‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 265 sur 479 · Dès qu'il faut obéir, le parti le plus sage · texte numérisé non relu

Dès qu'il faut obéir, le parti le plus sage

— est de savoir se faire un heureux esclavage. (Crébillon.)

6. Le dernier degré de perfection de l'esprit humain , — est de bien connaître sa faiblesse , sa vanité et sa misère.

7. Le vœu du peuple, le salut d'un État, le devoir d'un gouvernement , le besoin d'une nation, — est la paix.

8. Le premier commandement de la religion , — est d'aimer Dieu.

9. Le premier moyen de diminuer l'indigence du peuple , — est d'affaiblir l'opulence extrême des riches.

10. Le plus beau présent qui ait été fait aux hommes, après la sagesse, — est l'amitié.

11. L'tiii des meilleurs remèdes contre nos propres chagrins, — est de chercher des consolations pour les chagrins des autres.

12. La perfection ne sera jamais l'apanage de l'homme. Dire qu'on arrivera jusqu'au bien , — serait folie ; ne pas y tendre, afin de pouvoir, du moins , avancer de quelques pas, — serait lâcheté.

§ 222. 1. Blâmer la vanité de ceux qu'on flatte ,— est se plaindre du feu que l'on a attisé.

2. Épargner les plaisirs, — est les multiplier. (Fontenclle.)

3. Ne citer qu'une traduction d'un poëte, — est ne montrer que l'envers d'une belle étoffe.

4. Déchoir du premier rang, — est tomber au dernier. (La Harpe.)

5. Réduire l'homme à son corps,-— est le réduire à ses sens. 6. Ouvrir son âme à l'ambition , — est la fermer au repos.

S 223. 1. Dites ce qui est vrai, faites ce qui est bien : ce qui importe à l'homme— est de rcTtipUr ses devoirs sur la terre, et c'est en s'oubliant qu'on travaille pour soi. 2. Après les bonnes leçons , ce qu'il y a de plus instructif, — sont les ridicules . 3. Ce qu'on souffre avec le moins de patience , — sont les perfidies , les trahisons , les noirceurs. 4. Ce qui empêche les menteurs de pouvoir jamais se corriger, — est qu'ils tirent vanité de leurs mensonges.

262 DU PRONOM. tHEOBIE.

§ 224. Celui, celle, ne s'accordent qu'en genre ave les noms dont ils rappellent l'idée; le nombre auquel o les emploie est toujours subordonné à la pensée qu'ils ex priment :

L'influence du luxe se répand sur tovtes les classes^ même sur celle du laboureur. (Marmontel.) g

On répétait avec admiration le nom des Solon et df^ Lycurgue avec ceux des Miltiade et des Léonidas. (Tb(/ mas.)

§ 225. Les pronoms celui, celle, ceux, celles, peuvent-ir être immédiatement suivis d'un adjectif, d'un participe, etc.ou exigent-ils , avant un qualificatif, l'emploi d'un pronor relatif et du verbe être^ comme l'a prétendu Domergue, f comme le prétendent les copistes à la suite de ce gramraa rien } De ces deux formes enfin, laquelle doit-on préférer

Les grandeurs naturelles sont celles qui sont indi PENDANTES de la volonté des hommes. (Fontenelle.)

Le goût de la philosophie n'était pas alors celui do minant. (Voltaire.)

La première construction, plus conforme à l'usage ari cîen et général , nous paraît mériter, par droit d'ancienne» seulement, la préférence qu'on lui accorde encore aujouii d'hui ; elle a incontestablement quelque chose de plus prt: cis; mais la seconde ne saurait être condamnée, par cel seul qu'elle est empruntée au style de pratique. Plusieui. de nos grands écrivains s'en sont servis, la plupart de ne orateurs politiques les plus distingués en font usage , elle " donc le droit d'être admise.

Montesquieu ne peut donc être blâmé d'avoir dit, e ellipsant le pj-onom relatif et le verbe être :

On confondait, sous l'action de la loi ancienne, L blessure faite à une bête et celle faite à un esclave^

Ni Barthélémy , d'avoir ellipse \g pronom relatifs \ verbe et V adjectif :

Les Athéniens ont trois espèces de monnaie, celles e ARGENT sont les plus communes.

DU PBONOM. — APPLICATION. 263

CMLVl . CELLE , CEUX , CELLES.

J § 224.— CELUI, CELLE . 1 . L'Egypte fut le pays des arts, des scienices et des mystères ; on sait que ce pays est un de — qui ont eu le plus d'influence sur le reste du monde.

1 2. La constitution de Rome et — d'Athènes étaient très-sages ; i| elles étaient l'une et l'autre en parfaite harmonie avec l'esprit, les j mœurs et les besoins de la nation.

J 3. On voyait à la cour d'Attila les ambassadeurs des Romains Jd'Orient et de — d'Occident qui venaient recevoir ses lois ou imploirer sa clémence.

I 4. Les plaies du corps se ferment; —de l'âme restent toujours -ouvertes.

5. L'empire des Perses et — de Syrie ne furent jamais si forts Jque— des Parthes.

§ 225. — 1. Le philosophe est celui qui — {s' exerce, s' exerçant) constamment à la recherche de la vérité et à la pratique de la vertu. I 2. Il est des personnes dont le mépris ne saurait offenser. Peri sonne ne méprise davantage que ceux — véritablement méprisa' i lies.

3. Il y a une sotte admiration qui répand également du ridicule et sur celui qui admire , et sur celui — admiré.

4. Dans les grandes affaires , on doit moins s'apphquer à faire iJDaîtTe des occasions qu'à profiter de celles — (se présentent , se

présentant.)

5. L'ambition ne connaît point d'autres crimes que ceux—coni traires à ses intérêts.

6. Dans les jeux du cirque , les chariots dont les cochers étaient habillés de vert disputaient le prix à ceux — habillés de bleu, et

i chacun y prenait intérêt jusqu'à la fureur.

7. La sagesse ne consiste pas à prendre indifféremment toutes sortes de précautions, mais à choisir celles — utiles y et à négliger celles — superflues .

8. Dans quelque contrée que le moineau habite , on ne le trouve jamais dans les lieux déserts, ni même dans ceux— éloignés du séjour de l'homme.

9. Pline dit que Carès inventa les augures tirés des oiseaux, et qu'Orphée inventa ceux — tirés des autres animaux.

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