IV. Répétition des pronoms personnels complémeuts
§ 178. Les pronoms personnels complémeots de plusieurs verbes^ employés à un des temps simples, se répètent avant' chacun d'eux:
Maintenant je me cherche et ne me trouve plus. (Racine.)
§ 179. Si les verbes sont à un temps composé, on peut n'énoncer le pronom seulement qu'avant lepreraier : Votre père M'a appris et M'a raconté tous vos malheurs; ou : P'otre père M'a appris et raconté tous vos malheurs.
§ 180. Mais si le pronom doit figurer comme complément direct et comme complément indirect, la répétition est alors de rigueur :
Ils SE sont diffamés et se sont nui autant qu'ils ont pu.
Emploi du pronom le.
§ 181. Le pronom le s'accorde avec des noms qu'il représente, quand ils sont pris dans un sens déterminé :
Miracle ! criait-on : venez voir dans les nues
Passer la reine des tortues.
— La reine, vraiment oui, je la suis en effet (La Fontaine.)
§ 182. Mais si les noms présentent plutôt à l'esprit l'idée d'un attribut que celle d'un objet, le alors est invariable:
Il les prend pour des rois. — Vous ne vous trompez pas ; Ils le sont, dit Louis, sans en avoir le titre. (Voltaire.)
C'est-à-dire, ils sont rois, personnages de sang royal.
Il en est ainsi toutes les fois que le nom est précédé de l'article des ou de l'adjectif indéfini quelque.
§ 183. Si le représente ou un adjectif ou un substantif employé adjectivement, il est encore invariable :
Hélas ! madame, vous me traitez de veuve ; il est trop vrai que je le suis. (Voltaire.)
Ceux qui sont amis de tout le monde ne le sont de personne. ( Barthélémy.)
§ 184. Le pronom le est encore invariable quand il représente un infinitif ou une proposition :
Taime donc sa victoire , et je ie puis sans crime. (Corndlle.)
Si le public a eu quelque indulgence poub moi, je LE dois à votre protection. (Condiilac.)
Obsebvation. On ellipse quelquefois le, complément direct, après les verbes dirCy croire, penser, faire, etc. :
Personne a'a, madame, aimé comme Je /ats (Molière), pour : comme je le fais.
I IV. Répétition des pronoms personnels oompléments.
I § 178, 179. — 1. La fable est nne immortelle dont la voix men- 'i 5ongèi ' nous charme et — amuse.