‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 4 sur 527 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Donner aux faits peu de développement, et expose* avec un luxe de détails fastidieux des théories souvent inintelligibles et presque toujours obscures, tel a été pendant longtemps le défaut commun à tous les livres didactiques qui avaient pour objet l'étude des langues.- Tout grammairien semblait autrefois pénétré de cette idée fausse, que, pour remplir sa mission avec conscience, il devait entrer dans un examen approfondi des moindres accidents du langage, disserter longuement et parler quand même , au lieu de laisser parler les faits qui , le plus souvent, eussent parlé plus haut et beaucoup mieux que lui. r

Il est résulté dé cette manière de procéder qu'on a généralement donné plus d'importance à la forme qu'au fond, et qu'une grammaire, au lieu de se composer d'une série d'exemples bien choisis, et groupés de telle sorte que les principes auxquels ils servent de base s'en déduisissent comme un corollaire rigoureux, n'a présenté longtemps qu'un enchaînement de dissertations abstraites, qu'une succession de règles longues et diffuses auxquelles les faits semblaient s'adjoindre non pour appuyer les principes, mais pour témoigner de ! pénétration et de la sagacité du grammairien.

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