Un fils ne s'arme point contre un coupable père
11 détourL î les yeux, le plaint et — révère. (Voltaire.) 5. L'ouvrage qu'il a publié cette année, il l'a corrigé, — changé, — fait et — refait plusieurs fois.
§ 180. — 1. Ces deux patriciens se 5on^ remplacés et — succédé plusieurs fois dans le consulat.
2. Vos frères se querellent et — font une guerre continuelle.
3. Les morts et les vivants se remplacent et — succèdent continuellement ; rien ne demeure.
Emploi du pronom le.
§ 181, 182, 183, 184. — 1. Si c'est effacer les sujets de haine que vom aviez contre moi que de vous recevoir pour ma fille, je veux bien que vous — soyez.
2. Étes-vous les prisonniers qu'on a amenés d'Allemagne ? Nous
— sommes.
3. Les pauvres sont moins souvent malades faute de nourriture, que les riches ne — deviennent pour en prendre trop.
4. Étes-vous les trois Romains qu'on a choisis pour le combat ? Nous — sommes.
5. Voyez Aigues-Mortes, Fréj us, Ra venue, qui ont été des ports, et qui ne — sont plus.
6. Étes-vous députés de Paris? Nous — sommes. Étes-vous les députés de cet anondissement ? Nous ne — sommes pas.
7. — On vous croyait quelque Jllle des dieux. — Je — suis ; mon nom est Polymnie.
8. Heureuseinère, vos enfants sont la gloire de la patrie. — Ils
— sont en effet.
9. Pourquoi les riches sont-ils si durs envers les jpflMyrc5.^ C'est qu'ils n'ont pas peur de — devenir.
10. Les Romains avaient des oracles qui promettaient à Rome d'être la capitale du monde, et elle — devint.
1 1 . Vous devez trembler à l'ouverture de cette lettre, ou plutôt vous — deviez lorsque vous souffrîtes sa perfidie.
12. Ceux-là ne se donnent pas la pein« d'instruire un peuple qui ne veut pas être instruit et qui ne — mérite pas —
Observation. 1. Elles m'ont retenu une heure de plus que je ne — croyais.
2. De quelque façon qu'ils me viennent, mes amis sont reçus avec une sensibilité qui n'est comprise que de ceux qui savent aimer comme je — fais.
3. Ah! comme vous — djtes, il faut glisser sur bien des pensées el ne pas faire semblant de les voir.
24G DU PBONOM. THEOBIE.
§ 185. Le pronom le doit toujours rappeler un terme distinct énoncé précédemment ; il ne peut donc représenter un participe passé dont l'idée seule est contenue dansTin- j lin itit d'un verbe transitif; ainsi l'on ne dira pas :
Il n'est jamais permis de FAmE ce quine doit pas fêtre, mais : // n'est jamais permis de faiee ce qui ne doit pas
ÈTKE FAIT.
Cependant nos meilleurs écrivains, séduits par la forme concise de cette construction, n'ont pas hésité à établir ce rapport du pronom avec l'infinitif, toutes les fois qu'il n'en résultait aucune obscurité; ainsi, Massillon a dit :
Comment blâmer ce qui ne saurait L'être ï du lieu de :
Comment blâmer ce qui ne -saurait être blâmé !
§ 186. Le, là, les ne doivent être mis en rapport qu'avec un mot énoncé dans une proposition précédente; on ne peut établir régulièrement aucune relation entre eux et le sujet de la proposition où ils figurent; les phrases suivantes sont vicieuses :
L'allégresse du cœur s'augmente à la répaedre. (Molière.) Le temps passerait sans le compter. ( J. J. Rousseau,)
§ 187. Les pronoms le, la, les s'emploient comme attributs dans les propositions qui ont pour sujet ce, représentant une chose inanimée :
Ce carrosse parut être celui de mx)n fils, ce L'était en effet. (M"e de Sévigné.)
§ 188. Mais on emploie les pronoms lui, eux, elles, si la proposition principale ayant ce pour sujet, a pour complément une proposition incidente exprimée ou sous-entendue :
Fous me parlez de mes titres; eh bien, le croiriez
vous, CE sont EUX QUI ME NUISENT.
Les vers suivants de Regnard , blâmés légèrement par quelques grammairiens, sont très-corrects :
Il faut donc que mon mal m'ait ôté la mémoire , Et c'est ma léthargie. — Oui , c'est elle en effet.
Que veut dire Géronte ? Cest ma léthargie qui m'a ôte la MÉMOIRE ; Crispin ne peut donc répondre autrement que c'est elle en effet, c'est-à-dire, c^est elle qui vous a ÔTÉ la mémoibe.
I DU PKONOM. — Ajf PLI CATION. 2i7
! § 185. — 1. L'intention de ne jamais tromper nous expose à •■< \ être — souvent.