L'ennui est une maladie — le travail est le remède
4. Sous les empereurs romains, celui-là seul avait le droit de demander le triomphe, sous ies auspices — la guerre s'était faite.
5. Le doute est une mer agitée — la religion est l'unique port.
6. Dieu appela d'en haut son serviteur Abraham, dans la famille
— il voulait établir son culte.
7. Les imbéciles, — l'âme est sans action, rêvent comme les autres hommes.
8. Une âme insensible est un clavecin sans touches, — on cherj cherait en vain à tirer des sons.
9. La Fontaine laisse un fils de l'éducation et de la fortune— M. le président de Harlay avait pris soin.
10. Les conquérants laissent en friche la terre pour la possession ~ ils ont fait périr tant de milliers d'hommes. (Fénelon.)
256 DU PBONOM. — THEOBIE.
§ 210. Dont, d'où , employés comme compléments d verbes qui expriment une idée d'extraction, de sortie^ <• séparation , ne doivent pas être pris l'un pour l'autrt
On emploie dont pour exprimer une relation moral; l'idée d'être issu, d'être né
L'hymen vous lie encore aux dieux dont vous sortez. (Racine.)
On emploie d'où pour exprimer la sortie d'un lieu , séparation considérée sous un point de vue matériel :
Fénus remonte dans le nuage d'où elle était sortie.
§ 211. Toutes les fois qu'on veut exprimer une idée t localité , c'est doù qu'il faut employer :
Le lieu jy'oùje sors. L e péril d'où je m'échappe.
Dans les autres cas, on doit se servir de dont :
La famille dont je sors. Le péril dont je me dégaçi
§ 212. Où, pour auquel, dans lequel, etc., est d'un usa^" fréquent dans les vers et dans le langage familier :
&est un mal où mes amis ne peuvent porter remèdt
§ 213. Quoi, complément d'une préposition, s'emploi pour lequel quand l'antécédent est un terme indéfini:
Il n'y a eien sur quoi l'on ait plus écrit.
Les prosateurs et les poètes l'employaient autrefois ave un antécédent déterminé; aujourd'hui l'on doit éviter tout construction semblable à celle-ci :
Madame , à vrai dire , -
Ce n'est pas le bonheur après qiwi je soupire. (Molière.)
Si l'antécédent est le pronom ce employé comme compl^ ment direct, il est élégant de l'ellipser ; ainsi au lieu dt dire : Je ne puis deviner ce a quoi il pense, on dit mieuii Je ne puis deviner a quoi il pense.
§ 214. Que s'emploie quelquefois pour à quoi, de quoi en quoi, dans les propositions interrogatives :
Que sert votre mauvaise humeur^ Qja' avez-vous à vowé plaindre? Qu'a-t-il besoin de mes conseils?
Cet emploi de que est fort restreint.
Observation. Il faut avoir soin de ne pas multiplier les qui et les que dans une même phrase, et l'on doit éviter surtout de les rappro*. cher de manière à ce cfu'il en résulte une construction désagréable. Ainsi dire :
C'est un procès Qo'on a cru QH^on perdrait.
Quelques-uns ajoutent même des détails qu'il serait à souhaiter qui fussent vrais.
C'est s'exprimer d'une manière contraire à l'élégance. II faut dire :
Cest un procès qu'on a cru perdre.
Quelques-uns ajoutent des détails qu'il serait à souhaiter de votr $e vtrifter.
I DO PBONOM. — APPLICATION. 251
§ 210, 21 1 . DONT, D'OU. 1 . Le Tasse naquit à Sorrento. La mai- ,kon — il sortait était une des plus illustres de l'Italie. '! 2. Rome accrut ses forces par son union avec les Sabins, peuples belliqueux comme les Lacédémoniens — ils étaient descendus.