Le ciel ébIouis9aDt, ce dôme lumineux
Laisse — échapper vers moi, du centre de ses feux, Un rajon précurseur de la gloire suprême. (Colardeau.)
4. L'égoïsme espagnol est froid; la fierté, la hauteur, l'arrogance Iranquille en est^ sont le caractère.
5. Le Doir venin, le fiel de leurs écrits N'excite — en moi que le plus froid mépris. (Colardeau.)
6. Le moindre choc, un souffle est, sont capable, s de vous renverser et de vous abattre.
7. Nous sommes si peu faits pour être heureux ici-bas, qu'fl faut nécessairement que l'âme ou le corps 5ot<X/V-e— quand ils ne souffre — pas tous deux.
8. Ou ne suit pas toujours ses aïeux ni son père : Le peu de soin, le temps, tout /flt^,yb«f qu'on dégénère. (La Fontaine.)
9. Le roi, la reine, la cour, le peuple, XovXest, sont abattues, tout est, sont désespéré, s.
, 10. Il ne faut aux princes ni efforts , ni étude pour se concilier les cœurs; une parole, un sourire gracieux, un seul regard suj^ — t.
11. En quelque endroit que la corruption ou le hasard écarte — les débris du corps, aucune parcelle ne cesse jamais d'existé.
12. Au moment de votre mort, votre raison, votre élévation , la force de votre esprit , votre prétendue philosophie , tout vous abandonne , ra , ront.
î3. Une froideur ou une incivilité qui vien — ^ de ceux qui sont au-dessus de nous, nous Ies/ai^,/ow^ haïr, mais un salut, ou ma sourire nous les réconcilie — .
14. La vanité est si acérée dans le cœur de l'homme , qu'un goujat, un marmiton , un crocheteur se vante — et veu — t avoir ses , leurs admirateurs.
15. Le mépris ou l'indifférence qui succède — à l'admiration est, wnt presque toujours h\en fondé — .
16. L'ignorance ou l'erreur ;3eM — t quelquefois servir d'excuse aux méchants.
17. Avec quelque supériorité de force qu'on s'engage dans un combat , le moindre mécompte, une terreur panique , un rien vous arrache — la victoire qui était dans vos mains, et la transporte-^ chez vos ennemis.
18. Vous serez bien aise, madame, d'apprendre que mon séjour me charme de plus en plus ; vous ou moi, change — rons, rez, ront beaucoup , ou je n'eu sortirai jamais .
19. — 11 faut que cet homme ou moi abandonn — ions, ent la ville.
20. Si vous ou l'abbé Didier a, avez le temps, ayez la bonté de m'éclairer sur quelques doutes.
282 ACCOBD DU VEBBE. — THEOBIE.
§ 271. Le verbe qui a deux sujets du nombre singulier unis par comme, ainsi que, aussi bien guet de même que^ etc., se met selon le sens au singulier ou au pluriel.
Il se met au singulier quand on veut exprimer seulement une comparaison :
La vÉBiTÉ , COMME LA LUMiÈBE, EST inaltérable^ immortelle. (Bernardin de St.-Pierre.)
§ 272. Mais il se met au pluriel, lorsque l'esprit embrasse les deux sujets d'une seule vue et qu'il les ajoute l'un à l'autre plutôt qu'il ne les compare :
Dans l'Egypte, dans l'Asie et dans la Grèce, Bacchus AINSI qu'Hebcule ÉTAIENT reconnus comms demi-dieux.
(Voltaire.)
§ 273. Lorsque deux sujets sont unis par les expressions autant que, moins que, plus que, non, et non pa^, non moins que, non plus que, non-seulement, plutôt que, mais , etc. , le verbe s'accorde avec celui des deux qui exprime l'idée dominante ; l'autre n'est qu'un terme secondaire, sujet d'une proposition elliptique :
Je veax que la vertu, plus que l'esprit, y brille. La mère en prescrira la lecture à sa fille.
§ 274. Après l'un et l'autbe, ni l'un ni l'autbe, le verbe se met généralement au pluriel :
L'ON ET l'autre , à mon sens , ont le cerveau troublé. (Boileaa.)
Ni l'un ni l'autbe n'ont eu la moindre part au grand changement qui va se faire. (Voltaire.)
Autrefois on employait indifféremment le singulier ou le pluriel après ces expressions pronominales; et l'Académie dit encore : l'un et l'autre viendra et Fun et l'autre viendront ; ni l'un ni l'autre ne viendra et ni l'un ni 'l'autre ne viendront; le singulier, en ce cas, est un pur latinisme; l'emploi du pluriel nous semble exigé en français, non moins par le sens que par la forme distributive du sujet.
§ 275. Mais après ni l'un ni l'autre et après deux noms liés par ni, on met le verbe au singulier, s'il exprime une action qui ne peut être faite que par un des sujets :
Ni M. le duc ni m. le cabdinal ne seba nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg. (Fabre.)
Ce ne sera ni votbe pèbe ni le mien qui seba nommé à la place vacante à V Académie française.
Comme il n'y a qu'un ambassadeur, qu'un académicien a nommer, la grammaire, d'accord avec la raison, exige en ce cas le singulier.
I ACCOBD DU VEBBE. — APPLICATION. 283
I $271 , 272, 273. — 1. Le jaguar ainsi que le cangnar habite — j dans les contrées les plus chaudes de l'Amérique méridionale.
2 . Aristophane, aussi bien qae Ménandre , j Charmai— t les Grecs assemblés pour le, les entendre. (J. B. Rousseau.)
I 3. L'ambition , comme la colère , conseille — toujours mal.
4. La philosophie , comme la religion, nous enseigne — qu'on ne peut être heureux que par la vertu.
5. Un monarque, comme le soleil, por^e— partout la chaleur et la vie.
6. L'empire sur tous les animaux, comme tous les autres empires, n'o, ont été fondé, s qu'après la société,