'aimer Dieu.

9. Le premier moyen de diminuer l'indigence du peuple, — est d'affaiblir l'opulence extrême des riches.

10. Le plus beau présent qui ait été fait aux hommes , après la sagesse, — est l'amitié.

fï. L'un des meilleurs remèdes contre nos propres chagrins , — est de chercher des consolations pour les chagrins des autres.

12. La perfection ne sera jamait l'apanage de l'homme. Dire qu'on arrivera jusqu'au bien , — serait folie ; ne pas y tendre, afin de pouvoir, du moins , avancer de quelques pas, — serait lâcheté.

§ 222. 1. Blâmer la vanité de ceux qu'on flatte, — est se plaindre du feu que l'on a attisé.

2. Épargner les plaisirs , — est les multiplier. (Fontenelle.)

3. Ne citer qu'une traduction d'un poëte, — est ne montrer que l'envers d'une belle étoffe.

4. Déchoir du premier rang, — est tomber au derniei. (La Harpe.)

5. Réduire l'homme h son corps, — est le réduire à ses sens. 6. Ou* vrir son âme â l'ambition , — est la fermer au repos.

§ 223. 1. Dites ce qui est vrai, faites ce qui est bien : ce qui importe à l'homme— est de remplir ses devoirs sur la terre, et c'est en s'oubïiant qu'on travaille pour soi. 2. Après les bonnes leçons, ce qu'il y a de plus instructif, — sont les ridicules. 3. Ce qu'on souffre avec le moins de patience , — sont les perfidies , les trahisons, les noirceurs. 4. Ce qui empêche les menteurs de pouvoir jamais se corriger, — est qu ils tirent vanité de leurs mensonges.

DU PRONOM. — THÉOfilE.

CELUI, CELLE, CEUX j CELLES.

§ 224. Celui, celle, ne s'accordent qu'en genre avec les noms dont ils rappellent l'idée; le nombre auquel on les emploie est toujours subordonné à la pensée qu'ils expriment :

L'influence du luxe se répand sur toutes les classes, même sur celle du laboureur. (Marmontel.)

On répétait avec admiration le nom des Solon et des Lycurgue avec ceux des Milîiade et des Léonidas. (Thomas.)

§ 225. Les pronoms celui, celle, ceux, celles, peuvent-ils être immédiatement suivis d'un adjectif, d'un participe, etc., ou exigent-ils , avant un qualificatif, l'emploi d'un pronom relatif et du verbe être, comme l'a prétendu Domergae, et comme le prétendent les copistes à la suite de ce grammairien ? De ces deux formes enfin, laquelle doit-on préférer?

Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indépendantes de la volonté des hommes. (Fonteneiie.)

Le goût de la philosophie n'était pas alors celui dominant. (Voltaire.)

La première construction, plus conforme à l'usage ancien et général , nous paraît mériter, par droit d'ancienneté seulement, la préférence qu'on lui accorde encore aujourd'hui ; elle a incontestablement quelque chose de plus précis ; mais la seconde ne saurait être condamnée , par cela seul qu'elle est empruntée au style de pratique. Plusieurs de nos grands écrivains s'en sont servis, la plupart de nos orateurs politiques les plus distingués en font usage , elle a donc le droit d'être admise.

Montesquieu ne peut donc être blâmé d'avoir dit, en eilipsant le pronom relatif "et le verbe être :

On confondait, sous V action de la loi ancienne, la blessure faite à une bête et celle faite à un esclave.

Ni Barthélémy , d'avoir ellipsé le pronom relatif, le verbe et Y adjectif":

Les Athéniens ont trois espèces de monnaie, celles eh i&GENT sont les plus communes*

DU PBÛNOM. — APPLICATION. 263

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