‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 258 sur 479 · On ne peut rien exiger de qui n'a rien · texte numérisé non relu

On ne peut rien exiger de qui n'a rien

§ 204. QUI, QUEL. 1. — est celui qui vient le premier de tous , nonchalamment appuyé sur son écuyer ?

2. Dites-moi, je vous prie, lui demanda Clorinde, — sont ces jeunes gens?

3. Mais, Madame, un moment, songez ce que je puis ; — vous êtes, — est Sapor, et — je suis. ( Ilegnardl.)

254 DU PRONOM. — THEOBIE.

§ 205. Qui , complément d'une préposition , se dit de' personnes et des objets personnifiés seulement :

Philippe fut assassiné par Pausanias a qui il rCavm pas rendu justice. (Bossuet.)

O rochers escarpés, c^est à vous que je me plains; ca je n'ai que vous a QUi/e puisse me plaindre! (7 éneïon.

§ 206. Mais lequel , laquelle , etc. , complément d'une préposition , se disent des personnes et des choses

La vie est un pèlerinage

Auquel noQS condamne le sort. (Stassart.)

Les poêles dérogent à ce principe toutes les fois que Iî, nesure ou l'harmonie l'exige : !

Je pardonne à la main par qui Dieu m'a frappé. (Voltaire.)

§ 207. Il est donc indifférent d'emplo3^er qui ou lequei précédé d'une préposition, quand l'antécédent est un non^ de personne. Le goût seul décide quel est celui des prpf noms qui convient le mieux à la phrase :

V homme A qui ou auquel vous vous adressez est tout-^ puissant.

Les femmes poub qui ou pour lesquelles woi/5/aife»> ces emplettes, etc.

§ 208. Dont, complément d'un verbe ou d'un adjectif,' peut se rapporter ou à un nom de personne ou à un nom de! chose :

Le sénat attachait à Rome des rois dont elle avait peu à craindre. (Montesquieu.)

Il prévoyait l'avenir par la profonde sagesse qui lui faisait connaître les hommes et les desseins dont ils sont capables. (Fénelon.)

§ 209. Dont, duquel, ne s'emploient pas l'un pour • l'autre; dont précède toujours le substantif auquel il sert de complément :

Arrière ceux dont la bouche

Souffle le froid et le chaud ! (La Fontaine.)

Duquel peut seul être placé après le substantif auquel il ^ se rapporte, lorsque celui-ci est précédé d'une préposition : -

Les paysans attachés à la glèbe étaient la propriété de leurs seigneurs , AU POUVOIR DESQUELS rtcu uc pouvait les soustraire. ( J. J. Rousseau.)

DU PBONOM, — APPLICATION. l>r:

|j§ 205, 206, 207. — 1. Celui qui règne dans les cieux , et rf — rf-

pent tons les empires , à. — seul appartient la gloire, la majesté t '

pdépendance, e^t aussi le seul qui se glorifie de faire la loi an à

cjis.

J2. Phalante, à — la honte et le désespoir donnent encore un

ite de force et de vigueur, élève les mains et les yeux vers k-

3. Philippe fut assassiné par Pausanias à — il n'avait pas rendu jstice.

I 4. Les chrétiens ont un Dieu, inaîlre absolu de tout ,

j De — le seul pouvoir fait tout ce qu'il résout. (Corneille.)

5. Pour prévenir les trahisons des soldats, les empereurs s'assoèrent des personnes en — ils avaient confiance.

6. Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à — l'on vient le donner.

7. Toutes ces grandes fortunes par — les^ ambitieux s'élèvent, 'omme par différent degré, sur la tête des pauvres, des riches, des 'rends, des peuples enfin, n'ont qu'une base bien fragile.

8. La religion et le gouvernement politique sont les deux points r — roulent les choses humaines.

9. Le cruel intendant de tes jardins m'oblige à des travaux ini^armontables, dans — j'ai pensé mille fois laisser la vie.

10. Soutiendrez-vous un faix sous qui Rome succombe? (Corneille.)

§ 208, 209. — DONT, DUQUEL. 1. Le mensonge est un vice — M. ne saurait avoir trop d'horreur.

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