En vain aux conquérants
L'erreur parmi les rois denne les premiers rangs; Entre les grands héros (ils, ce) sont les plus vulgaires. (Boîleau.)
§ 218. Elupse de ce. 1. Les maladies de l'âme sont les plus dangereuses : nous devrions travailler à les guérir; c'est — à quoi cependant nous ne travaillons guère.
2. Ne dites pas toujours — que vous pensez, mais pensez toujours que vous dites .
I 3. Comment ! vous ne savez pas — à quoi il travaille? Refuse- /|rait-il de vous dire — dont il s'occupe?
; 4. Je cherche et ne vois pas — dont vous pouvez vous affliger
j autant.
I 5. Je ne sais vraiment — qui a pu vous^travcrser Pesprit.
260 DU PfiONOSr, — THEOBIE.
Ce employé par pléonasme.
§ 219. Ce est quelquefois employé par pléonasme du? sujet le verbe être, pour donner à l'expression plus de net-; teté et de précision :
Le plaisir des bons cœurs , c'est la reconnaissance. (La Harpe.)
Le secret de réussir, f
C'EST d'être adroit, non d'être utile. (Florian.) ';
§ 220. Il serait difficile d'établir des règles fixes sué
réemploi de ce pronom avant le verbe être; le plus souvent
c'est le goût seul qui décide quand il faut ou non l'employer:
Après la bienfaisance
Le plus grand des plaisirs, c'est la reconnaissance. (De Belloy.)
Le plus grand ouvrier de lanature est le temps. (Buffon.^
Le vrai moyen d'être trompé , c'est de se croire plv\
fin que les autres. (La Rochefoucauld.)
Le premier moyen de diminuer V indigence du peuplé EST d'affaiblir l'opulence extrême des riches. (Bernarditf de Saint-Pierre.) '
Disons cependant que ce, en rappelant l'idée du sujet,] rend l'expression plus claire , plus énergique. j
§ 221. CE se place généralement en tête du second memi bre de la phrase, quand le premier membre peut, par sqd^; étendue, rendre vague ou obscur le rapport entre l'attribul^ et le sujet :
La fureur de la plupart des Français., c'est d'avoir éU l'esprit; et la fureur de ceux qui veulent avoir de l'esprit^ c'est défaire des livres. (Montesquieu.)
§ 222. Lorsque le verbe est placé entre deux infinitifs) l'emploi du pronom ce est de rigueur avant le second :
La vie est un dépôt confié par le ciel ;
Oser en disposer, c'est être criminel. (Gresset.)
On dit cependant : souffler h'est pas jouer.
§ 223. Il est d'usage d'employer le pronom ce dans ié\ second membre de la phrase, lorsqu'il est exprimé dans '^ premier membre et suivi d'un pronom relatif :
Ce qui importe à tout homme , c'est de remplir ses^ devoirs sur la terre. (J. J. Rousseau.)
Ce que Je sais le mieux c'est mon commencement. (Radne.) "
Gb employé par pléonasme.
$ 219, 220 , 221. — 1. Le Trai jour pour voir un bon cœur, —est la clarté d'un incendie.
2. La plus fausse de toutes les philosophies ,— est celle qui, sous prétexte d'affranchir les hommes des embarras .des passions, leur conseiïle l'oisiveté, l'abandon et roubUd'eux-?Mém€.
3. Le seul moyen de rendre un peuple vertueux , — est de le rendre libre ; l'esclavage enfante les vices ; la vraie liberté purifie l'âme.
4. La première et la plus rare des qualités sociales , — est l'abnégation de soi-même.