‹ Cours théorique et pratique de langue françaiseChapitre 288 sur 479 · Quel nouveau trouble excite — en mes esprits · texte numérisé non relu

Quel nouveau trouble excite — en mes esprits

Le sang du père, ô ciel, et les larmes du fils. (Racine.)

17. La jeunesse et l'inexpérience nous expose— à bien des fautes, et, par conséquent, à bien des peines.

18. Tous nos amis péri — t sous nos yeux ; votre frère et moi échapp — a, âmes, èrent seuls par miracle.

19. Les Sarrasins ont juré que jamais Ton vieux maître ni toi ne dormir — as , ez,ont en paix. (C. Delavîgne.)

20.— Athéniens, ne soyez pas surpris que Bémosthène et moi n« sois, soit , soyons pas du même avis.

21. Il faut que toi et ceux qui sont ici fass —es , iez , ent les mêmes serments.

22. Vous et vos semblables n'êtes, ne sont point faits pour être transplantés.

280 A.CCOED DU VEBBE. THBOBII.

Exceptions.

§ 268. Le verbe qui a plusieurs sujets de nombre singui lier s'accorde seulement avec le dernier ;

V Lorsqu'il existe entre eux une sorte de synonymie.

Dans tous les àges^ l'amoub du travail^ le godt é l'étude EST un bien. (Marmontel.)

Ici la pensée est une, et repousse toute pluralité.

2° Lorsque les différents sujets forment une gradation

Ce sacrifice f votbe intébét, votbe honneub, dibi vous le commande. (Domergue.)

L'accord, dans ce cas, a lieu avec le nom exprimé le der' nier, parce que toute l'attention semble se porter sur lui

3" Lorsque les sujets forment une énumération :

Le vers le mieux rempli , la plus noble pensée

Ne peut plaire à l'esprit quand l'oreille est blessée. (Boileau.)

4° Quand l'énumération est précédée ou se termine pai un terme qui résume tous les autres : ^

Tout le monde , noble, bourgeois , artisan , labo»^\ reur, y devient soldat. (Montesquieu.)

Un souffle , ane ombre , un rien , toitt lui donnait la lièvre.

(La Fontaine.

Les expressions qui suivent les énumérations, sont : àu^ cun, chacun^ nul^ personne., rien, tout., etc. 5° Lorsque les sujets sont unis par ou : Ou ton sang ou le mien lavera cette injure. (Yoltaire.)

C'est l'alternative qu'ici l'on a surtout en vue, et l'emploi' du singulier résulte rigoureusement de la pensée. '

§ 269. Il se présente cependant des cas où l'emploi da' pluriel est de rigueur, c'est lorsque la phrase énonce , non^ un sens alternatif, mais un sens collectif, et que l'esprit em-' brasse d'une seule vue les sujets réunis par ou :

Le temps ou là mobt sont nos remèdes. (J. J. Rous-i seau.) >

On ne pourrait ici, sans dénaturer le sens , employer le singulier; il y a pluralité dans l'idée, il doit y avoir plura-! lité dans la phrase.

§ 270. Si les sujets unis par la conjonction ou sont de, différentes personnes , le verbe se met toujours au pluriel '. et s'accorde avec la personne qui a la priorité : Le rcH, l'ÀDfl ou moi nous hourkoki. cLa Fontaine.)

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